‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 172 sur 285 · O-^IS · texte numérisé non relu

O-^IS

En hauteur.

On. \\

— On appelle j^orte dérobée^ porte secrète. Les portes non apparentes pratiquées dans les appartements ou au bas de la maison, pour passer d'une chambre! à l'autre, entrer ou sortir de la maison sans être vu; porte de derrière, Lue porte ouverte sur les derrières d'un bâtiment ; porte brisée, (îelle dont une moitié se replie sur l'autre ; ;;or^^ battante, Un châssis couvert d'étoffe, qui retombe et se ferme de lui-même sur une porte d'appartement pour garantir des courants d'air; porte-croisée. Une fenêtre sans appui, ouvrant jusqu'au niveau du plancher et donnant accès sur un balcon, sur une terrasse ou dans un jardin ; porte vitrée, porte de glace, Une porte partagée à moitié par des croisillons dont les vides sont remplis par des morceaux de vitre ou de glace non étamée ; porte fausse, porte feinte, Un simulacre de porte en pierre, en menuiserie, en peinture, qui sert à faire symétrie avec une ou plusieurs portes véritables ; fausse porte. Une porte dissimulée par laquelle on peut se dérober; porte perdue, Celle à laquelle on a donné le même arasement et la même décoration qu'au lambris où elle est pratiquée; porte flamand.e, Une porte composée de deux jambages avec un couronnement, et fermée d'une grille de fer ou de bois. — Porte, se dit également De ce qui ferme certains meubles , certaines constructions. Les portes d'une armoire.

Laporte d'un placard, hsi porte d'un four.

— Porte d'écluse. Grande clôture de bois ou de fer qui retient l'eau dans les écluses. = Dans les Beaux-Arts, Dessus de porte, Peinture occupant l'espace compris entre

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lo haut d'une porte li'uppartcmcnt et le plaforul.

Porté, ée. partie. />. <'l ndj. Kiev»'", soutenu iiu-dossus du sol. lUisto porté par un iiicilostnl. S^tatuo jiortée par une l'olonno. f^alcon porté par dos onryalidos, par des consoler. Table portée sur trois pieds. = Poussé, eontinué jusrpi'à une eortnine liniile. Kn l'einture, f)mbre portée, Onihre (lu'uu 0017)8 projette sur une stii-race.

Porte à faux. .y. ut. Mot par lequel on desi^'ne, dans une construetion le nuiiupie d'aploiui) d'une partie qui est mal posée sui' ee qui doit la soutenir, ou qui ne poite pas direetiMueul sur s(» base, sur son point d'appui. Ce iiaieon est en porte à faux au-dessus de la porte. H y a plusieuro jiorte à faux dans cette construction.

Porte- Affiche, s. yn. (îrand cadre de

I, jis scelle a la porte d'une mnii-ie ou d'un officier niinistei-iel, et dans lequel sont apposées les affiches.

Porte-Allumes. ,v. m. Sorte de petite caisse eu lolu dans lacpielle les boulunj<ers placent «les inor(!eaux de bois sec appelés allumes, (pi'ils brûlent dans l'intérieur du l'oui- pour s'cclairer iicml.inl l'cntouruemenl.

Porte-Allumettes. $. m. Petit ustensile de bois ou ili> ini'lal où l'on met des allumettes.

Porte-Assiette.. y. w. Cercle de métal, plateau de bois ou «l'osier, (pu? l'on met sous les plais servis chaud sur la table.

Porte Auge. .v. m. Kn Maçonnerie, Aide-m«v<J"» manœuvre, goujat.

Porte-Aune. s. m. Trinj>le de fer lixcc au plafond et qui soutient l'aune ou le mètre dans une |)Osition horizontale, (te mniiière à faciliter le mcsurago des

élolTes.

Porte-Balance, x. m. Morceau de fer monte sur un pied el terminé par un crochet, «pii sert à su^pi'iidic un Irébuclo'l OU. une balance.

Porte-Bouchoir. .v. m. iablette, autel du l'our, ser\ant «l'appui au bOHChoir.

Porte-Bouteilles, s. m. Sorte de casier de for poui- lempilement des bouteilles de vin dans les cavos el celliers, olqui se compose de montants servant de supports à des tringles transversales, ondulées do façon à maintenir les bou- Icilles dans une position lixe, indépeu-

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dantes les unes des autres et suspendues près du col et près du fond. Il y a de ces porte-bouteilles qui sont i-evètus sur toutes leurs faces d'une grille de fer (jui les emprisonne comme une cage, et dans lacjuello est pratiquée une porte cadenassée. Il y en a d'autres aussi tout spéciaux pour les expéililions lointaines, et qui consistent en des appareils articulés, dits à brisures, qui en réduisent le volume autant qu'il est jjossiblc. Au moyen de ces ing«'uieux casiers, il n'est personne aujomd'hui qui ne puisse facilement el pronq)toment empiler soi-même ses bouteilles.

Porte Chaîne, s. m. Vax ijéodésie.

Celui qui porte la chaîne d'un arpenteur, d'un géomèti'c, qui l'aide dans ses opérations sur le terrain.

Porte-Clapet, v. w. Kn .Mécanicpie, Pié(;e do cuivre ciri'ulaire faisant partie du corps de pomp-* 't -mi- laquelle pose le clapet.

Porte-Couronnes, s. m. Siule de petit auvent de t«")le ou de zinc, rlostiné à tenir suspendiu»s et à préserver des injures de l'air les couronnes <lépos6es sur une tombe.

Portecrayon. .v. in. Instrument de métal dans lequel on met un erayon, afin de s'en servir plus commodément bu'squ'il est trop coiul. Il y a aussi des portecrayons spéciaux dans lesquels ne se mettent que «les bouts de mine préparés exprès. Portecrayon à fusain. Portecrayon en or, en argent.

Portée, s. f. Dans son acception la plus générale» Ce mot signifie Longueur, otonduc. — F'u Architecture, Il s'entend de la dislance entre les points d'apjiui d'une pièce qui n'est soutenue que par (piel(pies-une de ses parties, ou, si l'on veut préciser, De retendue laissée liljro sous lo lablicr d'un pont, par exemple, sous une architrave, une travée, une poutre, un poitrail, entre les j)iles ou les culées, les colonnes, les massifs ou les jambages qui lui sçrvent de supports :

la portée^ en un mot, est tout ce qui dans un ouvrage do construction s'étend, repose, en (piehiue sorte, sur lo vide. Le centre d'une portée en est toujours le point faible ; il doit oiTrir d'autant moins de résistance qu'il est plus éloigné des points d'appui ; const "nt, la

charge à repartir sur la . w de la pièce doit être d'autant moins grande qu'on s'éloigne graduellement des parti«"8 appuyées. — Portée, Se dit aussi Du

pon

Kommior d'uno plato-lcindo, d'un ormchomonl (le rclonihtM', (h; rcxti'ériiit*'? (Tiirio ])i(>(M^ (l(^ liois ({iii iMiIro daiiK iiti iiiui' on porlo Kiir une siililiôrc. Si donc la |iaitin d'uno jxxilrc- ou d'uno <'liarp(Milo fjui onli'o dans un mur, n'y ponôlro (pio d'une jnuniôro insuffisaido cl n'est point par eonsé(pu'nl sullisaniinent appuyée, On dit (pie eetlo poutre ou eotte eharpente n'a pas assez de portée. Tne poutre appuyée sur un mur mitoyen floit avoir sa portée jus(iu'à 5 centimètres 1/2 prés de son parpaing, m En Géodésie, Mesure qui est de la longueur de la chaîne que l'arpenteur porte d'un pifpiet à l'autre, en mesurant le terrain. — Kn Ilydraulicjue, Portée d'eau, Le volume (jue débite un cours d'eau dans un temps donné. =z En Mécanique, dans la construction des pièces de machines, On donne le nom de Portée à de petites surélévations, le plus ordinairement cylindriques, que l'on fait venir a la fonte à l'endroit où doit s'opérer le serrage d'un écrou ou d'une vis. m: En Plomberie, Pièce de cuivre servant à boucher l'extrémité inférieure d'un moule à tuyaux.

Porte-Éponge. s. m. Pince qui porte l'éponge avec laquelle on mouille les métaux que l'on tourne.

Porte-Fenêtre, s. 7n. Ouverture pratiquée dans un mur jusqu'au niveau du sol ou du plancher, et qui est fermée d'une porte vitrée servant à la fois de porte et de fenêtre.

Porte-Feu. s. m. Canal par lequel on allume un four à chaux.

Portefeuille, s. m. Sorte de carton qui se plie en forme de livre et sert à renfermer des papiers, des dessins, des gravures, etc. — Collection des plans, des dessins, des gravures, achevés ou inachevés, d'un architecte, d'un peintre, d'un artiste. — Dans le Commerce et l'Industrie, Espèce de carnet en maroquin, de dimension variable, garni à l'intérieur de plusieurs poches, d'un agenda et de quelques autres accessoires plus ou moins utiles aux hommes d'affaires. — Etc., etc.

Porte-Foret, s. m. Outil auquel on fixe le foret dont, on se sert pour percer. Il y en a de plusieurs sortes.

Portemanteau, s. m. Morceau de bois ou de fer attaché au mur pour suspendre des habits. — Sorte de valise de cuir ou d'étoffe à l'usage des voyageurs.

Portement, s. w. Action de porter.

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Usité seulement en parlant Des tabloaiix où Jésus -(Christ est r<!pi'éHenté portant sa ci'oix. Il y a dans (tctt(î é^Hise un beau portenient de croix. On voit au musée do (Uuny, sous h; n" ïîO'.U), un portement de croix exécuté en émail par Léonard Limousin, en ir)!2i2. Le jjIus beau porteinent de croix connu est le Spasimo di Sicitia, chef-d'(fmvre de Haphaél, que possède le musée d(î Madrid.

Porte-Montre, s. m. Petit meuldr; de bois ou d(î métal, en forme de pendule, où l'on peut placer une montre de manière que le cadran seul paraisse.

Porter, v. a. Signifie, dans certains cas, Avoir telle dimension. Celte poutre porte 6 mètres de long. Cette ineivo porte tant de long et de gros, elle a tant do longueur et de grosseur. — Poser, s'appuyer, être soutenu, (^ette pouti-e porte des deux bouts sur le mur. Tout l'édifice 2)orte sur ces colonnes. — En Construction, Porter à fond, se dit d'Une construction élevée à plomb sur son fondement. On dit aussi, dans le même sens.

Porter de fond. — Porter à cru, Reposer directement sur le sol même. — Porter à faux, Ne pas porter directement sur sa base, sur son point d'appui, être mal posé, être hors de son aplomb. Cette colonne, ce pilastre ^or/e à faux. — On dit de même, substantivement : Être en porte à faux. Ce balcon est en porte à faux au-dessus de la porte. Ce balcon est en saillie, fait encorbellement au-dessus de la porte.

Portereau. s. m. Espèce de pertuis formé de palis, qu'on établit sur certaines rivières pour faciliter la navigation. — En Charpenterie, Sorte de levier, de bâton en usage dans les chantiers pour porter les pièces de bois.

Porte-Tapisserie, s. m. Châssis de bois fixé au-dessus d'une porte pour suspendre la tapisserie servant de portière ; ou le long d'un mur, pour tendre la tapisserie dont ce mnr doit être couvert.

Porteur, s. m. Celui qui porte. — Dans le Commerce et l'Industrie, Porteur d'une lettre de change, d'un billet, Celui au nom de qui la lettre de change, le billet a été souscrit ou endossé. — Billet au porteur, Billet sur lequel, sans désigner personne en particulier, on promet de payer à celui qui en sera \g porteur au moment de l'échéance.

Porte-Vent. s. m. En général, Dans les Arts et Métiers, Tuyau qui conduit le vent d'une machine soufflante dans le

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