MOR
Mordache. s. /". Sorlo do tenailles eom|ioseeî5 de deux morcoaux de bois élasli(iues, qui 8'adaj)l«iit entre les mâchoires d'un etau, poui- nicnaf^'cr l«'s ouvrnj^es délicats ijue le fer pourrait enduinmager. — Instrument de fer servant à saisir faoilement de {j^rosses hûrhes et à les ari'an^'er dans une cheminée.
Mordant, s. vi. Agent chimique à l'aide duquel on attaque, on décape ou corrode les surfaces métalli<jues, — Vernis qui sert à fixer l'or en leuille sur le cuivre, le l)i'onze ou auti-es nu'Maux et substances (ju'on veut dorer. = KnC.iuirpentei-ie, Manière de couper le bout d'une pièce de bois, pour l'assembler avec une autre, en faisant un tenon à mi-bois et coupant l'épaulement en onglet.
Mordoré, ée. udjS)y\\ est d'une couleur brune, nièlee de i-ougo, avec des retlets l)rillants de bronze ou vert doré, comme les ailes de certains scarabées.
Mordoré, s. m. et Mordorure. v. /.
('oulfui' mordorée.
Mordre, v. n. Se dit, figurément, de I /action exercée par certains a;;ents qui rongent, creusent, corrodent les métaux, ou par certains instruments (jui les percent, les cou|)ent, les entament. I /eauforte mord sur le cuivre. Une pointe à gravei-, un bui'in mal conduit mord trop quehiuefois sur la planidjc ou la pierre qu'on veut graver, l'ne scie usée no mord plus, l.a lime ne mord pas dans l'acier bien trempé.
Mords, s. m. Nom donné à la partie do la tenaille (jui, en se refci-mant, saisit l'objet ([u'on veut seriner, tenir ou arracher. — Chacune des deux niAchoires de l'etau du serrurier, du forgeron, etc.
Moresque, adj. Qui a rapport aux u.sages, aux coutumes, au goût des Mores. Kdilice mnresgi'c. .\rchitecture // - r». Peinture 7non'S<jue. Genre, style //< ^.
=: Substantivement, Moresque, Se dit d'I'ne sorte de j)einture et de gravure à la manière des anciens .Mores d'Kspagne, qui est toute de caprice et consiste en représentation de rameaux et de feuillages sans ordre et sans assujettissement à 1 imitation de nature.
Morfil. ^. m. llarbe ou aspérités métalliques produites sur le fil d'un instrument tranchant par un premier repassage sur une meule ou sur des pierres trop vives, aspérités qu'il faut enlever pour pouvoir se servir de l'instrument et qui disparaissent généralement sous un second repas-
sage des deux faces sur des matières plus fines et plus onctueuses.
Mort, Morte, adj. ('e qui a cessé do
vivre. — Dans les .\rts, Tout ce (lui semble manquer de vie, d'animation, ue vivaj'ité, d'éclat, de reflet. C^ette figure, ce portrait n'a point de vie; son regard est mort. Il y a dans ce tableau «les couleurs mortes, c'est-à-dire sombres, tannci-s, eHacécfi, troj) «lépoui-vues de relief ou d'éclat. — Xature morte, Se «lit, en Peinture, Des animaux morts, des oi)jets inanimés, dont l'imitation exclusive forme un genre |)articulier. Ce peintre a un talent spécial pour rendre les natures mortes. I.es vases, les meubles, les instruments et ustensiles de toute sorte sont des natures' mortes.
Mortaisage. ^. m. Action de prati(iucr uiu' inoi-l;iisc.
Mortaise, s. /'. Kntaille ou cavité prati«pie(^ dans l'épaisseur d'une pièce «le bois ou de métal pour re«*evoir le ten«)n d'une autre pièce, «le manière à former un asscndilage. — Kn Serrurerie, Ouverture «jue l'on fait «lans une gAche pour rcj'cvoir un j)ène. Dans les pièces metallifjues, les mortaises se pratiquent au moyen d'une machine dite machine à mortaises, dont la puissam-c pei-met «le faii'c plus vile et plus règuliei-cment. Il existe aussi «les machines semblables pour le bois : Celle «le (iLiLUKT-PKunKAr, d'.Xuxerre, est une des j)lus ingénieuses.
Mortaiser. v. a. Faire une mortaise.
Mortaiseuse. s. f. Machine à faire des
morl;iis(\>^.
Morte-Saison, s. f. Tcnqo «m, dans «•crtaines professions, dans certaines industries, on a moins «le travail, moins de débit qu'à l'ordinaire. L'hiver est la morte-saison des couvreurs, des charpentiers et des maçons.
Mortier, s. m. Mélange en proportions variables de chaux et de sable, de «'baux et de ciment, ou «le chaux et d'argile, «létrempé «l'eau, (jui sert à lier, à soufler ensemble les pierres et les moellons d'une construction. Les m/)r tiers «Icstinés aux constructi«)ns sous l'eau se font avec de la chaux hydraulique. Dans les campagnes, certaines constructions sont quclfiuefois, par économie, maçonnées avec (lu 7nortier de ten- - aucune a«blition
de chaux. — Le / dans lequel lo
volume de la chaux est beaucoup plus grand que «'clui que laissent entre eux les vides du sable, est appelé mortier gras\