‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 118 sur 285 · MAU · texte numérisé non relu

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marbres, dont la contexture, tout à fait dilîérento de celle du plus ^'rand nombre, oH'rt» des parti«'ularites qui les font langer dans des caté;;ories spéciales, revoivent ù cause de cela des a|)pellati«>ns sinj^'ulières, qu'il est besoin de motivi-r : Ceux, par exemple, qui sont formés do frai^Muents anj^uleux différemment c«)lorés, réunis j)ar une j)Ato plus ou moins distincte, et dont les veines sont coupées ti-ansversalement j)ar la surface de la roche, s'Uit désif^nés sous le nom do brèche ou de brocatelle; «l'autres, composés «le fi*aj;ments de co«iuilles n«)nd)reux et très-ap|)arenls, dont la coU|n* se dessine «u'ilinau'cment en blanc SIM" un fond j^ris ou noir, sont appelés lumacheUes. — Dans le lanpajre des ouvriers et «les praticiens, il y a le marbre brut, niaibi-e tel «(u'il sort de la carrière; le marbre pif/ué, Celui «(ui n'est taille «pi'à la poiide ; le marbre dans sa passe. Celui qui est en tranches débitées parallèlement au lit «lu ban«' ; le marbre en contrepasse. Celui «jui e>t débile sur la hauteur du banc ; le marbre ébauché, C«'lui «jui est travaillé à «louble pointe, |»our la sculpture, ou a[q)i-oché avec; le ciseau, |)our l'arj'hiteclurc; le marbre dégrossi. Celui «pii est éfpiarri, suivant la disp«)sition «l'une li^^'ure, avec la scio et la pointe ; lo marbre fini. Celui qui est terminé avec le petit ciseau et la râpe; b» marbre cameloté. Celui «jui, étant «l'une seule couleur, ne laisse pas de paraître tabisé, après avoir reçu le poli ; le marbre fier. Celui qui est sujet à éclater; le marbre pouf, ('elui qui ne retiiMit pas ses arêtes ; le mcu'bre filardi'ux. Celui i|ui a des lils nombreux pouvant le désa^néj5'er ou le faire casser; le marbre terrasseux. Celui «pii a des endroits tendres c\ «pi'il faut rem|)lir avec «lu mastic. — Marbre artificiel, < ".omposition de f:ypso en f«u'me de stuc, ou l'on mêle des couleurs qui la font ressembler au marbre naturel. — Marbre poli, Celui (jui a subi l'opéiation «lu polissa^^'C à l'aide de poudres dui-es, telles que le grès, le sablo ar;;ileux, la pierre ponce, l'émeri, le colcotar, la limaille tic plomb mélanj,'ée de noir (le fumée. =: Dans la Peinture en bâtiment. Marbre feint, Heprcscntation «les flivei'ses c«)uleurs, des veines, taches et accidents du marbre; Marbre jeté, C<lui qui imite les porphyres; Marbre chi'jucté, (^clui «pii imite les granits.

Marbré, ée. part. p. cl adj. Qui csl

marque ou p«'int de la<*hcs et veines imitant celles «lu marbre. Des plinthes marbrées. Du papier marbré.

Marbrer, r. a. Imiter par la i

la ili>jK)>ition des veines et les i:

MAR

coiiloiirs (lu inarhro. MavbreT lo cliambraiilc d'iiiKi clKMniiKMi.

Marbrerie, s. f. Méfier df scier et do ])()lir le iiiarhro. — AIrlinr do marltrici'. — lùiiploi du iiiarhruà dos iisaj^^cs communs, lois ([uc ohami)ranlos do ohominôo, l'oyors, socles do devantures, etc., connus sous lo nom d'ouvra^Mis de m.'ir})i'ori(\ Dans les devis imj)()rlanls, la marbrerie forme toujours un chapitre spécial.

Marbrier, s. m. Ouvrier qui scie, dé- ])ilo, taille et polit lo mai'brc, ou qui fait les ouvrages communs de marbrerie, ([ui entreprend les tombeaux et sculple les marbres des monuments funéraires. — Dans la Peinture en bâtiment, Ouvrier qui imite les diverses espèces de marbre, les dllférentos espèces de bois- Marbrière, s. /". Carrière d'où l'on tire le marl)rc.

Marbrure, s. f. Peinture imitant le marbre sur le bois, le plâtre ou le papier.

Marchand, ande. s. m. eif. Celui, celle qui fait profession d'acheter ou de vendre. Marchand de chaux. Marchand do fer.

Marchand de bois. — Pris adjectivement, Marchand, ande, signifie qui est de bon débit, de bonne qualité, qui a les qualités requises pour être vendu. Dans les travaux de construction, on ne doit employer que de la chaux loyale et marchande.

Marchandage, s. m. Action d'un maître ouvrier qui entreprend un ouvrage à forfait, et qui le fait exécuter en tout ou en partie par d'autres ouvriers moyennant des prix débattus avec eux.

Marchandé, ée. part. p. et adj. Dont le prix a été débattu.

Marchander, v. a. Demander et débattre le prix d'une chose. — Dans le Langage des ouvriers. Prendre ou accepter d'un entrepreneur tout ou partie d'un travail, qu'on s'engage à exécuter en ses lieu et place à des conditions et moyennant un prix débattus et convenus avec lui.

Marche, s. f. Partie d'un escalier sur laquelle on pose le pied pour monter ou descendre. Marche de pierre, de bois, de marbre. — Marche d'angle, Celle qui dans un quartier tournant fait un angle de 45 degrés, ou qui est la plus longue. — Marches de demi-angle, Les deux marches les plus proches de la marche d'angle.

c'est-à-dire celle d'avant et celle d'après. — Marche gironnée. Nom donné à toute marche qui est dans un quartier tournant

MAR

ot qui par conséquent est plus étroite vers

lo jour d(r l'oscah'cr que vers le mur. — Marche chanfrelnée, (Icllo dont le devant est taillé on chanfrein, pour en aujrmentor lo giron. - Marche courbe, Celle qui est foiiuco d'une portion de cercle ren- Ininle ou saillante. — Marche droite ou carrée, (>ollo qui est renfermée entre deux lignes firoites ou parallèles. — Marche double, dan^ un escalier à vis, Palier triangulaire n'ayant d'espace que la valeur de deux marcluîs de cet escalier. — Marche délardéc, (^olle dont le dessous est taillé en chanfrein, pour recevoir le lattis et l'enduit do la coquille. — Marche dansante. Celle qui est i)lus large d'un bout que de l'autre, dans les parties tournantes d'un escalier. — Marche moulée, (-lelle dont le giron est bordé par-devant d'une moulure saillante qui forme le profil de sa hauteur.

Marché, s. m. Lieu public, couvert ou

non, où l'on expose en vente toute sorte de

marchandises et de denrées. — Dans les

Transactions commerciales, le moi Marché

s'entend de Toute convention écrite ou

I verbale, de tout traité d'achat, de vente

I ou d'échange de marchandises quelcon-

I ques. — Quand il s'agit de travaux, on

I distingue le marché à devis ou à forfait,

I dans lequel la nature des travaux, leurs

j dimensions, leur durée, leurs prix au

! poids ou au mètre, la quantité et la qua-

i lité des matériaux à employer, le mode et

, les époques de payements sont stipulés et

I fixés à l'avance.

! Marche-Palier, s.f. Dans un escalier, la dernière marche d'un étage en montant, ou la première marche en descendant, qui forme le bord d'un palier.

Marchepied, s. m. Marche pour poser les pieds; Assemblage de degrés plus ou moins nombreux pour monter à une estrade. — Escabeau à deux ou trois degrés pour atteindre aux rayons d'une bibliothèque, aux casiers d'un bureau, etc. — Espèces de degrés de fer se repliant ordinairement l'un sur l'autre et qui servent à monter dans une voiture.

Margelle, s. f. Pierre percée ou assise de pierre formant le rebord d'un puits. On voit des margelles qui sont sculptées parfois avec beaucoup d'art et de fmesse.

Marie-Salope, s. f. Sorte de bateau disposé pour recevoir et transporter en lieu convenable les vases, sables, graviers et immondices provenant du dragage ou du curage des ports et des cours d'eau navigables.

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MAR

Marmouset, s*, m. IVlitc^ fijjuro f?rotcs(jiR!. — l'i'lit l'Iienet ik' I'ouIl' eu Ibriiie «le prisme triuii^'ulaiic, dont une exlrémilo ost ornée dune lij^'ure (juclconquo.

Marotte, .s'. f. Kspùce de .sceptre surnioiil»' d'iuiL' trte ^'roles((ue, coillee d'un eapui'liou bi|,'ari'ù de dilVerentes couleurs et garni de grelots, rjue l'on donne pour atlril)ul à Moums et à la Folie.

Marouffle. s. f. ('oUe très-forte et trèslenate, dont les peintres se sei'vent pour luarout'ller.

Marouffle, ée. Part. p. et adj. Qui esl enduit de uiarouflle. Toile marouffléc.

Marouffler. r. a. ('oller la toile d'un laldeaii avci- de la luai'oufne, soit sur une autre toile pour la ronl'oreer, s(Mt sur un panneau de bois ou sur une muraille, alin de Ty fixer. — Coller, derrière un panneau de laudu'is, de la toile ou un eorps résistant (iueleon(pie, pour eiuj)è(dier les planches du panneau de se disjoindre.

Marque, s. f. Signe (pielconquo sei-vant j\ faiic distinguer, à faire reeonnaitre une chose. — Mannie de fabrique, C.hiirre, ligure, eiu|Meinle dont un niarcliand, ouvrier ou fabricant a fait choix pour «lislinguer ses marchandises, ses ouvrages ou ses produits et faire qu'ils ne soient pas confondus avec d'autres. La contrefaçon de la mar'iue d'un fnl)ricant est punie de la conliscation des objets revêtus d'une fausse manjue et d'une amende variant de ÔO fr. à 3,000 fr.

Marqueté, ée. part. p. et adj. Mar- ((ué, semé de taches. Des marbivs marqnetés. — Orné d'ouvrages de marqueterie. l)es |)lafonds, des \\\\\\\n'\)s marquetés.

Marqueter, r. a. Marquer, semé de taches. — Décorer, orner en marqueterie.

Marqueterie, s. f. Ouvrage de menuiserie compose de feuilles de bois do couleurs difVérenles, plaquées sur un assend)lage et représentant des compartiments, des fruits, des lleurs, des ornements et ligures de toute sorte. — L'écaille, l'ivoire, l'or, l'argent, le cuivre, ent^ent aussi quelquefois dans les ouvrages de marijueterie. — Il y a également des marqueteries de marbre, composées de marbres de diverses couleurs appliqués en lames minces sur une dalle de pierre ou incrustés dans d'autres marbres. — Dans bien des cas, la marqueterie se confond avec la mosaïque.

Marqueteur, s. m. Celui qui fait des ouvrages de mosaïque.

Marquise, s. /'. Kspèce de tente ou danvcnl orné, ordinairement en coutil rayé, et (piehiuefois en zinc ou en bois peint, disposé au-dessus d'une porte pour gaiantii- du soleil ou de la pluie.

Marron, s. m. Hougo brun, couleur iindant celle des fruits du marronnier. — Boiseries peintes en marron. — .\djectitivement, Couleur marron.

Marteau, s. m. Instrument en fer, vari;inl dr forme et plus ou moins pesant, qui sert à battre, à forger les métaux, ù lailler la pierre, à dresser, cogner, frapper, etc., et que l'on manie à l'aide d'un man- (du' dont l'un des bouts est lixé fortement dans un œil ou trou (|ui tiaverse son milieu. La tète ou partie du marteau avec la(|uelle on frappe est ronde ou rectangulaire et légèi'cMucnt bombée; la i)artio

I opposée, fpi'on n\)\n'\\c panne, et qui ordi-

I nairement est amincie, (pichpiefois se bifur({ue ou so termii^e en pointe. Il y a

I des jjjarteaux de bien des sortes: mar-

\ teau brcfté \umv les tailleurs de pieire ; marteau à panne droite, à panne de travers, à main, à frapper devant, à iHtc

I ronde et à tète plate, \to\\v les forgerons et sciruriers ; marteau d'établi pour les menuisiers; marteau à ardoise pour les couvreurs; marteau d'assiette |u)ur les paveurs; marteau à sertir , à emboutir;

I 7narteau de cordonnier, de plombier, de vitiier, de forestier, etc. — Marteau de porte, Kspèce danneau ou de battant de

i fer (jui esl attaché au milieu dune porte, à l'extérieur, et avec lequel on fi-appc pour se faire ouvrir.

Martelage, s. m. Marque que les

agents l'on-stiers et les marchands de bois font avec leur marteau aux arbres qui doivent être coupés dans les ventes.

Martelé, ée. part. p. et adj. Travaillé

' au in.irtcMii,

Marteler, r. a. Battre à coup« de I marteau. — Dans le Langage forestier, j Marquer avec un marteau des arbres ù I abattre. — p]n Serrurerie, Faire avec un ! ciseau ou avec la panne d'un marteau des ; entailles ou sillons sur la face du fer.

Martelet. v. m. Petit marteau dont (pu lijues ouvriers se servent pour «les ouviages délicats. — Martelet de Cou- \ rreur. Petit marteau à léte carrée et panne de travers, qui sert, suivant le besoin, à latter ou à écorner et tailler la tuile.

Marteleur. s. m. Celui qui dans une forge est charge de faire travailler le I marteau. — Celui qui travaille au marj teau certaiDes pièces de détail.

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