‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 163 sur 285 · PIF · texte numérisé non relu

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]mm 1«TS injiii'OH du tninpR ol no oonsorvo, comriK* lui, pondant des iiuilicrs d'iiiiiiMOH, loulu Im ncllcli' d(; kos formes; mais, daiiH la plu|>;nl, des cas, ou doit le dir(% celle f^raud(î dureté du f/rault est plutôt un inconvônienl (pi'un avantaj^o, vaxv (dio rend sa niiso on qmivi'O si dispendiouse cl si dil'ticilo, rpio en n'est g-uèro (lue ])()Ui' d(?s ouvj'a^''(îs K|)é('iaux. ou j)oui' des nioiiumenls (ju'il s'agit de transincîtti'C à la postéi'ité qu'on so permet d'en faire emploi. En réalité, Wfk pierres scintillantes ne rendent à l'art des consiruclions que des services restreints, et ;,^énéralemeid les pierres calcaires, dures ou tendres^ leur sont de l^eaucoup préférées (1).

Au nonil)re dos Calcaires durs, indépendamment des diverses espèces de marbres, on compte; tout d'abord : Le Ziais, le Cliquart, la Roche et le Banc- Franc des environs de Paris, le Saint- NOM des environs de Versailles, les magniliques/îi^rr^.sde l'Abbaye et de Belvoye (Jura), celles très-variées de l'Yonne et de la Nièvre, de Nemours et de Ghùteau- Landon, etc., etc ; — Les Calcaires tendres sont : La Lambourde, le Vergeté, le Saint-Leu, le Gonflans et le Carmin des environs de Paris ; les belles pierres blanches de Courson, de Charentenay et surtout du banc royal de Pâlotte, dans l'Yonne, etc., etc. — Or, les qualités distinclives des bonnes pierres à bâtir, dures ou tendres, étant la finesse et l'homogénéité du grain, la compacité de la texture, la facilité du travail, l'adhérence au mortier, la résistance à l'écrasement et à la rupture, et l'inaltérabilité sous l'influence des diverses actions atmosphériques, il n'est pas douteux que les pierres calcaires ne possèdent pour la plupart, à des degrés certainement variables, mais plus que suffisants, l'ensemble de ces qualités. Elles ont de plus l'avantage de se rencontrer partout, d'être plus faciles à tailler, de se prêter mieux que toutes les autres aux formes les plus délicates, et de prendre sous le ciseau ces arêtes vives et nettes qui contribuent si largement à la beauté des édifices.

Les pierres de fortes dimensions prennent le nom de Pierres de taille lorsqu'elles sont taillées, de Blocs lorsqu'elles ne le sont point, de Libages lorsqu'elles sont grossièrement dressées sur leurs lits. Les pierres de petites dimensions s'appellent Moellons piqués, quand elles sont mises en œuvre à la façon des pierres

(\) Le choix des pierres dépend beaucoup de la proximité des carrières et de la constitution géologique du sol ; d'où il suit que, dans de nombreuses localités, ce choix n'est pas toujours possible.

do taillo ; Moellons stnVlé.9, quand olles Hont grossièiumcnt é<juarrieîi ; Moellons bruts, (|uund oMok no «ont point liavaillé(îH,

Les pierres sont dÎHposjée» dun« le»

carriéros par bancH horizontaux et parallèles, composés ordinairtîcnenl do couolies a|)pai(Mites suf)ei'po8ées ; les faces liorizonlales do ces bancs sont appelées Lits de carrière ; on les dibtin;,'ue assez facilement en regardant avec attention la cassure verticale de la pierre, on peut les reconnaître encore à la partie tendre, app(dée Bousin, qui les recouvre. Or, il importe beaucoup, dans les constructions, de disposer les pierres de manière que la pression qu'elles supportent soit dirigée aussi normalement que possible aux faces parallèles aux lits de carrière ; ainsi, par exemple, dans un mur vertical, ces lits doivent être horizontaux, attendu que, si les pierres étaient posées en délit, les influences atmosphériques, jointes à la charge, les feraient déliter, et la solidité de la construction serait compromise.

Une Pierre est pleine, dit-on, Lorsqu'elle ne contient ni coquillages, ni cailloux, ni moyes, ni trous ; Oelles-là sont pleines aussi. Dont les lits sont aussi durs que l'intérieur du banc. — La Pierre franche est Celle qui est parfaite en son espèce ; son grain est fin, égal , on n'y rencontre jamais de coquilles ni d'empreintes d'aucune espèce. — Une Pierre moyée est (>elle qui contient des fils ou des trous remplis de matières terreuses. — Une Pierre graveleuse, qui s'égrène à l'humidité, est une pierre 'inoulinée ; dans les chantiers, on dit de certaines pierres tendres, qui ont ce défaut, qu'elles ont les arêtes pouf. — Les Pierres gélives sont Celles qui ne peuvent résister à la gelée, parce que leur grande porosité leur faisant absorber l'humidité, l'eau qu'elles renferment finit par passer à l'état de glace, et qu'alors elles se gonflent, éclatent et tombent en écailles.

On appelle Pierre de haut-appareil.

Celle dont le banc porte une grande hauteur ; et de bas-appareil, Celle dont le banc est d'une hauteur inférieure à â:J centimètres; — Pierre d.^ attentai. Celle qu'on laisse en saillie, aux angles dun mur, pour former liaison, dans la suite, avec quelque autre construction, ou qui est mise en bossage pour recevoir un ornement ou une inscription ; — Pierre d^échautillon, Celle dont les dimensions ont été données au carrier ; — Pierre d^encoignure. Celle qui a deux faces et forme un angle saillant; — Pierres de Bon Banc, Les belles pierres de Vaugi-

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