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Mater, v. a. Kuii(li"(! mat. Mat/^r du vcirr, (le l'or, do ViWf^c.id. — I)jiris l.i IN'inlni(M'u hAtimciil, I*ass(3r avnc. le; niiicuaii une couclio (1(5 colh! rn(}l('îo (\v, KalVan ou do vormoil sur Ich parli(;s d'or (jui n'ont pas ('U\ l)runics. — On dit aussi Mali/' ol (wialir.
Matériaux, s. 'ni. pi. S(; dit Dos difTe';l'cnlos niali("M-(;s (|ui ('nti(;nt d.'nis la consii'U(;lion d'un Jjàlinicnt : pieri'u, Jjrifjuu, bois, chaux, plûtrc, tuile, ardoise, clc. C'est du bon ohoix ot du l)on rini)loi des matériaux (pie d(3pendent la solidité et la dui'éc des édilices.
Matériel, s. m, Enseml)Ie dos machines, uslonsilcs, enyins, inslruinonts, outils ot moyens d'exécution do toute sorte nécessaires à un entrepreneur, à un fabricant, à un industriel, etc., pour ses travaux et son exploitation.
Mateur. s. m. Ouvrier qui, par un procédé particulier, dépolit les métaux, leur ôte le brillant et l'éclat.
Mathématique, adj. Qui a rapport à la science des nombres, des figures et des mouvements. Exactitude mathématique., précision mathématique, Exactitude, précision fondée sur des calculs, sur des raisonnements d'une justesse rigoureuse, irrécusable.
Mathématiques, s. f.pl. Science qui a pour objet les nombres, les figures et les mouvements, ou, autrement. Science de la grandeur et de ses propriétés, en tant qu'elle est calculable et mesurable. — Les Mathématiques sont dites pures, quand elles considèrent la grandeur d'une matière abstraite ; elles sont dites appliquées, quand elles la considèrent dans ses applications. — Les Mathématiques pures comprennent l'arithmétique, la géométrie, l'algèbre, l'application de l'algèbre à la géométrie à deux et à trois dimensions, les trigonométries rectiligne et sphérique, la doctrine des séries et les calculs différentiel, intégral et des variations. — Les Mathématiques appliquées embrassent la mécanique et ses diverses branches (statique, hydrostatique, dynamique, hydrodynamique), l'hydraulique, l'optique, l'astronomie et la gnomonique, la géo(iésie, l'arpentage, la géographie, la physique, la navigation, et enfin toutes les branches des connaissances humaines où il est nécessaire d'appliquer la science des nombres abstraits et des grandeurs à des corps particuliers. — Beaucoup d'architectes n'ont pas une connaissance suffisante des mathématiques appliquées, beaucoup ignorent ou ne possè(ient qu'incom-
ph'dornont lis lois <\r la statique, celles de la dynariiifpio (;t Ac. l'acoustifjue, trois des parlioH les plus CHKCnticlloH do leur art, ot c'est ce qui fait que nous avons tant d'édifices d'une solidité douteuse ou (jui ne lépondent pas ù leur destination.
Matière, s. f. Tout ce dont une chose est liiih;, t(jut ('(; (jui entre dans la confection, dans la fabrication d'un ouvrage.
Matir. v. a. Dépolir, rendre mat.
Matoir. s. m. .Marteau qui sei-t à river les (dons ou boulons chaull'és a une haute températnre. — Espèce de ciseau non tranchant servant à comprimer le plomb qui soude deux tuyaux.
Matrice, s. f. Dans les Arts, On donne en général le nom de Matrices, Aux moules soit en creux, soit en relief, qui, après avoir reçu l'ompreinte d'un poin(;on doivent la reproduire sur les objets soumis à leur action ; ce qui se fait à l'aide du marteau ou du balancier, ou par la fonte et le refroidissement.
Matte. s. f. En Métallurgie, Substance métallique qui n'a subi qu'une première fonte, et qui n'est pas encore dans un état suffisant de pureté.
Mausolée, s. f. Tombeau magnifique, composé d'architecture et de sculpture, élevé à la mémoire de quelque personnage illustre, et qui est ainsi appelé de Mausole, roi de Carie, à qui son épouse Artémise fit élever un tombeau que les anciens considéraient comme une des sept merveilles du monde. Le mausolée du cardinal de Richelieu, dû au ciseau de Girardon, et qui orne encore l'église de la Sorbonne, est l'un des chefs-d'œuvre de la sculpture moderne. — Mausolée se dit quelquefois pour Catafalque.
Maximum, s. m. Le plus haut 'degré auquel une quantité, un chiffre variable puisse atteindre. Je ne puis disposer que de 80,000 fr., au plus, pour cette construction; c'est un maximum que je ne dois pas dépasser, faites-moi un devis en conséquence.
Mazéage. s. r/i. Première opération usitée, d'après la méthode anglaise, pour affiner à la "houille la fonte de fer, et qui a pour but d'enlever à la fonte le silicium qu'elle contient, et de la décarburer.
Mazeau. s. m. Plaque de fonte décarburée provenant du mazéage.
Mazer. v. a. Faire subir à la fonte l'opération du mazéage.
Mazerie. s, f. Lieu où l'on maze la
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fonte. — Feu de forge destiné au premier affinage do la fonte.
Méandre, s. m. OrncnuMit fort usité dans 1 iircliiti'cluiv cl dans los ails, el qui consiste en iJes entrelacements, en des lignes sinueuses revenant plusieurs fois sm- elles-mêmes et souvent très-compli- (luées.
Mécanicien, s. m. Celui ([ui possède la siicnct' de la mécanifjue cl, plus pai-ticulièrement, (ielui (jui invente, construit et dirige des machines, ingénieur mécanicien. OnwïQv inécaniclen. (lonstiuctcur mécanicien.
Mécanique, s. /. .Science cpii a pour olijcl d'ctuilicr les lois i\\is forces motrices, les lois de ré({uilil»re et du mouvement, et d'en faire dans la pratique toutes les applications nécessaires aux usages et aux besoins de la société ; c'est une des branches les plus imi>ortjmles des mathématiques appli<iuées. — Kn ce qui touche la Construction, Ces i)arties de la Mécanique h^ plus innnédialement utiles, celles auxquelles les an'iiilectcs et les ingénieurs doivent surtout sallacher, sont la Statique et la Dyiiaviique. — Mécayiique, se dit ([uelquefois pour Machine.
Mécanique, adj. Qui a rapport à la mecani(iuc, <|ui est conforme aux lois de la méeanicjue ou (jui en résulte. On arrive par l'emploi des moyens 7nécuniques à soulever les plus lourds fardeaux. — Par extension, s'applique aux opérations de l'industrie, aux tiavaux dont l'exécution ! réclame des efforts corporels, une habitude quasi machmale de certains mouvements du bras et do la main, bien plus que les calculs ou les conceptions de I intelligence. Ainsi, dans ce sens, on dit les Arts mécaniques, par opposilion aux .\rts libéraux, dans lesquels au contraire l'intelligence doit avoir la plus grande part. État mécanique, I^ofession de celui qui exerce un art mécanique. — Kn (léométrie, Cùurbes mécaniques. Courbes transcendantes qui ne peuvent pas être exprimées par des équations algébriques.
Mécanisme, s. m. Structure d'un corps suivant les lois de la mécanique ; Knsemblc de pièces, de machines, de movens de mouvement, naturels ou aiiiticiels, à l'aide desquels il fonctionne. Ce mécanisme d'un moulin, d'une machine à vapeur, d'une grue, d'un cric, d'une pompe.
Mèche, s. f. Cn nomme ainsi, dans les .Vrts mécaniques, Cn instrument propre à percer des trous dans les corps
durs (bois, pierre ou métaux), et qui, C(jmposé d'une tige en acier bien tieinpee, aplatie par un bout qu'on enmianche ù demeure ou à volonté dans ie fût do certains outils, se termine à l'autre bout en spirale, cn cuiller ou vu trident, et fonctiiuinc à l'aide d'un mouvcmcid de rotation qu'on lui imnrime. Ca mèche d'un vilebrequin. Ca miche d'un foret, d'un tire-bouchon, d'uiu^ vrille.
Médaille, s. f. Pièce de métal fabri- (piée soit en l'honneur d'une personne célèbre dont elle représente le visage, soit en souvenir d'un événement extraordinaire, d'une action mémorable ou d'une gi-ande enti-eprise. — Ces monuments do ce genre (jui nous ont été laissés jtar les (ii'ccs, les Homains et auti'cs jieuples de rantirjuilé sont désignés sous le nom de Médailles antiques, et, par extension, bien qu'inq)roprement j)eut-ôtre, cette dénominalion a été étendue à leurs monnaies, sans doute parce que les savants y trouvent un sujet d'étude et <{u'elles leur servent à éclaircir ou à fixer des date» et des points historiques. On rencontre de temps en temps de ces médailles dans les fouilles ou dans les démolitions des vieux édifices ; les architectes et les entrepreneurs doivent veiller à ce qu'elles ne soient point détruites ou dispersées. Kn pareil cas, le mieux est d'obtenir des inventeurs, même à prix d'argent, s'il le faut, f{u'elles soient déposées dans un musée ou une bibliothè(jue publicjue. — Assez souvent des médailles spéciales, des pièces de monnaie nouvellement frappées et même des inscriptions commémoratives sont enfouies dans les fondations des palais et des grands édifices religieux ou rTutililé pul)li(iue, lorsqu'on en pose la première pierre ; elles ont pour objet do transmettre à la postérité les noms des fondateurs, de l'architecte et des principaux édilicaleurs du monument, en même temps qu'elles servent à fixer la date de la construction, les causes ou les besoins qui l'ont motivée. — Médaille, so dit encore De certains prix accordés aux poètes, aux écrivains, aux riilisles, aux agriculteurs, aux manufacturiers, ({ui ont obtenu les premiers rangs dans les concours ouverts par les .Xeadémies ou par le (touvernement , dans les expositions agricoles et in<lustrielles. 11 y a aussi les médailles d'honneur accordées pour actes de courage, de dévouement, de sauvetage. — Kn Architecture. On appelle du nom de Médaille, Vi\ b • r de forme
ronde, sur le<|uel est r. lée la lêto
de quelque personnage illustre ou quelque action mémorable.
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Médaillier. s. m. Mnublo compOHé do plusieurs lal)l(Hl(^H à liroii's, dans Ioh- (juellcs s(; Irouvciil |uiili(jU(M;s (k; j)(;til(;s enroiirui'Cis do formo rondo ot do dillol'onlcs {^Tandoui's, propros à ro(;ovoir des modaillos.
Médaillon, s.' m. Nom donnô à des inôdaillos d'une {^'randiMir extraordinaire. — Kn Areliileclurc!, IJas-relicf do tornio l'onde ou ovale, représentant une lète ou un sujet, à l'instar d'une tète ou d'un revers de médaille.
Médiane. <s'. /'. ()\\\ est nu milieu. Lij,Mio (jui va du sommet d'un Irian'^Hc au milieu du côté opposé.
Médionner. v. a. En Maçonnerie, Prendre un terme moyen, évaluer par compensation, comme, par exemple, lorsque dans les métrés d'enduits et de crépis on compte 6, 7, 8 et même 40 mètres, pour 2, 8 ou 4 mètres de légers ouvrages; ou bien, lorsque, dans les renformis sur de vieux murs, plusieurs métrés sont comptés pour deux mètres de murs d'une certaine épaisseur.
Méduse, s. f. L'une des Gorgones, dont le regard et la tète avaient la vertu de changer en pierre tous ceux qui la regardaient.
Mégalographie. s. f. Art de dessiner, de peindre en grand; Art de traiter par la peinture les sujets grands ou élevés.
Megascope. s. m. Instrument d'optique destiné à donner des copies réduites ou amplifiées d'une gravure, d'un tableau, d'un bas-relief ayant peu d'étendue ; c'est une espèce de chambre obscure, éclairée par une lampe.
Mélange, s. m. Ce qui résulte de plusieurs choses mêlées ensemble. — Se dit, en Peinture, Des couleurs qui proviennent de plusieurs autres broyées et noyées ensemble, ou De teintes formées d'une couleur avec laquelle on mêle plus ou moins de blanc pour la rendre plus claire, ou plus ou moins de brun ou de noir pour la rendre plus sombre.
Mélanger, v. a. Unir des couleurs pour en former des teintes.
Mélèze, s. m. Nom vulgaire du larix européen, qui fournit la térébenthine dite de Venise. C'est un arbre presque aussi élevé que le sapin, dont il a la forme pyramidale, mais il l'emporte pour la qualité et la durée, attendu qu'il résiste plus longtemps à l'action de l'air et de l'humidité. On en fait des gouttières, des conduits d'eaux souterraines et de très-bonnes
Mf.N
I cliurpentcH. Lgh pcintrcg s'en flervent aussi jiour faire i(;s cadre» de leurw labl(!aux.
! Mélienne. .v. /'. Sorte do terro qui a Ie8
j vertus (h; l'alun, et qui sert aux pJMnlres
I pour maintenir longtemps Icuis couleurs,
I Hoistc écrit Méliène.
Membre, s. m. (Chacune «les parties, grandes ou petites, ({ui entrent dans la composition d'un ouvrage d'archilecture et qui vari(Mit suivant le système d'après lequel l'édifice est construit. La fi'ise est un membre de l'entablement. Le Larmier est le princi})al meynbre de la corniche. — On appelle Membre cjmronné^ l'ne moulure surmontée d'un filet : In evmaise d'une corniche, par exemple, ou le tailloir d'un chapiteau ionique antique. — l'n Membre creux est Une moulure con^^ave, comme la scotie, le cavet.
Membrette. ?. /". Partie du pied-droit d'une arcade ornée de pilastres, qui reste nue à droite et à gauche du pilastre. — Voir Alette.
Membrière. s. f. Pièce de bois entrant
dans une membrure.
S. m. Baguette d'environ 9
Membron
à 10 lignes de diamètre, qui d'ordinaire sert d'ourlet à la bavette d'un bourseau ou qui termine le bas des ennusures d'un comble.
Membrure, s. f. Dans la Menuiserie et la Charpenterie, On nomme ainsi Les pièces de bois d'une certaine épaisseui', servant à former les bâtis ou encadrements des portes cochères et ouvrages de même nature qui demandent de la force. C'est dans la membrure que s'enchâssent les panneaux et que s'ajustent les traverses et les pièces accessoires.
Mémoire, s. m. En Comptabilité, Détail, article par article, de ce qui est dû à un marchand, à un fournisseur, à un artisan, à un entrepreneur, pour ses fournitures ou ses travaux. Les mémoires des travaux et fournitures exécutés pour le compte de l'État, des communes et des établissements publics, doivent toujours être sur papier timbré quand leur total s'élève au-dessus de 10 fr.
Ménagé, ée. part.p. et adj. Arrangé, disposé, distribué avec adresse, avec habileté, avec art. Un jour bien ménagé.
Des lumières et des ombres bien ména^ gées. Des couleurs, des teintes bien ménagées.
Ménager, v. a. Arranger, disposer, distribuer avec adresse, avec habileté,
MÉN
avec art. Tous les architectes no savent pas éf^^alcnient ménager les jours, les escaliers, les issues, dans les édilices (|u'ils construisent.
Meneau, s. m. Nom «lonné Aux nionlanls et conipartiments «le pierre, de bois ou de fer qui divisent la surfaeo «l'une fenùtre en plusieurs pailies vides, (jue l'on remplit soit au moyen de simples vitres, soit au moyen do vitrajjes dormants, soit au moyen de cliAssis ouvrants (''j^'-nlement pourvus do vitres ou d'un vitrag'O. — Faux meneau. Celui (jui n'est pas assemblé avec le dornunit d'une croisée, mais avec les chAssis, et qui s'ouvre avec eux.
Méniane. s. f. Petite teirassc ou balcon rn iivanl-eorps, ordinairement fermé de jalousies, p»)ur voir au dehors sans être vu. N'est ;j:uère usité qu'en Italie. — Colonne méniane^ (Colonne surmontée d'une espèce de balcon ou servant de support à un balcon.
Mensole. s. f. Synonyme de Clef de Voûte. \ oyez Clef.
Mentonnet. ^. ;//. Kn Serrurerie, Pièce iV' Ici- (jni reçoit le bout du kxjuet ou du locpieteau pour tenir une poile l'ermée. — Kn C.harpenterie, Kspéce de tenon qu'on pratique sur la tète des pilots pour arrêter les madriers ou plates-formes que l'on y pose et tpi'on lixe dessus avec des chcvillettes. — Kn .Mécanique, Pièce saillante llxée à une roue ou à un arbre tournant, qui vient faire sou arrêt sur une autre jjiéce lorsqu'elle la rencontre dans son mouvement. — Partie d'une tarière recourbée à angle droit, servant à maintenir les matières qu'on retire d'un trou de sondajfO, et à les empêcher de tomber.
Menuiser. t. a. Travailler en menuiserie ^couper, tailler, polir, assembler de menus bois).
Menuiserie, s. f. .\rl de travailler, de tailler, de polir, assembler et poser les ouvrages de menus bois, tels que portes, croisées, placards, lambris, parquets, casiers, meubles, etc., en usage dans les constructions et bâtiments de toute sorte, et dont le nombre et la forme varient à rinliiii.
Menuisier, s. m. Artisan qui fait les ouvrages de menuiserie. Il se rencontre assez souvent parmi les menuisiers de véritables artistes, qui à l'habileté pratique savent jomdro le goût et le sentiment du beau.
Méplat, s. m. En Peinture et en Sculp-