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onlr(^ deux arcs-doiihlraux. » — Trcitée de comble, Distance d'une ferme à l'aiilre sur deux ou |)lusieurs pannes. — Travée de baluslrcs, \U\\\\i; de haluslrrs entre; deux eolonncsou pirdcstaux. — Travée^ (le (jrille, \\{\\\'^ de baiTCUUx entre deux pilastres. = En l^einlure et Couverture, Certaine mesure sur laquelle on ealoule le prix de la peinture dinipression ou d'un ouvrage de couverture.
Travers, s. m. Ktendue d'un corps considère dans sa largeur; Position d'une chose par rapport à une autre disposée dans le sens contraire et qu'elle coupe horizontalement ou verticalement, suivant le cas. Une tringle large de deux travers de doigt. Il faudrait encastrer une bande de fer sur le travers de cette porte. — Se dit, par extension, Ucs parties biaises, de l'obliquité, de l'irrégularité d'un lieu quelconque, place, cour, chambre, bâtiment. Il y a du travers dans ce bâtiment, il sera dilTicile d'y faire des chambres bien régulières. — En Métallurgie, On appelle Travers, Certaines crevasses transversales qui se rencontrent quelquefois dans le fer et l'acier, et qui sont un défaut. — En Marbrerie, Bande de marbre qui supporte la tablette d'un chambranle de cheminée et qui elle-même est supportée par les deux montants. =i En Travers. lociU. adverb. D'un côté à l'autre, suivant la largeur. On met quelquefois des barres en travers des portes pour les consolider. — En Construction, dans les Ponts et Chaussées, Profil en travers, section faite transversalement à la direction générale d'un ouvrage, à l'axe d'une route, d'un canal, d'un chemin de fer, etc. =: De Travers, locut. adverb. Biaisement, obliquement. Ce mur est planté de travers.
Traverse, s. /. En général. Pièce de bois ou de fer posée en travers dans un ouvrage pour en tenir assemblées les diverses parties, pour les relier ensemble ou pour les maintenir solidement. — Se dit particulièrement, en Menuiserie, Des pièces qui servent à l'assemblage des battants d'une porte ou d'une croisée ; en Serrurerie, Des barres transversales qui servent à entretenir et à fortifier les barreaux d'une grille, etc., etc. = En Fumisterie, Gros tuyau de tôle ou de fonte disposé horizontalement pour conduire dans une cheminée ouverte à l'extérieur la fumée d'une autre cheminée dont l'issue est bouchée. = Dans les Chemins de fer.
Chacune des pièces de bois de chêne ou autre essence posées transversalement sur la voie et sur lesquelles sont fixés les coussinets qui maintiennent les rails. De-
j)uis fpiolquo temps, on fait sur certaines lignes (le chemins de fer des essais tendant à remplacer les traverses en bois j)ar des traverses métalliques (fonte ou fer forgé), et CCS essais semblent devoir réussir. Il parait aussi, d'après des expériences récentes faites en Angleterre, que le verre lui-inèm(; peut «Mre em[)loyé à fabriquer des traverses d'une solidité et d'une résistance suf(isant(;s pour remplacer avantageusement les bonnes ^rareri'^o* de sapin.
Traversé, ée. Partie. p. et adj. Coupé, percé en travers. Planche traversée par une pointe. — Pierre traversée, Pierre marquée de bi-ettures qui se contrarient, qui s'entrecroisent.
Traverser, v. a. Passer à travers, aller en tiavers, d'un côté à l'auti-e. — En Menuiserie, Se dit de L'action de corroyer, de raboter, de replanir le bois dans le sens de sa largeur, avant de le dresser de fil. Traverser une planche. Traverser un parquet. — Traverser, v. n. Occuper toute l'épaisseur, percer, pénétrer de part en part. Un assemblage à mi-bois doit être moins solide que celui qui traverse. Pour fixer solidement certains ouvrages, on y enfonce quelquefois des clous qui traversetit et dont la pointe est rivée de l'autre côté.
Traversine. s. f. Dans les Travaux hydrauliques, Pièce de bois fixée horizontalement sur des pilotis, pour les entretenir et les relier les uns aux autres. — Pièce de bois employée dans une fondation sous l'eau et placée en travers sur d'autres pièces, perpendiculairement à la direction de l'ouvrage. — Maitresses traversines. Celles qui portent sur les seuils. — En Charpenterie, Chacune des traverses d'un grillage.
Travertin, s. m. Sorte de tuf, de calcaire caverneux, blanc ou jaunâtre, qu'on extrait de vastes carrières situées près de Tivoli (Italie), et qui, depuis plus de vingt siècles, sert à la construction des édifices de Rome. C'est une pierre d'une grande légèreté, jouissant de la propriété de durcir à l'air, et par suite fort recherchée pour rédification des voûtes.
Travon. s. m. Pièce de charpente qui, placée en travers sous le tablier d'un pont de bois, couronne la file des pieux d'une palée et sert à porter les poutrelles de la travée.
Tré. s. m. Nom donné, à Salins, à L'arbre mort employé comme bois de charpente.
Trétilé, ée. imrtic. p, et adj. Qui a
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passé par la filière. For, cuivre, acier tréfilé.
Tréfiler, v. a. Faire passer un métal paj- les divers tr(jus li'une lilicre, atiii «U* lui donner, en l'éliranl, le de^M-è de ténuité au(iuel on veut l'amener. Tréfiler du fer, du laiton, do l'or, de Tarifent, du platine. — Neutralement, Travailler à la trelilerie.
Tréfilerie. s. f. .\rt d'étirer les métaux, (I LMi loiiniT des lils plus ou moins tenus en les passant par la lilière. — Fabrique où l'on treille. — Machine pour tirer les lils dans la lilière.
Tréfileur. A", m. Ouvrier qui treille.
Trèfle, s. m. Membre d'architecture de
luinu' ^'éonu'tri(iU(', imitant la feuille de trè/le et «i obtenu, dit \ iollkt-lk-1)i c, au « moyen de trois cercles dont les centres i « sont placés aux sommets des anplcs ; « d'un trianf,'lc écjuilateial. (Quelquefois i « les points de rencontre des eereles sont , « termines par un ornement feuillu, par . « une tête d'honuiie ou d'animal. » De nos jours, le trè/le s'emploie encore assez souvent poui- décorer les constructions légères ou pour réparer les édifices du moyen Age, mais souvent c'est en fonte moulée ou en fer coudé et soudé qu'on ' rétal)lit. On dit atissi Trilobé. — Fourneau de mine en fi»rmc de trèfle en usage dans ' l'artillerie. — Kn Menuiserie, Prolil en usage pour les croisées. — Vax Architecturc, Trèfle de vioderne, Petite rose à ^ jour, découpée dans la pierre dure et for- ' mée de trois portions de cercle ou de trois arcs en tiers-point, dont on voit de nombreux spécimens dans les compartiments de vitraux, dans les pignons et les frontons gothiques.
Tréflé, ée. adj. K}^n a la forme d'un trèlle, qui est orne de trèlles. — Croisée iréflée, Rose tréflée, Croisée, Hose ayant , la forme d'un trèfle, ou qui est orne de trèfles. On dit aussi Trilobé. — Dans l'Arlillerie, Mine tréflée. Mine à trois fourneaux disposes en forme de trèfle. i
Tréfondre. r. n. Fondre de part en part en soudant. L«)rsqu'une soudure a i pris aussi bien en dedans <|u'en dehors, on dit (ju'elle Tréfond.
Treillage, s. m. .\ssemblage de per- !
elles, de lattes ou d'échalas pn-^ ' i izontalement et verticalement, ou . dis-
posés en divers sens, de manu-re a former de petits carrés, des losanges, des dessins de toute sorte, pour servir à faire des clôtures, des espaliers, des palissades, des berceaux, des pavillons, des ar- ,
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cades, des kiosques, etc., dans les parcs et les jardins. Les treillages sont ordinairement i>eiiits en vert.
Treillager. r. a. Oarnir de treillages.
Treillager les murs d'un jardin, d'une cour. — Kn Peinture de bâtiment. Peindre en vert de treillage.
Treillageur. s. m. Ouvrier qui fait des
treillages ou des li-eillis. Il y a des treil- Idf/eiirs qui sont de véritables artistes.
Treille, s. f. Tas d'ardoises rangées suivant leurs ({ualités.
Treillis, .v. ;«. Ouvrage de nuHal ou de bois (|ui mute les mailles en losange d'un filet, et qui sert de clôture, sans intercepter l'air ni la vue. Acaukmik. .\ux termes do l'art. (»71'» du code civil, « Le pi-ojirié-
* taire d'un mui- non mitoyen, joignant « inunédiatement l'héritage d'autrui, peut « prati((uei' dans ce mur des jours ou fen nètresà fer maillé et verre doi-mant. — « ('es fenêtres doivent être garnies d'un « treillis de fer, dont les mailles auront « un décimèti-e (environ trois pouces huit
• lignes) d'ouverture au plus et d'un chAs- « sis à verre dormant. » ■=z Sctrte de grosse toile écrue à fils entrecroisés, très-forte, propre à faire des sacs, des emballages, îles vêtements de manœuvre, et dont on fabri«|ue aussi des seaux pour les ponqies à incendie. = Kn Peinture, On appelle Treillis^ \'n chAssis divisé en plusieurs conqiarliments ou carreaux, à l'aide duquel on peut graticuler un dessin, faire la copie d'un tableau dans des dimensions autres que celles du modèle.
Treillissé, ée. part. p. et adj. Qui est garni liuii treillis de bois ou de métal, qui est entrelacé, cioisé en forme de treillis, l ne fenêtre treillissée. l'ne volière en fer treillissé, en fil d'archal treillissé.
Treillisser. v. a. (iarnir d'un treillis ; Knlielaecr, croiser du bois ou du fer en forme de treillis.
Tremble, .v. )n. Nom vulgaire d'une espeec de peuplier dont la feiiille tiemble au moindi-e vent. Le tremble donne un l)ois mou, qui prend beaucoup de retrait par la dessiccation, et que cependant on emploie pour la charpente en lieu sec. On en fait aussi des voliges, des conduites d'eau, et l'ebénisterie, la menuiserie, la sculpture elle-même en tirent quelquefois parti pour certains ouvrages.
Trémie, s. f. Dans les .Moulins, Sorte de grande auge de bois en forme de pyramide " 'lire renversée, c'està-dire ti - i le haut et très-étroite
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|)!U' 1(! lias, disposée ainsi pour recevoir lo î)l('î à rnoiidro (d U\\vn (\\\''\\ no coiilo fpn! i)cu à pou, dans iino. juste niosurc;, (sntro 108 moules qui le réduisent en farine. — Macliino on usn^-o pour l<; vanna;,'0 ot \o, crilda^'-o dos ^Tains. = Kn (lonstiiiolion, Ass(Mnl)laf^'0 (h; |daii('lios do fornuî j)risniati(juo ou pyramidale, ouvert [)arlo iiaut et i)ar lo bas, qui sert à faire ooulor du mortier ou du béton dans les fouillos, — Espaec résorvé dans un plancher pour porter l'ûtrc d'une cheminée ou pour donner passa^^c au tuyau d'une cheminée (voyez Enchcvêto'ure). Afin de provenir tout dang-er d'incendie, la longueur des tré^nies doit être au moins égale à la largeur des cheminées, y compris la moitié de l'épaisseur des jambages; leur largeur doit être de 1 mètre au minimum, à partir du fond du foyer jusqu'au chevètre. — Bandes de trémie^ Bandes de fer qui servent de support aux âtres et languettes des cheminées.
Trémillon. s. m. Pièce, barre sur laquelle est appuyée la trémie d'un moulin. Quelques Dictionnaires écrivent TrémioJi, ce qui a plus de conformité et d'analogie avec le mot suivant, lequel en définitive est le môme. Nous ne savons pourquoi Larousse et Littré n'en ont point fait la remarque.
Trémion. s. m. Barre de fer qui soutient la hotte d'une cheminée.
Trempe, s. f. En Métallurgie, Action, manière de tremper le fer et l'acier. Cette opération, qui consiste à porter le métal à une température très-élevée et à le refroidir brusquement en le plongeant dans l'eau froide, dans l'huile, dans un acide ou une autre substance, a pour effet principal de le durcir, de le rendre plus fin en ressersant ses molécules. L'acier, notamment, acquiert à la trempe une dureté qui le rend susceptible de prendre le brillant et le poli pour faire des tranchants, et qui permet d'en fabriquer des outils pour travailler le fer et les autres métaux. La trempe de l'acier diffère à raison du degré de dureté qu'on entend lui donner. Les bains de trempe le plus généralement employés sont ceux d'eau pure, d'huile lorsqu'on veut donner une résistance moins forte, et le mercure, qui donne le degré de dureté le plus élevé. Cependant l'acier plongé rouge dans le ploml3, dans l'étain, dans le bismuth, dans l'antimoine, se trempe très-bien aussi. L'acier trempé dans les acides devient très-blanc et sort de la tremi)e parfaitement décapé. — La \ trempe ordinaire est appelée trempe à la |
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volée, poui- la distin^^uor d'un autre procodé dit treinjic au paquet, d'aprèK lequel les piooos (pii doivent olro IroinpécK, et (fui souvent ne sont que du for, sont, avant d'èli-o plongées dans Tr-au, ohaufTées dans uru! lictorte avec un niélangi^ de charbon de; bois ou do terre, quohpiofois, poiu' em|)èchor l'oxydation, ou bien encore do gomme, de suie, de corne, dhuile ou d'autre matière destinée à fournir à ces pièces une sorte de cémentation qui les rend susceptibles d'acquérir un trèsbeau poli, mais rjui n'aciore que la surface. — Trempe se dit aussi de La qualité contractée parle for ou l'acier dans l'opéialion de la trempe. Voilà des scies, des limes, des burins, etc., d'une bonne trempe.
Trempé, ée. part. p. et adj. Qui a été plongé tout rouge dans un liquide ou dans un corps gras ; Qui a reçu la trempe. L'acier trempé brusquement, c'est-à-dire quand il parcourt trop rapidement une très-grande échelle de température, est sujet à se tourmenter à la trempe ; il s'y fait des fentes, dos gerçures, et môme il se wile.! il se courbe, il se déforme, à moins qu'il ne soit trempé dans un corps gras. Le fer et l'acier chaufTés à blanc et trempés subitement dans une eau trèsfroide deviennent très-cassants ; un peu moins chauffés et trempés dans une eau plus tempérée, ils ont plus de liant, plus de résistance et cassent beaucoup moins.
Tremper, v. a. Mettre, plonger, jeter dans un liquide. — En Métallurgie, Trerivper du fer, de Vacier, Les plonger tout rouges dans de l'eau, dans un liquide ou quelque autre substance préparée exprès, pour les durcir, leur donner plus de finesse, plus de liant et d'élasticité. — Tremper à blanc, trerriper rouge clair, rouge cerise, etc.. Tremper le fer ou Tacier lorsqu'il est chauffé à blanc, chauffé au rouge clair, au rouge cerise, etc. — H y a du danger à tremper dans un corps gras après une chaude très-élevée, parce que dans ce cas l'acier peut enflammer cette substance. C'est une opération, d'ailleurs, qui demande de si grandes précautions, lorsqu'il s'agit de tremper de grosses pièces, qu'il vaut mieux le plus souvent ne pas la tenter et se contenter de n'y recourir que pour de petits objets, mais alors la réussite est certaine. — Se Tremper. v.pron. Recevoir la trempe. L'acier peut se tremper à l'air, sous la seule action du vent, et la trempe qu'on lui donne par ce moyen peut être douce ou dure, à volonté.
Trempeur. s. m. Ouvrier qui connaît les divers procédés en usage pour la