‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 244 sur 285 · TAS · texte numérisé non relu

TAS

TFI

poids. Lo tassement ne se produit que sur des terrains susceptibles de conipressibilité, ear, évidenunent, la pression des ouvrages construits sur le i-oc ou sur des masses de eai lière ne peut exercer aucune action. IMus le sol est compressible, plus le tassement est dangereux, parce que, se faisant alors d'une manière inégale, il occasionne dans les maçonneries des ruptui'os et des désunions oui peuvent causer la ruine do réditice. 11 n'est sans doute pas toujours facile «le prévoir le tassement des terrains, mais il est rare qu'un architecte habile, après avoir bien étudié l'emplacecemenl sur leriuel il doit construire, n'arrive pas ù lui donner la consistance et l'assiette nécessaires. — Pour ce (jui est du tassement qui se produit dans les constructions proprement dites, indépendamment du terrain sur lequel elles sont établies, ce tassement est généralement peu considérable. Il résulte ordinairement de l'interposition du mortier mis entre les pierres pour les liaisonner : or, si les pierres sont soigneusement taillées, suivant des faces de joint bien horizontales, si elles sont entassées verticalement les unes au-dessus des autres, sur un mortier l)ien fait, employé dans une juste mesure, le tassement est à peine manpié.

Tasser, r. a. Mettre des choses en tas, les sérier, les presseï-, pour en réduire le volume. — Tasser des terres. Les damer, les pilonner. — Kn Peinture et en Sculpture, Ne pas donner le développement nécessaire, resserrer sous un trop petit espace, l'n artiste «pii a le défaut de tasser ses groupes, ses ligures, manque probablement d'ampleur dans l'esprit et n'a [)as le coup-d'œil. = Sk T.\sskh. v. pron. Se dit Des constructions, des terres qui s'alTaissenl sur elles-mêmes, par leur propre i)oids. l'no voûte, quelque bien construite qu'elle soit, se tas«o toujours un peu lorscpi'on enlève les cintres. Les terres rapportées ont besoin de se tasser pour s'alTermir.

Tâté, ée. partie, p. et adj. Dans les l»cau\-\rts. Se dit de Tout ouvrage fait d'une main peu sûre, hésitante, incertaine, l'n trait, un dessin tâté.

Tâter. r. a. Toucher, palper de la main, des doigts, pour juger, pour connaître. = Dans certains cas, Kssayer, faire avec hésitation, sans être sûr. — En Peinture, Travailler sans vigueur, sans baiiliesse, d'une main hésitante et servile.

Taule, s. f. En Métallurgie, Table de l'enclume.

Tavaillon. s. m. Latte do sapin refendu, ((ui s t'iiiploie pour couvrir les maisons.

Té. s. m. Se dit, en Construction, d'une manière générale, de Toute pièce metalli<pic avant plus ou niois la forme de la lettre W Aujourd'hui, la presnue totalité des fers mis en œuvre dans les constructions se, compose do fers à T et à double T. — Kqueii'c en forme de T, particulièrement emi)loyée dans le dessin linéaire, pour mener des horizontales et des verticales parallèles. = Kn Serrurerie, Espèce d'équerre double (|ui se rapporte sur les traverses des petits l)ois de croisée pour en tenir les assemblages. = En Menuiserie, Traverse assemblée dans lo bas des deux pieds d'une table, d'un tréteau, etc., et qui re^toit l'entietoise. — Vax Poéleiie, Tuyau disposé en l'orme de T, particulièrement pour emi>è(her le vent de s'y engouffrer.

Technique, adj. Uni ap|)arlient en pro-

fu'e a une science, à un art. Les fnoyens, es procédés techniques. — Mot technique, expression technicité. Mot, expi-ession propre à telle science, à tel métier, à tel art.

Technologie, y. f. Science des arts et mélieis, halle des arts en général. — Explication des teimes propres aux différents aits.

Teinte, s. f. Se dit, en Pemluie, Des nuances résultant du mélange de deux ou de i)lusieurs couleurs. Teinte rougeàtre. Teinte violacée. — Teinte vierge, (iouleur sans mélange d'aucune autre. — Se dit aussi Du degré de force, de vigueur, que le peintre donne aux couleurs. Teinte forte. Teinte vigoureuse. Teinte faible. Teinte foncée. Teinte vhwvc. Diminution, dégradation des teintes. — Teintes plates. Teintes uniformes, teintes semblables et égales sur tous les points de la surface où on les a appliquées : Telles sont, par exemple, les teintes de la peinture en bîMimenl. i)ans lo Lavis des dessins d'architecture. On emploie, pour la coloration des diverses parties d'un plan, des teintes plates à l'eau, dont la couleur est toute conventionnelle : ainsi, les murs do pierre sont indiqués par une teinte carminée, les piles par une teinte semblable, mais plus foncée, les murs en moellon par une teinte rose, etc. =: Demi-Teinte, Feinte extrêmement faible, ton intermédiaire entre rombrn et la lumière. — F^n (iravure, 1' - clairs aux ombres.

= Teinte dont on fait usage

pour les fonds, et, plus particulièrement,

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couloiii' ((n'oii éloiifl sur lo fond d'un p;ipior (Ir Iciiliirc, nvanl do l'irnpi'inini'.

Teinté, ée. partie, p. ot adj. Oui a rorii imo h'iiitc lô^'-rid, nniformo. Los divoi'sos |))ii-lios d'un plan koiiI loujitiii's dilVoroininoiil teintées.

Teinter, r. a. ('ouvrir, coloiior d'iino loiiito plalo plus ou moins foncôo. Teinter un plan do jauno, do {jTis, de rouge.

Télamon. s. m. Statue, figure d'homme qui supporte la saillie d'une oorniche, d'un entahhmiont, ot ([ue les (Ircos appelaient Atlas. Quchjues Dictionnaires écrivent Télamone.

Témoin, s. m. Dans certains cas, Témoignage, marque, indice qui sert à prouver, à faire connaître. — Dans les Travaux de Terrassements, Petites buttes ou éminences de terre en forme de parallélipipèdes, qu'on laisse de distance en distance dans les terrains coupés d'inégale hauteur, pour faire juger par comparaison do l'épaisseur des terres enlevées et rendre plus facile leur cubage exact. — Dans les Travaux de Forage, Masse cylindrique que certains trépans découpent dans la roche, qui reste comme isolée, mais que l'on détache facilement.

Temple, s. on. En général. Grand édifice public consacré à l'exercice d'un culte religieux. — Se dit plus particulièrement de l'ancien temple de-Salomon, à Jérusalem, et des grands monuments consacrés dans les temps anciens aux divinités du paganisme. Les temples de la Grèce et de Rome étaient pour la plupart des chefs-d'œuvre d'architecture. — Aujourd'hui, dans le langage usuel, le nom de temple ne se donne guère qu'aux édifices où se réunissent les protestants pour l'exercice de leur culte ; on ne l'applique aux églises catholiques que dans le style de l'éloquence et de la poésie.

Tenace, adj. Qui adhère fortement, qui est difficile à séparer. Une soudure bien faite est toujours tenace. — Se dit aussi Des corps, des substances dont les parties adhèrent fortement les unes aux autres, des corps, des substances qui rompent difficilement. Le fer est le plus tenace des métaux. Le bois d'orme est dur, compacte et irès-tenace.

Ténacité, s. f. Qualité de ce qui est tenace, résistant, de ce qui adhère fortement, de ce qui est difficile à rompre. — En Métallurgie, Propriété qu'ont les métaux ductiles, réduits en fils d'un petit diamètre, de supporter un certain poids,

sans se rompre. La ténacité du fer est tollo rpi'un fil do ce riiétjil do 2 milliin. do diainôtrf; suppoi-lc, saiiH ho i-ornpro, un poids do 2r)() kilogi'., aloi's qu'un fil «l'or do rnrrno oalibi-o no [jourrait supporter qu'un poids do ()8 kilogT.

Tenaille. .S'. f. Instrunent do fer coin- |)Oso do d(;ux liges (pioiquefois inégales, armées de mors ou mâchoires, et qui, croisées, fixées l'une sur l'autre par une goupille, une sorte de ohar'niore, peuvent, au gré de celui qui les tient, se mouvoir, s'écai'ter, se resserrer, pour saisir, pincer, mordre, soulever, arracher. Le mot tenaille, bien qu'usité au singulier, s'emploie assez généralement au pluriel :

ainsi, on dit des tenailles., comme on dit des ciseaux, des ^^Incettes. — La tenaille ordinaire sert dans toutes les professions à arracher des clous. — La forme, la longueur et la force des Tenailles varient quelque peu à raison de certaines destinations spéciales qui leur sont données.

On appelle Tenaille juste, (^elle dont les mors se touchent et qui sert à saisir des objets plus ou moins déliés ; Tenaille goulue, Celle dont les mors sont plus ouverts et peuvent saisir des objets, des morceaux de fer volumineux. — En Serrurerie, On distingue la Tenaille à mettre au feu. Qui sert à tenir le fer dans le foyer de la forge, et les Tenailles à 7nain, plus petites. Avec lesquelles on tient le fer pour le battre et le travailler sur fenclume ; la Tenaille à chanfrein. Espèce de mordache, qui se place dans l'élau pour faire un chanfrein avec précision ; la Tenaille à zis. Petit étau à main, qui sert pour tenir une clef dont on arrondit la tige ; Etc., etc. — Il y a encore les Tenailles de treillageur, Qui difTèrent des tenailles ordinaires par la forme de leur tête, laquelle est plus petite el aplatie en dessus, et dont les mors acérés servent à couper les pointes et à ployer les tringles. =1 En Fortification, On nojmme Tenaille, Un ouvrage composé de deux faces qui présentent un angle rentrant vers la campagne, et qui sert à couvrir une courtine : cette forme de tenaille se donne assez souvent aux barbacanes et aux fausses baies. Double tenaille. Tenaille du fossé. Tenaille de la place.

Tenaillon. s. m. En Fortification, Sorte de contre-garde placée à droite ou à gauche d'une demi-lune, pour la renforcer et couvrir les épaules des bastions situés en arrière.

Tenant, s. m. Qui tient à, qui est adjacent, contigu. Les tenants et les aboutissants d'une propriété.

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