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Tender. s. m. (Mot anglais qui veut dire Allège, Suivant, Servant). St^ dit, dans les Cheinins de fei*, d Tri chariot à 4 roues qui suit iminédiatemenl la looomotivo et qui porte le oonil)Ustil)le et l'eau nécessaires pour i'aliineiilcr.
Tendre, adj. Qui peut ôtro entamé, scié, coupé, divisé facilement. Il existe dans le dépaiteinent de l'Yonne, notamment j\ Courson, do belles carrières do pierro tendre. Les bois tendres ne pouvant ofTrir des conditions de force et de durée suflisnntes, on doit éviter de les employer dans les grandes constructions.
— Kn F^einture, Touche tendre, Touche légère, délicate. — Couleur tendre, (îouleur délicate, (pii no fatigue |)oiiit la vue. — SubstMiitivcnu'nt, Le tendre dune pierre^ r.ouche tendre qui se trouve accidentellement dans une pierro et qui la fait déliter. Voyez Moye.
Tendre, v. a. Tirer, handci*, allonger avec elVoit. Tendre un cAhIe, un cordeau, une chaiiu*, une bAche. — Lu Tajnsserie, Tendre une chambre, des appartements, Les tapisser, les garnii*, les orner de tentures, de draperies. — Dans certains cas. Présenter en avançant, in élevant. Tendez~moi cetlo pierre, ces morceaux do bois.
Tenettes. s. f. plur. Telites tenailles à l'usage des élanieurs.
Tenir, r. n. I^tro contigu, adjacent. — Se dit, dans certains cas, dTne chose qui est bien scidlée, <pii est lixée solidement, qui ne })ouge pas. (ie clou tietit-\\ bien? Oui. Il y a dans ce mur une foule de pierres qui ne tiennent plus.
Tenon, s. m. Fn Charpenterie, Menuiserie cl Serrurerie, Kxti'émilé d'une pièce de bois ou «le nictal coupée, taillée de manière à s'ajuster dans une entaille ou mortaise praticpiée dans une autre piè<*e. .Vssouiblage à tenons et moitaises. — Tenons croisés. Tenons pratiques siu* chacune des deux pièces à asseinblei', et qui s'emboitent dans des mortaises ou entailles correspondantes, disposées pour les recevoir aussi sur chaque pièce. — Tenon passant. Celui ipii traverse rie part eu paît la j>ièce morlaisée. — Tenon en i/ueue d'aronde, Celui qui, étroit à sa naissance, va s'élargissant en forme de queue d'hirondelle et s'ajuste, non dans une mortaise, mais dans une entaille de même forme. — Tenon en abont. Celui qui. dans un assemblage à onglet ou en fausse coupe, a son about coupé parallèlement à la pente du joint. — Tenon à
renfort, Celui dans le collet duquel on a méiuïgé un épaiilemcnt. = Kn Maçonnerie, Saillie ronue uu carrée praticpiee <laiis le bout d'une dalle, et qui permet do l'encastrer dans une entaille faite exprès dans le joint de la suivante. — Kn Marluerie. Chacune des extrémités d'une colonne préparée et taillée pour entrer dans lo soclo ou le chapiteau (jui lui est destiné. — Kn Sculpture, Se dit Des saillies ou bossages ménagés pour soutenir par deirière les parties d'un ouvrage qui jinraissenl détachées, telles cpie, pai- exemple, les feuilles d'un chapiteau corinthien ou les i)aities isolées «l'une ligure.
Tente, s. f. Toile ou autre étolTe tendue soit en lorme de j)avillon, soit d'imo autie manière, pour servir d'abri.
Tenture, .s*, f. Héunion de pièces do tapisx rii' ordinairement de même facture et de même dessin, disposées pour se servir de pendants, ou représentant des sujets faisant suite l'un à l'autre, l'no belle tenture, l'ne tenture d*.\ub»isson, de Heauvais, des (lobelins. — Se dit aussi Des étolTes, des cuirs, des papiers peints, etc., qui servent à tapisser, à décoi-er une chambre, et plus pai-ticulièrement des draps noirs, des bandes et étolTes <le deuil, (jui, lors d'un service ou d'un convoi funèbre, sont tendues devant la maison mortuaire, sur le |)ortail et ilans l'intéi'ieui* de l'église.
Térébenthine, s. /. Suc résineux, demi-liquide, (pli découle naturellemciit, ou à l'aide d'incisions, de plusieurs végétaux de la famille des térébinthacécs et do celle des conifères (pins, sapins, cyprès, nïélèzes). — Essence de térébenthine , Huile volatile foiu-nic par la distillation des diverses térébenthines. — La térébenthine et l'essence qu'on en extrait servent pour la préparation des vernis ; il est fait aussi un granil enqdoi de l'essence dans la peinture.
Terme, s. m. Chez les Homams. Divinité dont la figiM'C servait de limite aux héritages et à l'Klal : représentée d'abr)i(l sous la forme d'un bloc de pierre simplement é(piarri, on en fit ensuite un pilier, une sorte d'Hermès, avec une tète et (piel- «juefois des bras, mais jamais de pieds, pour indiifuer quelle ne changeait point <le place. — Kn .\rchilecture et dans la Statuaire, On désigne sous le nom de Terme, Des pierres carrées surmont. "^^ dune tète du dieu Tehmk, qui se pla« - ni comme ornement dans les jardins, au coin des allées et des palissades ; souvent aussi, ce sont des ligures d'homme ou de femme,
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sans hrns, dont In pnrlic infériouro setermino en ^'mîiu\ — On doiiiii! (''i^Milciiir-nl co nonn'i Drs pircesdc; sciilpliirc i|iii loriiKMil CMi('l(|n('r()is l(îs côtcK (lu coiironniMiKîiit fl'iiii (Mlilice. — On appello Terme inariHy Colui dont la ^(ùnG ost i'i'ni|)la(î(')(î pardcMix (jUCMios do ))oiss(>n cnlortillées; TevnieTUSliquey (îolui dont la ^'"aîne, orntMi do l)Ossagcs ou do glaçons, porte la figure de quoique divinité cliainjxMrc; Termedouhle^ (Udui dont la gaine porte deux laces, deux bustes adossés.
Terpsichore. s. f. Celle des neuf Muses qui préside à la danse et au chant : On la représente ordinairement comme une jeune fille au visage riant, couronnée tantôt de guirlandes, tantôt d'un diadème, et tenant à la main une harpe ou une lyre.
Terrain, s. m. En général. Espace de terre i)lus ou moins étendu. = En particulier, La terre, par rapport à certaines qualités. Terrain mouvant. Terrain argileux. Terrain calcaire. — Terrain propre a bâtir y Terrain sur lequel on peut asseoir des fondations solides. — Tei'rain de niveaic, E]tendue en superficie de terre dressée sans aucune pente. =: En Peinture, Se dit Ue toutes les parties d'un paysage qui représentent la terre nue ou seulement revêtue d'herbe et d'objets qui ne cachent point la forme du sol. Dans les tableaux de ce peintre, les terrains sont toujours légèrement gazonnés et fuyants.
Terrasse, s. f. Exhaussement du sol, élévation de terre d'une certaine étendue en longueur et en largeur, ordinairement soutenue par de la maçonnerie et qui est ménagée dans un parc, dans un jardin, pour servir de promenade et de point de vue. — Jardin en terrasse, Jardin élevé, planté sur une terrasse. — Par extension. Ouvrage de maçonnerie en forme de balcon, de galerie découverte, au devant d'une habitation. — Toit, couverture d'une maison, d'un édifice en plate-forme. Dans le midi de la France, et surtout en Italie et en Orient, il est peu de maisons qui ne soient surmontées d'une terrasse. — Contre- Terrasse, Terrasse en contre-haut ou en contre-bas d'une autre qui lui est adossée. = En Peinture, Premier plan d'un paysage, espace de terre représenté sur le devant d'un tableau. — En Sculpture, Surface du socle sur laquelle posent les pieds de la figure. = En Marbrerie, Matières terreuses, friables, qui se rencontrent quelquefois dans les marbres et les pierres ; Cavités qui les recèlent, et qu'on remplit avec de petits éclats et un mastic composé de poudre de marbre ou de pierre
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semblable. — En OjnHtruclion, Terrasse de Ifoitande, Tuf volcani<pie d'.\ndernach, <|ui se (Miit comme le plâtre, et qui, réduit on [)oudre, forme ave'î la chaux un mortier, un cimiMit ayant, comme celui fait avec la pouzzolane, la propriété de durcii- à l'eau. r= Terrasse se dit qufdquefois pour terrassement. Le» travîiux de terrasse se font souvent à l'aide de lâcherons.
Terrassement, s. m. Action de fouiller, de remuer, de transporter, d'amonceler, de régaler des terres, de faii-e en un mot fies déblais et des remblais. L'n entrepreneur de terrassements, qui sait son métiei', doit disposer ses ateliers de façon à éviter les remaniements de terre inutiles, et, pour cela, à moins d'impossibilité, il doit opérer ses chargements à la fouille elle-même.
Terrasser, v. a. Amasser, amonceler des terres pour soutenir, pour fortifier une construction qui a besoin d'être consolidée. On terrasse un mur. On terrasse une chaussée, un chemin. — Creuser, fouiller, remuer la terre, faire des déblais et des remblais. — Dresser et régler les terres pour faire un pavage.
Terrasseur. s. m. Ouvrier qui hourde en terre les cloisons et les planchers, dans les pays où la pierre et le plâtre sont rares.
Terrasseux, euse. ad]. Se dit, en Marbrerie, Des pierres et des marbres qui ont des terrasses, c'est-à-dire dont les surfaces sont parsemées de cavités plus ou moins nombreuses, remplies de matières terreuses, friables, qui les rendent difficiles à polir.
Terrassier, s. m. Entrepreneur de terrassements; Ouvrier qui travaille à fouiller, à remuer, à transporter des terres.
Terrasson. s. m. En Construction, Petite terrasse, petite couverture en plateforme, comme une terrasse.
Terre, s. f. Sol sur lequel on marche, sur lequel on bâtit. On fouille, on creuse, on déplace, on remue la terre, pour faire des fondations, pour construire une cave, un sous-sol, un chemin de fer, un canal, une chaussée, une digue. Terres tassées. Terres pilonnées. — Terrer apportée. Terre que l'on a tirée d'un endroit pour la porter dans un autre. — Terres jectisses. Celles qui ont été fouillées, remuées. = Dans les Ponts et Chaussées, « La résistance que « certaine terre oppose au travail s'évalue « par un nombre qui indique dans quelle
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« proportion il faut unir les piocheurs aux « pelk'tinirs i)Our la remuer; dans ce noinbi*e, le pelloleur est toujours roprésonté par une unité. Kn oonsétjuonce, une terre est dite à un lioinnie, (juand un pelleteur suffit poui* la remuer; à deux, trois... hommes, (juand il faut joindre au pelleteur un, deux... pioeheurs; à trois hommes et demi, (juand il faut cinq pioeheurs pour deux i)elleteui'S, etc. ■ LiTTHK. = Uan8 ceitains eas, La terre est considérée par rapport à sa composition et comme matière ou substance particulière, y^rr^arf^'ileuso. Tt^rr^ calcaire. Terre siliceuse. — TerreiV Almagra, Terre rou^^^e, oereuse, usitée dans la peinture à frescjue, et qui a quehpie ressemblance avec la sanguine. — Terre brune de Cologne ou Terre de Cassel, Kspèce de li;;nite terreux employé (îomme matière colorante dans la peinture. — Terre à four,\v^i\c plastique mêlée do sable, qui ne se fend pas à la cuisson, et (ju'on em|)loie pour la confection des fours. — Terre d' Italie, Ocre brune formée do limonite et d'acerdèse, (pii s'emploie en peinture. — Terre dOm» bi'Cy Terre de Nocera, Ar^^'ile oereuse d'un beau brun foncé, (jui doit sa couleur aux oxydes de fer et di; manganèse qu'elle contient et qui la font rechercher des peintres : on la tire, dit-on, de l'Ombrie, mais il en existe aussi en [)lusieurs autres lieux de l'Italie, et même en ('hypre, d'où le commerce nous lapporle sous le nom de Terre d'ombre de Turquie. — Terre à pisé, Terre forte, argileuse, qui, mélangée de pierres et de cailloux de grosseur moyenne, sei't à faite les constructions en pisé. — Terre pourrie. Sorte de tri|»oli très-léger, très-fin, très-friable, (fu'on emploie |)Our polir les métaux et les corps durs; celle d'Angleterre, d'un gris cendré, est la meilleure et la plus recherchée. — Terre de Sienne, Minerai de fer oxyde, espèce d'oere d'un beau jaune, qui se lire des environs de Sienne, et qui est fort employée en i)cintuie. — Terre verte de Vérone, b'eldspalh decomi)osé, qui entre comme matière colorante dans la composition des stucs et fournit ime belle couleur pour la peinture. — Terre a lateux, Terre aigileuse, un peu rouge, fort rechei-chee dans certains jiays pour la fabrication des tuiles, des briques et de la poterie. — Terre plastique, .\rgile dont les sculpteurs se sei'vcnl poiir niodeler leurs ouvrages. — Terre cuite, Terre plasti<pie faroimée en statues, en vases, en objets d'art «(uelconques, et cuite nu four. Un buste, un médaillon en terre cuite. Une collection de terres cuites.
Terre-Plein, s. m. Kn .\rchitecture, Sorte de plate-forme plus ou moins élevée et d'une certaine étendue, formée do terre ra|)portée et massée entre deux nmrs, pour servir de ten i do chemin. —
Kn Fortitication, - • plane et unie
formant la partie supérieure d'un remjiarl et qui est destinée à recevoir les canons et les défenseurs de la place, en cas de Siège.
Terreux, euse. adj. (Jui contient de la terre. In iiiftal terreux. — (Jui ressemble à de la terre, cpii a les apparences de la teire. Des pierres terreuses. — Vax Peinture, Couleur terreuse. Couleur terne, opacpie, sans transparence.
Tesselle. s. f. Kn Marbrerie, en T.onstruttion, .M"i('eau de maibre carré, faisant partie d'un pavé disposé en damier.
Tesselle, ée. adj. Kn Construction, (,Hii est .lispDsc par carreaux, disjiosé en damiei'.
Tête. s. f. F^xlrémite supérieure du corps de l'homme et partie antérieure du corps des animaux, qui, chez l'un et chez les autres, est le siège du cerveau et des principaux organes des sens. := Se dit, en Peinture et en Sculpture, de La représentation d'une tète luimaine. Une tête giec<|ue. Une tète antique. Angelico de Kiesole se mettait à genoux pour peindre les tèles de la Niergeetdii Cluist. — Tète d'étude, Tête faite avec soin et (lui n'est pas un portrait. — Tète de mort, l'artio osseuse, sf(uclctte d'une tète humaine sél)arèe du corps : les peintres ot les sculpteurs ont souvent à ligurer des tètes de mort dans leurs ouvrages. = Kn Architecture, On emploie quelquefois des tètes il'hommes ou d'animaux, îles tètes de divinités symboliques, pour servii- d'ornement à la clef d'un arc de plate-bantle, ou dans les métopes de la frise dorique, aux issues des gargouilles, sur la face antérieure des cimaises d'entablement, etc. r= Dans les .Vrts du Dessin, La tète est l'unité de mesure à l'aide de la(|uelle on fixe par comparaison les dimensions des autres parties du corps. Une règle en efTet, depuis longtemps établie, c'est que l'homme, de la plante des pieds au sommet du front, compte de sept têtes à sept tètes et demie. = Extrémité ou partie antérieure d'un objet, d'un instrument (juelconque.
La tète d'un compas. — Partie du fer d'un marteau opposée à la pointe. — l'artie creuse et renflée de la cognée dans la-
3uelle le manche est adapté. — La tête une cheville, d'une pointe, d' > ' /, d'une vis, Lextremile ronde ou i .--
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