‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 200 sur 285 · RI'P · texte numérisé non relu

RI'P

RKI

conqiio Rorlnnl du iiioulc, on cnlovor Ioh î)arl)es, Ich Idivui'cs, les r.oiilurcK, \oh div('rs(^H sjiillii's (|tii los (ltî|)nr(înL =z Dans rindnslrio, en ^Tînéi-al, Kairo dispai-ailru l(»s (U'iaiils, l(«s irrt!{,''ijlaril('^s d'un ()iivra^5'(;, y nicllio lu (Icrnièro main, le polir, l'achovor.

Repavage, s. m. Action do rf'{)nvcr.

L(^ JïCpaxage d'une rue. — Un dit aussi Repavement.

Repaver, v. a. Paver do nouveau.

Nous avons vu dépaver une chaussée pour la macadamiseï', et puis, pas bien longtemps après, enlever le macadam pour la repaver.

Repeindre, v. a. Peindre de nouveau.

Repeindre un appartement^ En refaire toutes les peintures. — Appliquer de nouvelles couleurs sur les parties défectueuses d'un tableau. 11 y a dans ce paysage plusieurs corrections ; en y regardant de près, on peut voir les endroits que l'artiste a repeints.

Repeint, einte. partie, p. et adj. Peint de nouveau, c'est-à-dire dont on a refait ou restauré la peinture. Un tableau repeint. Des boiseries repeintes. — s. m.ptur. Endroits d'un tableau sur lesquels on a appliqué de nouvelles couleurs ; Réfection des parties effacées d'un tableau. On rencontre dans une foule de tableaux des repeints grossiers qui ajoutent encore aux détériorations qu'y a faites la main du temps.

Repentir, s. m. Vif regret que l'on éprouve de ce qu'on a fait. — En Peinture, Trace d'une première idée, d'un premier trait qu'on a corrigé. Les repentirs apparaissent quelquefois sous les repeints.

Repérage, s. m. Action de repérer, de mettre au point à l'aide de repères. — Se dit, en p^irticulier, de La manière d'indiquer l'endroit où les dessins des papiers peints doivent se rejoindre pour que les feuilles se rapportent et soient bien ajustées. De même pour tous les dessins tracés sur des feuilles isolées ayant besoin d'être réunies.

Reperçage, s. m. Travail de découpage à la scie des plaques métalliques.

Cette industrie, essentiellement parisienne et déjà ancienne dans ses rapports avec la bijouterie, est toute récente quant à son application à la serrurerie d'art, au bâtiment et à l'architecture. Après s'être bornée pendant longtemps au découpage des lames d'or et de métaux précieux, elle s'exerce aujourd'hui sur le fer, la tôle, l'acier, le cuivre, le bronze, le zinc et le

fiimilifcr. S'cxécutant dnn» des fionditiona pralIqiH'H do précision qui lai'^scnt Ijicn loin les anciens |»ro(!édéH manuels du marteau cl de la lime, le reperrage travaille avec une facilité [)resque é^-ale des plaques do métaux durs et fie métaux mous, à répaiKseui'de()"'00'2 et mêmodeCrO-lO. La multi|tlieitéde sesaiJ[)lications, lesprogrùs considérables qu'il u faits depuis dix ans, aussi bien dans les effets décoratifs que dans les objets d'utilité les plus ordinaires, l'appellent à devenii* avant peu une de nos plus grandes industries. Grâce à lui, les plus grandes dfficultés de la serrurerie artisti(iue ne sont plus qu'un jeu : penturcs moyen Age, écoinsons, chiffres de poite aux enroulements fantaisistes, grilles de chapelle, panneaux pour lutrins et pour confessionnaux, portes de caveau, entourages de sépultures, panneaux de portes cochères et autres, balcons, impostes, plaques de propreté, girouettes, devantures de magasins, galeries, grillages, panneaux d'escaliers découpés à jour, etc., etc., tous ces mille et un travaux utiles et charmants, souvent si délicats, n'ont plus besoin d'être forgés et se font tout simplement à la scie mécanique.

Voici , d'après Larousse , la manière dont s'exécute ce travail : « La plaque de ( métal laminé ou plané est enduite d'une ( couche de peinture blanche à la colle. Sur cette face blanchie, on trace le des- ( sin à découper. Au moyen d'un foret , ( un petit trou rond est percé au centre de toutes les parties qui doivent être ajourées. La plaque, ainsi préparée, est ensuite travaillée par l'ouvrier reperceur,

< qui introduit tour à tour dans chaque ( trou percé une petite scie mise en mouvement par un mécanisme commandé

< par la vapeur. L'ouvrier présente aux :< morsures de la scie, qui ne change pas ( de place, toutes les sinuosités du dessin ( tracé en imprimant à la plaque de mé- ( tal le mouvement nécessaire. Quand la

portion du métal à enlever est détachée, ( l'ouvrier passe la scie par un autre ( trou, et il continue ainsi jusqu'au com- ( plet ajourement du panneau, qui n'a :( nul besoin d'être retouché à la lime. Si ( la plaque de métal à ouvrer est de peu :< d'épaisseur, on en reperce ainsi, du :< même coup, deux, trois ou quatre plaie ques que l'on maintient au moyen de ri- :( vêts de manière à ne former qu'une ( seule plaque. Les scies que l'on em- ( ploie au reperçage n'ont que 0™25 de ( longueur. Le jeu de scies se compose ( de vingt-cinq scies, d'épaisseur , de ( denture et de trempe variées, selon « qu'il s'agit d'exécuter un dessin plus

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« ou moins délicat et que l'on emploie un « m«^tal plus ou moins dur. » i

Repercer, v. a. Poiverdo nouveau. — Daii^j K's Arts iiidustriids, Décuupi'rà jour.

Reperceur, s. m. Ouvrier qui reperce des ouvrages pour les travailler à jour.

Repère, s. m. Dans les .\rts et Métiers , Miin[iii' liiilo aux dillérentes pièces d'un ouvraL'e d'a9sembla{;5'e, pour les reconnaître et les ajuster plus facilement quand il s'ai^it de les réunir ; ce qui se pratique surtout par les mouleurs, les charpentiers, les menuisiers et les appareilleurs. — Dans les travaux de ('onstruction et do Nivellement, Marque faite sur un mur, sui' un ji.lun, sur un terrain, etc. , pDur inili([uer et servir à retrouver un alij^'iiemeiit, un niveau, une hauteur, une distance. — Petit pi((uet planté en terre pour li\er la hauteur d'un déblai, d'un remblai, etc ., — Nom «jue donnent les paveurs à certains pavés placés de distance en distance et disposés de façon à marquer le niveau de pente. — Les ingénieurs et les arpenteurs ai)pellent Repères^ Les points successifs du niveau desijuels ils partent poiu'se rendre raison du mouvement d'un teri'ain et en prendre le nivellement. — Point de repère. Ligne de repère. Toute marijue employée pour reconnaître le lieu d'où l'on doit pai'tir, ou l'on doit s'ai'réter, ou l'ordre dans leipiel on doit assembler diverses pièces séparées.

Repérer, r. a. Manjuer des repères.

N'oubliez pas de repérer toutes ces pièces avant de les démonter, si vous voulez les retrouver facilement ([uand il s'agira de les remettre en place.

Repiquage, s. m. Kn Pavage, .\ction d'enlever les pavés enfoncés ou cassés d'une chaussée, pour les remettre de niveau ou les remj)lacer par d'autres. — Dans les Manufactures de jiapiers peints. On api)elle RepviUdije, l'.Vctinn d'accentuer des clairs et des ombres quand les dessins et les couleurs le comportent.

Repiquer, v.a. Pi(|uerde nouveau. — Kn Pavage et dans les Ponts et Chaussées, Repiquer une chatissée, Hemplacer çà et là les pavés cassés et relever ceux qui sont enfoncés. = Rejiiquer une route. Lu refaire le niveau, en régler la pente, à laide du pic ou de la pioche. — Repiquer une meule, La rhabiller.

Replanir. r. a. Finir un ouvrage do monuisent> avec le rabot et le racloir.

Replâtrage, s. m. .\clion de replâtrer, de refaire un enduit do plâtre.

Replâtrer, r. a. Uenduiro de plAtre.

Replâtrer une cloison.

Repos, s. m. Absence, privation, cessation de mouvement, et, dans «'crtains cas. Endroit ménagé pour (ju'on s'y arrête, pour (ju'on s'y repose. — En Peinture, Parties tl'un tableau dans lesquelles les détails sont plus rares, les couleurs moins éclatantes, les luniicics moins vives, afin que l'œil ne s'y arrête pas et se fixe plus

farticuliérement sur l'action principale.

,es repos ne sont pas suflisants dans cette comi)osition. — .\ttitude des ligures représentées sans mouvement ou avec peu de mouvement. Toutes ces figures sont tellement insigniliantes, qu'on no voit pas si elles sont en mouvement ou en repOS.=z Kn Aichitecture, Sorte (\t' petit palier, qui, dans un csc-alier, inlerromjjt la suite des marches, qui souvent est formé d'une marche plus large que les autres, et qui sert à se reposer ou à faciliter l'entrée des cabinets entre*deux étages. Un escalier sans repos est fatigant pour beacoup de personnes. — Se dit encore, en Architecture, des masses sans ornements, des parties «jui restent unies, par opposition à celles qui ont des reliefs, (jui sont travaillées. — En Poôlerie, Repos de chaleur, ColTre qui, dans les poêles de construction, sert à la <Mi'culafion de la chaleur ou de la fumée. C)n dit aussi pKSKUVoin.

Reposer, v. n. Dans certains cas. Etre assis, être bàli, construit, appuyé sin\ Tout édifice dont les fondations ne reposent pas sur un terrain solide est sujet à des alTaissements et ù des lézardes.

Reposoir. s. m. Kn général. Tout endroit bàti à demeure ou flisposé et paré temporairement pour qu'on .-.'y lepose. — Se (lit, en particulier. De chacun des autels que, le jour do In nrocession de la Fête-Dieu, on dresse dans les rues, dans les lieux ou elle passe, alin que le Saint Sacrement puisse s'y reposer. — Se disait aussi, au moyen Age, De petits édifices que l'on élevait siu* le bord des grandes routes pour offrir un aliri aux vogageurs, un asile et un lieu de j)ricre. « Cies monuments, dit Violi.kt-Lk-Dic, « sont devenus très-rares en France, mais ■ cependant on en rencontre encore, dans « les départements du centre, quelques- « uns qui ont été convertis en chapelle où,

; • à certaines occasions, le prôlre voisin

I I vient célébrer la messe. »

Repous. f. m. PlAlras provenant de

démolitions, ({ui, étant battus et mélangés

avec de la poussière de britjues ou do

, tuileaux piles, forment une espèce de

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mortier qu'on emploie i)oiir niïni'mir les (lires (les ('liernins et HéchtM* \r. sol (l(!s lieux liuiiiidcs.

Repoussé. .S", m. So dit, diins les Arts, d'Un {^M'iiri^ (\r. tiMivail cxrciilc mii iniii'tcîfiu Kur une lanie de métal qui, posne sur un mastic mou, élastique, prend sous les couj)» de l'artiste la forme r{ue oelui-fi entend lui donner {;t i'Pi)réHentc; ainsi à sa surface des fig-ures ou des ornements en relief. Le Repoussé remonte à la plus haute antiquité ; on lui doit assurément de très-beaux ouvrages, des chefs-d'œuvre même, (pie l'on admire encore aujourd'hui, mais depuis un certain temps la fonte lui est préférée. 11 est des industries cependant, et notament la chaudronnerie, où ce procédé est encore en usage, — On dit aussi, adjectivement, des bas-reliefs en bronze repoussé, des vases, des plats en or, en argent repoussé.

Repousser, v.n. Pousser en éloignant, en écartant, (^n dit d'Un ressort quia trop de force, qu'il repousse trop, et, s'il n'a pas assez de force, on dit qu'il ne repousse pas assez. — En Peinture, il y a des couleurs qui repoussent, c'est-à-dire, qui finissent, avec le temps, par ressortir et dominer de telle sorte qu'elles absorbent les couleurs voisines.

Repousseur. s. m. Ouvrier qui tourne et façonne en relief les chandeliers, les lampes et autres objets d'ameublement.

Repoussoir, s. m. Sorte de cheville en fer, à pointe carrée, dont les charpentiers et menuisiers font usage pour chasser un clou ou une autre cheville. — Petit poinçon d'acier dont les serruriers se servent pour faire sortir les chevilles et rivures. — Petit morceau d'acier qui se met sous la partie d'une planche gravée qu'il est nécessaire de repousser pour y faire une correction. — Oiselet à l'aide duquel les tourneurs en métaux repoussent les reliefs qu'on avait enfoncés en les ciselant par-dessus. — Long ciseau à tranchant acéré, dit aussi fer carré, dont les sculpteurs et les tailleurs de pierre se servent pour tailler et pousser les moulures. — En Peinture, Genre d'artifice consistant à disposer sur le premier plan d'un tableau des objets d'un ton chaud, vigoureux, propres à faire ressortir ceux des autres plans, en leur donnant de l'intensité, de l'éclat, et les faisant paraître dans un éloignement favorable à l'illusion.

Reprendre, v. a. Dans certains cas, Rejoindre, rattacher l'une à l'autre des parties disjointes. — En Maçonnerie, Re-

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prendre un mur, En bon cher les crcvassJîs et les solutions di; continiiité. — Reprendre un mur, un pilier sous œuvre, en sous-œuvre, par-dessous œuvre, Kn refaire U'y> parties inférieures, en soutenant le reste par dos élançons.

Reprise, v. f. Action de reprendre, do rattacher ensemble, de ressouder les parties crevassées, disjointes ou interrompues d'un ouvrage. = En Maçonnerie, iiéparation qu'on fait, soit à la surface, soit aux fondations d'un mur, d'un pilier, etc. — Reprise en sous-œutre, Péfection de la partie inférieure d'un mur, en la rattachant à la partie supérieure qu'on laisse subsister. = En Plomberie et Fontainerie, Action de boucher avec de la soudure une crevasse qui s'est faite à un tuyau de conduite. =r En Hydraulique, On dit que l'eau va par reprise, lorsque, élevée dans une machine hydraulique, elle se rend dans un puisard ou dans une bâche où une autre pompe la reprend pour l'élever encore plus haut. — Se dit aussi lorsque, dans le cours d'une conduite, l'eau sort d'un regard pour prendre sa route dans une autre direction. = Outil de l'ouvrier qui fabrique les sièges, les fauteuils de canne.

Reps. s. m. Étoffe de soie très-forte et façonnée, employée quelquefois par les tapissiers pour garniture de meubles. 11 y a aussi des reps en laine, et en lame et coton.

Réservoir, s. m. En général. Lieu fait exprès pour tenir certaines choses en réserve, pour les y accumuler et les y conserver. — En Mécanique, Réservoir à tapeur. Espace compris entre la paroi cylindrique supérieure d'une chaudière et le nivean de l'eau. C'est de ce réservoir que part le tuyau qui livre passage à la vapeur se rendant aux cylindres pour produire son action. — En Poèlerie, Coffres spéciaux qui, dans les poêles de construction, servent à faire circuler la chaleur, la fumée. =: Se dit plus spécialement d'Un bassin ou grand récipient dans lequel on amasse des eaux pour certains besoins. On distingue, dans ce genre, les réservoirs contenant le volume d'eau destiné à alimenter les conduites et à assurer le service des distributions d'eau des villes; les réservoirs destinés à alimenter les canaux et les cours d'eau navigables dans les temps de sécheresse ; les réservoirs d'irrigation pour l'arrosage des prairies, dans les contrées où manquent les eaux. L'établissement de tous ces réservoirs donne lieu à des travaux qui

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vflrioiit A l'infini, dans le dôtnil desnuels nous ne pouvons entrer, mais (jui lournissent aux ingénieurs et aux constructeurs des occasions do déployer leur expérience et leur habileté. Dans des dimensions plus l'estreiiites et j)our dos usa^'es particuliers, on établit uussi des réservoirs consistant ordinairement en un bassin de forte maçonnerie, avec un double mur, appelé mur i\o douve, assez solide j)our résister à la charge de l'eau, et glaise ou pavé dans le fond. Les citernes sont des espèces de réservoirs. — On fabrique également pour certains usages domesli(iues, Des réservoirs en t(Me, en fonte, en plomb, dont la forme et la contenance varient aussi suivant les besoins et les usages auxquels ils doivent pourvoir. — Le nom de Réservoir se donne encore à l'n bassin plein d'eau où l'on conserve du poisson vivant, et même à une caisse en chêne, percée de «juantito de trous et placée dans l'eau, pour servir au mémo usage.

Résiliation, s. f. Résolution, annulation (lui) acte, d'un marché, d'un bail, d'une convention. .Vux termes de l'art. \1\)\ du code civil, La personne (pii a chargé un entrepreneur d'exécuter un ouvrage à forfait peut, si bon lui semble, résilier le marché bien (|ue l'ouvrage soit c()inrnencé ; mais alors elle doit dédommager l'enti'epreneur de ses déj)enses, de ses travaux et de ce qu'il aurait pu gagner dans l'entreprise.

Résilier, r. a. Annuler, casser. Résilier un bail, un marché. — On dit aussi neulralement : Nous ne pouvions pas nous entendre, j'ai résilié.

Résine, s. f. Matière inflammable, grassi', onctueuse, qui suinte ou découle de certains arbres, particulièrement du pin, du sapin, du lentiscfue, du térébinthe et du mélèze. Les résines sont dun giand emploi dans l'industrie : elles servent notamment à la fabrication «le l'huile de térébenthine, du noir de fumée, du mastic et des vernis.

Résistance, s. f. (Jualité, propriété d'un corps qui résiste, qui réagit contre l'action dun autre corps et t«'nil à l'aniui- 1er. — Kn Mécanique, <>n aj)pelle Résistance, La force qui, dans une machine, s'oppose à l'action du moteur, à l'action do la Puissance qui tend à la mettre en mouvement. On distingue dans toutes les machines en mouvement deux espèces de résistance, dont l'une, nommée activ€y dépend immédiatement de la production de l'eflel utile ; la seconde, qui s'appelle

résistance passive, loin do venir en aide à l'elTet utile, tend au contraire à le diminuer, et absorbe en pure perte une partie do l'action du moteur : dans un moulin, par exemple, la résistance (jue le grain oppose inimediatenicnt à la meule est une résistance active ; et celle (jui dépend des frottements ou des irrégularités de mouvement est une résistance passive. = Résistance (les matériaux. On entend généralement par ces mots. L'ensemble des lois suivant lesquelles les matériaux (jui entrent dans la composition des constructions subissent l'action des forces destructives de la nature, des tractions et des )ressions auxtiuelles ils sont exposés, et es règles au moyen desquelles on détermine leui-s tlimensions pour (ju'ils puissent leur résister.

Résolu, ue. partie, p. et adj. Qui est ferme, nt't, bien tranché, bien dessiné. — Dans les ik-aux-Aits, Contours résolus, Contours francs, hardis, prononcés.

Ressaut, .v. m. Kn Archilecture. Saillie formée pai" quelipie partie en delnn-s d'une ligne ou d'une surface, effet d'un corps qui avance ou recule plus qu'un autre, (jui sort de l'alignement ou du niveau. Les socles, les corniches, les entablements, les pilastres sont rarement sans former quelques ressauts. — On dit d'I'n escalier qu'il fait rf^ssaut, i[uand l'aiipui n'est pas continué sur une même ligne suivant sa rampe. =: Kn Couverture, Nom donne par les couvreurs .\ux bourrelets ménagés à l'extrémité des naj)pes de plomb d'un chenau. =: Kn Hydrauli(|ue, Diflerence de niveau qu'on observe dans les eaux amoncelées sur un barrage, alors «pie ce niveau s'infléchit et se couri)C brusquement au-«lessous pour se relever un i)cu plus bas, quehiuefois aussi brusrpicnieni.

Ressauter. r. n. Se «lit, en .Virhitccture, Des parties «pii font ressaut, «jui ont des ressauts. Cornii'he, entablement qui r es San te.

Ressort, s. m. Sorte d'élasticité, do ffU-ce rea«livo inhérente à certains corps «pli, bien que «lèformès ou comprimes par It'lTort d'un agent extérieur, ont la faculté lie reprendre immédiatement leur situation première, dès qu'ils ne sont plus soumis a l'action qui les maîtrisait. — Faire ressort, se dit de Tout corps «pii, cessant d'être tendu, «léformé ou comj)rimé, se remet en son premier étal. L'air, la vapeur, l'acier, le caoutchouc font ressort. =. Dans les ;\rts. On apiielle Réassort, Tout organe élastique, quelle qu'en soit

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In mntiôro, disposé do fnçon à rf^ngir npr^s avoir rlr pli)'- ou coiiipriiiH^, et (pii, «lans los imicliiucs iiolMiiitiiciit, est (Icstiinj à doniuM" le iiiouviuiuint ù d'autres pièces, à amortir les choos vioIoiilH, à parer les contro-eoiips, etc. — Ressort a c/iien^ Latih', ordinairc'inont d'acier, i)lice en i'orino de V, et llxée à la réunion de deux branches d'un instrument ({ue ce ressort tend à écarter. — Ressort à boudi7i, Ressort formé d'un fil d'acier ou de laiton roulé en spirale. — Ressort à pompe, Celui qui est roulé en l'orme d'hélice. — Ressort à foliot, Petit ressort qui sert à transmettre l'ellet d'un plus grand. — Ressort en corde, Corde sans fin arrêtée et tendue entre deux points fixes, et tordue plusieurs fois sur elle-même, à l'aide d'un morceau de bois. — Ressort de marteau, Se dit, en Métallurgie, d'Une pièce de bois ou de fer fixée par un bout, sur laquelle frappe l'extrémité du manche du marteau des affineries, et qui le repousse à la manière d'un ressort. — Dans les Chemins de fer, Ressorts de choc et de traction. Ressorts en lames d'acier placés sous les véhicules, et sur lesquels sont appuyées les tiges des tampons, afin d'amortir le choc des voitures les unes contre les autres au moment du départou d'un brusque arrêt. — Ressort- Timbre, ressort spiral, ressort d'horlogerie, ressort de montre. Ressorts d'armes. Ressorts de voitures. =z En Peinture, se dit quelquefois de La vivacité d'action d'une composition, de la puissance d'effet d'un tableau. Quand une peinture ne vous saisit point de prime-saut, vous laisse froid. C'est qu'elle manque de ressort.

Ressortir, v. n. Frapper, apparaître, se détacher plus nettement par un effet de contraste ou d'opposition. Les premiers plans sont toujours ce qui ressort le mieux dans un tableau. Ce sont les ombres qui font ressortir les lumières.

Ressouder, v.a. Refaire une soudure, souder de nouveau. Les couvertures de zinc ont souvent besoin d'être ressoudées.

Ressoudure. s. f. Soudure faite à nouveau.

Ressuage. 5.W. Action, état d'un corps qui ressue, qui rend l'humidité dont il est pénétré. — En Céramique, Action d'enlever à une pâte l'excès d'eau qu'elle contient. = En Métallurgie, Action de faire sortir à coups de marteau le laitier interposé entre les parties d'une loupe de fer. — Opération qui consiste à dégager du cuivre l'argent qu'il peut contenir, en faisant fondre l'alliage avec une certaine quantité de plomb.

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! Ressuer. t. n. Rendre, exhaler son I humi<lil(! iiiféri(;ure. Il est malsain rl'habi- ' 1er un(; maison neuve dont les plûtrcH n'ont pas ressué suffisamment. — En Céramique, Faire ressuer une pâte, V.n exi)ulser l'cîau qu'elle peut avoir en excès. — En Métallurgie, Faire ressuer, ("est dégager le fer des corps étrangers qui sont dans la gueuse ; C'est aussi séparer à l'aide du plomb l'argent contenu rlans le cuivre, ou, par la chaleur, le plomb du cuivre.

Ressui. s. m. « En Céramique, Défaut « que présentent les poteries composées « quand, au sortir du four, au lieu d'un « aspect brillant, elles ont un aspeict plus « ou moins mat. » Larousse.

Ressuyé, ée. partie, p. et adj. Dont l'humidité s'est évaporée. On ne doit jamais coller de papier sur les murs avant qu'ils ne soient bien ressuyés. — En Céramique, Poterie ou glacure ressuyée. Poterie ou glaçure qui présente le défaut appelé ressui.

Ressuyer, v. a. F'aire sécher. Ressuyer la pierre à chaux, La chauffer pour lui enlever son humidité. Dans une maison neuve qu'on veut habiter de suite, il est bon de faire du feu pour ressuyer les murs des appartements. — Employé neutralement. Ressuyer signifie. Sécher. Les enduits faits par le mauvais temps ne re5suient i^vcidiis bien.

Restaurateur, s. m. Dans les Beaux- Arts, Artiste dont la spécialilé est de restaurer les œuvres d'art endommagées.

Restaurateur de tableaux, de gravures, de sculptures. — S'emploie quelquefois adjectivement. Architecte restaurateur.

Restauration, s. f. Se dit, dans les Arts, d'Une réparation ayant pour objet de rétablir dans son état primitif un monument endommagé par un accident ou par l'effet de la vétusté. On fait la restauration d'un édifice, d'un tableau, d'une statue, d'un bas-relief, d'une œuvre d'art quelconque. — En Architecture, On entend particulièrement par ce mot. Le travail fait d'après les restes d'un édifice antique, pour en rétablir les parties qui n'existent plus, qui même quelquefois ont pu n'aVoir jamais existé. C'est ordinairement une opération délicate et trèsdifficile, que tout artiste ne saurait entreprendre ; car, suivant Yiollet-le-Duc, « L'architecte chargé d'une restauration « doit connaître exactement, non-seule- « ment les styles et les procédés de cona struction afférents à chaque période de

RES

« l'art, mais aussi les styles et les procé-

a dés de l'onslruction ni)|).»rtenant à clia-

0 quo école. Il no lui suiiit pas d'être

« archéologue, il faut aussi (ju'il soit con-

a structeur expérimenté et habile. »

Restauré, ée. part. p. et adj. Hétabli, remis en bon rl;il, en son |)remicr état. Bien des tableaux, bien des chefs-d'ceuvre n'ont été préservés d'une destruction certaine, inévitable, que parce qu'ils ont été habilement restaurés. Heaucrtup de statues anti(iues, plus ou moins mutilées lorsqu'elles nous sont parvenues, ont été restaurées avec peu de sagacité.

Restaurer, f. a. Héparer, rétablir, remettre complètement en état. Se dit, en parlant Des monuments des Arts, et principalement des œuvres de la l'cintui-e, de la Sculpture et de r.\rchitecture. — « Restaurer un édifice, dit Viollet-i.k- « Di'c, (ie n'est pas l'entretenir, le répau ror ou le refaire, c'est le rétablir dans « un état complet qui peut n'avoir jamais « existé à un monumt donné... Kn prin- « cipe, cha(|ue édilice ou cha(|ue partie « d'un édilice doivent être restaurés dans 0 le style qui leur ap|)articnt, non-seule- « ment connue api)arence, mais comme « structure. » — « L'art de restaurer les « tableaux gAtés par le tenq)S, les acci- « dents, la poussière, la fumée, etc., do « leur rendre leur piemier éclat, Icui- « première beauté, est une découverte « duo aux temps modernes, et on l'a porté « dans ces derniers temps à une très- « grande perfection. » Laroussk. — « Souvent... il est arrivé que des artistes, << fort habiles dans la prali([ne de la sculp- « turc, n'avaient pas assez de connais- « sauce du costume antique et des mythes « anciens pour bien restaurer, .\insi au- « cune des statues restaurées par Hou- <i chardon n'a les attributs qui lui con- « viennent. » Laroussk.

Restitué, ée. part. p. et adj. Signilie quelquidois rétabli, représente. — Kn Numismatiqiu\ Monnaies restituées. Monnaies romaines ipii ont été frappées de nouveau, longtemps après leur première émission. On les reconnaît à la présence du mot restituit, qu'elles portent tantôt en entier, tantôt en abrégé, suivi du nom du prince qui les a fait fabriquer. — Kn Archéologie, Monument restitué. Monument entièrement détruit, dont la configuration a pu être refaite, représentée d'après im document historique ou quelque description ancienne.

Restituer, r. a. Dans certains cas, Ilutablir, reproduire, représenter. — En

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Archéologie, Restituer un monument, Faii'e la représentation d'un monument disparu, d'un édifice entièrement détruit. — Kn Numismaticjue, Restituer une moniMÎe ancienne, La faiie fabri(|uer de nouveau. Plusieurs des monnaies de bronze d'Auguste, d*Agrip|»a, de Tibère, do Claude, de (Jalba, d'Olhon, ont été restû tuées par Titus et Domition.

Restituteur. s. m. Se dit d'Un archéologue, d'un savant qui, à l'aide de quelque document historique, est parvenu à i*eprésonter, à restituer un monument détruit. — Se dit aussi des empereurs romains qui ont restitué ou rétabli les médailles, les monuments de leurs prédécesseurs.

Restitution, s. /'. Hétablissement, représentation, reproduction. — Kn Archéologie, Restitution d'un monument, Heprésentation d'un monument, d'un édilice entièrement déti'uit. On doit à Louis Heulé la restitution des j)artics dispai-ues do r.\croj)ole d'Athènes. — Kn Numismatique, Se dit de La refabrication d'anciennes monnaies romaines, longtemps après leur piemière émission, et mémo de toute monnaie provenant d'une r(q)roduction de ce genre. Trajan a fait un grand nombre de restitutions monétaires.

Voilà une belle restitution. J'ai dans ma collection plusieui's médailles, plusieurs monnaies de restitution.

Résultante, s. f. (hi nomme ainsi, en Mecani<|ue, lue force qui fait éfpiilil)rc à plusieurs autres forces, dites Composantes, appliquées au même corps ; ou, suivant une autre définition, Lue force unitjue résultant de la composition de plusieurs foi-ces appliquées à un point donné. « On peut, dit Laim.ack, à deux « forces composantes, substituer leur ré- » sultante; et, rècipro(juement, on peut, « à iine force (juelconque, en substituer « deux autres dont elle serait la résul- " tante. »

Retable, s. m. Vax Architecture, Construction décorative en marbre, pierre, stuc ou bois, avec sculptures, peintures et dorures, (jui encadre plus ou moins les autels des églises cathoMipics et sert de revêtement aux murs contre lesquels ces autels sont appuyés. Il y a des retables qui, par leur hauteur, leur richesse et la perfection de leur travail, sont de véritables monuments. Lorsqu'un maiti-e -autel est orne d'un retable, ce qui est d'ailleurs assez rare, ce retable^ par suite de son isolement nécessaire, ne comporte pas, (juelque beau qu'il soit, le mémo genre

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