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trois cAtoH), on ([ui nous sonihlo plus exact.
Trôle. .V. f. Nom doiinô à Pjuis, par les chiMusles, à une sorte de eolpoi-tji'M', do cornuicrce, qui oonsisto à nllcr ofirir ot à vendre A dos niiircliîiiids en l)Ouli([ue des meubles (pTon ;i l'idniqués soi-mnmc cl dont on n'a [)as le placement d'une autre manière. — Ouvrier à la trôle, Ouvrier ébéniste qui travaille en ebambre et qui, après avoir l'abi-iqiu' rpieUjues meubles, va, par lui-même ou j)ar entremetteurs, les ofTrir cl les vendre aux marchands du faubourg Saint-Antoine.
Trôler. v. n. Aller de magasin en magasin ollVir, vendre aux marchands des meubles qu'on a fa])rif[ués chez soi et qu'on serait embarrassé de placer autrement.
Trolle. s. f. Glisse faite avec des branches d'arbres entrelacées dans des pieux fichés en terre, soit pour faire une clôture, soit pour soutenir les terres d'un talus, d'une berge, etc.
Troller. v. a. Munir, clore une enceinte, soutenir des terres avec une trolle.
Trompe, s. f. En Architecture, Portion de voûte en saillie, servant à porter l'encoignure d'un bâtiment ou toute autre construction qui semble se soutenir en l'air. Suivant Yiollet-le-Duc, La trompe est un « Appareil de claveaux, ayant la « figure d'une coquille, qui sert à porter « en encorbellement, soit un angle sail- « lant sur un pan coupé, soit un pare- « ment droit sur un angle rentrant. Les « constructeurs du moyen âge, ajoute « ViOLLET-LE-Duc, out fait un grand usage « des trompes pour porter les flèches de « pierre à huit pans sur les tours carrées, « des échauguettes sur des parements, « des tourelles en encorbellement ; ils « ont employé les trompes à la place des « pendentifs pour établir des coupoles « sur des arcs-doubleaux reposant sur « quatre piles. » — En général, la solidité des trompes repose entièrement sur la coupe des pierres ; elles sont appareillées, soit au moyen d'une suite d'arcs concentriques, soit en forme de cône. — On appelle Trompe de voûte, Une pierre ronde faisant partie des voussoirs d'une niche ; Trompe en niche ou Trompe spMrique, Une trompe concave en forme de coquille, et qui n'est pas réglée par son profil ; Trompe dans Vaiigle, Celle qui est dans le coin d'un angle rentrant ; Trompe sur le coin, Celle qui porte l'encoignure d'un bâtiment, pour faire un pan coupé au rez-
dc-chnufiftéc ; Trompe en tour ronde, Celle dont le plan, sur une lij^ne droite, rachète >ine tour ronde par le devant, et qui est faite en forme d'éventail ; Trampe de Monliiellier, Espèf;e de trompe dans l'angle, qui (îst en tour ronde, et fpii diflere des autres parce qu'elle a en montée deux fois la lar^eui* de son cintre. ■=. Kri MècaFiif{ue, On appelle Trompe, Une machine soufflante cmiiloyéc dans les forges catalanes, et (jui se com[)Ose d'un soufflet-piston mù par une roue hydraulique. Aucune machine soufflante ne donne un vent aussi régulier que celui des trompes.
Trompe-L'œiL s. m. Sorte de tableau où des objets de nature morte sont représentés avec une vérité qui fait illusion.
Trompillon. s. m. Y.n Architecture, Petite tromi)c de peu de plan et de portée, — Pierre qui, dans une trompe, a la forme d'une portion de cône ou de pyramide et qui sert de naissance ou de coussinet aux voussoirs dont elle est composée. — Trompillon de vofde, Pierre ronde qui fait partie des voussoirs d'une niche. — I^etite partie de menuiserie dans un châssis d'imposte. = Dans les Forges, Se dit De chacune des petites ouvertures dont sont munies les trompes ou machines soufflantes hydrauliques.
Tronc, s. m. La tige, le corps d'un arbre de la naissance des racines à la naissance des premières branches. — Se dit, en particulier, De l'extrémité inférieure d'un arbre alDattu ou arraché, quand les racines en ont été coupées et qu'elle est séparée de la tige. = En Architecture, On dit aussi, par analogie, Le Tronc d'une colonne, Pour le fût d'une colonne, et Tronc de colonne, Pour fragment de colonne ou partie inférieure du fût d'une colonne. — On dit pareillement Le Tronc d'un piédestal, Pour le dé dun piédestal. =z Par extension, On appelle Tronc, Cette partie du corps humain qui comprend les épaules, la poitrine et les reins, abstraction faite de la tête et des membres. — Petit coffre placé et scellé dans une église, ordinairement près du bénitier ou à l'entrée d'une chapelle, et dans le dessus duquel est pratiquée une petite fente pour recevoir les aumônes des fidèles. Le tronc des pauvres.
Tronche. S.f. En Charpenterie, Tronçon de bois gros et court dont on peut tirer une courbe rampante d'escalier ou un noyau recreusé.
Tronchet. s. m. Gros billot de bois monté sur trois pieds.
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Tronçon, s. m. Morceau coupé ou rompu il un ol)j('t plus l(jn;^' (pic lai-go, clo fornu^ ('\ lindriijut* t)U prisuuitiuut'. l'n tronçon tle peuplier. — Kn Areluleelure, Morceau de marbre, do pierre ou de bronze, dont deux, trois ou «puitre, ajustés, posés l'un sur l'autre, forment le fut d'une colonne. Le tronçon excède toujours en hauteur le diamètre du fût; c'est ce qui le distin^Mie du t(l7nbour, dont la iiautcur cj>l infcrii'ure au diaujctre. Une colonne en tronçons, l'n tronçon de colonne brisée. — Kn llydrauliijue, Tuyau de terre ou de métal do tlimension jdus ou nu)ins courte, ci qui est fait pour cti'e ajoute à d'aulrcs du mOme {^'cnix*.
Tronçonner, v. a. Diviser en tronçons. 'Ironçonner des sapins, des peupliers.
Trône, v. ///. Siège do bois précieux tapisse do velours, ordinnirement élevé sur une estrade, surmonté d'un dais do riches drajxMics, cl décoré tle sculptures et d'oi-nements d'or, sur lequel s'asseyent les rois et les cmi)ereurs dans l'exercice solennel dos fonctions de la souveraineté. — Trône épiscopal, Siège èlevè sous un dais dans le sanctuaire dune église cathédrale, pour asseoir l'èvèque lorsqu'il officie pontifical cm on t.
Tronqué, ée. Partie, p. et adj. Dont on a coupé, reti-anché quelque partie intégrante. Arbre tronqué. ■=. Mutilé, ou in('omi)lct, inachevé. .SV^i/wg ti'onnuée, Statue dont la tète et les nuunbres ont été séparés du tronc, dont il ne reste plus que le torse. — Colonne tronquée^ Colonne incomplète servant de support A un vase, à une statue, ou bien encore, C.oloiuie dont la partie supérieure a été brisée ou semble avoir été brisée, l'ne colonne tronquée, dressée sur une tombe, est un emblème indiquant que la personne (pii repose I."» est morte jeune, (pie ses jours ont clé tranchés trop tôt, que sa vie a été brisée. — Kn (iéomètric. Cône tronqué.
Pyramide tronquée, (îi^no, pyramide dont on a retranché le sommet j)ar un plan parallèle à la base ou incliné dans un sens quelconque.
Tronquer, r. a. Mutiler un objet, en retrancher tpiehpie partie considérable.
Tronqu4r une statue, une colonne, un pilier. — Tronquer un arbre, Kn retrancher les branches, la tète et le pied.
Trophée, .s-. ;//. Originairement, Dépouille d'un ennemi vaincu, mise en fai.seeau sur un tronc d'arbre préalablement dépouillé de ses branches et s'élcvant au
I milieu du champ de bataille. — Par extension, Assemblage de drapeaux, d'armes
! olï'ensivcs cl défensives, élevé et disp<»sé avec art, soit pour perpétuer le souvenir d'une victoire, soit à titre de décoration guei-rière. — Monument do pierre, <le marbre ou de bronze représentant des trophées, <pie les Homains érigeaient sur une place publique ou dans l'intérieur du U^ipitole. en l'honneur d'un général vain- (pieur. A rexemj)le des Domains, et pour la même cause , les |)euj)les mo<lerne8 élèvent aussi des trophées sculptés. Tout bien considéré d'ailleurs, les arcs de triomphe et les colonnes triomphales érigés (ians les tem|is anciens aussi bien que de nos jours ne sont pas autre chose que des frophées i)lus grandioses. — A 1 imitation des trophées militaires, On fait aussi des trophées de chasse, d«'s trophées de musique, «les trophées d'église, iV agriculture, (V astronomie, (juc les sculpteurs et les j)eintres se i)laisent quehiuefois à représenter dans leurs œuvres.
Troquet, s. m. Kn Couverture, Chevalet d un comble.
Trottoir, s. m. Chemin un peu en contre-liaiil du sid, ménage le long des roules et, dans les villes, sur les côtés d'un pont, d'un quai, d'une rue, pour l'usage et la commodité des gens qui vont à })ied. Ke mode de conslruelion des trottoirs variant à l'infini, nous n'enti'ci-ons dans aucun détail à ce sujet; seulement, nous dirons qu'aux termes (le la loi du 7 juin iHiT), Iois(pie, sur la demande du conseil municipal il'une ville, un rlèei'ct a déclaré d'ulililé publi<|ue rétablissement de trottoirs dans les rues et places dont les alignements ont été approuvés par décret, la délibération qui a provocpié cette déclaration et «pii désigne les rues et places ou les trottoirs seront établis, doit arièler en même temps le devis des travaux, selon les matériaux choisis par les propriétaires riverains, et la dépensf^ doit être répartie entre la ccmimune et ces propriétaires, les(|uels, à moins d'usages locaux contraires, ne peuvent être contraints à supporter au delà de la moitié de cette dépense, l'autre moitié, tout au moins, étant à la charge de la commune.
Trou. s. m. Kn C-onstruction, Ouverture ordinairement rondo ou carrée, plus ou moins largo et creuse, faite dans la terre, dans un mur, dans le bois, dans la pierre, le marlu'c, le fer ou toute autre matière, pour l'exécution, la mise en place, le scellement ou le fonctionnement de certains ouvrages. Les trous qu'on perce dans les
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