‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 264 sur 285 · TUB · texte numérisé non relu

TUB

ployéo pour lo plAtre. — Truelle guerluchonne. Voyoz Guerluchon.

Truellée. s. f. (,)iinntilé do mortier, do plAtie ou do cirnont ijui poiil tonir ou ((u'on pioiid on uuo fois sur uno Iruello.

Truellette. s.f. Potito truollo à l'usape dos |)lafonnours, pour les oniomenls en

roliof.

Truite, ée. adj. Uui ost marqueté do tnohos ressemblant ù oolles do la truilo.

— l*ai' analo^'io, Fonte triiitée. Sorte tlo fonto d'aspoot ldan«'hAlro. jdus ou moins môlan^^'oo ot laclioloo i\v fonto f,'riso. — Porcelaine truitée, Poroolaino dont la couverte, par suite d'un acoident de fabrication ou paroo (prollo a oto trop saisie par lo fou, se trouve toute parsoméo <lo fentes ot i\c tressailluros, ayant parfois une apparenoe de rôj^^'ularilo et ressemblant aux mailles d'un réseau. Les porcelaines truitées, surtout oeilos de la ('bine cl «lu .la|)on, sont rooliorobéos des amateurs.

TruUisation. .v. /'. Kn Con si motion, Mol par loijuol on dosi^j^no, en j^onéral, L'ensemble des travaux de orépissugo et d'enduit, paroo «pi'ils so font à la truelle.

— So dit, on i)artioulior, Dos orcpis et des enduits (]ui se font à l'intrados dos voûtes, ou bien encore d Tne manière d'éj^raligner, de hacher avec la truelle brollôo un onrhiil «le mortier, sur lequel doit ôho ai)pliquo un enduit de stuo.

Trumeau, s. m. Go mot, qui anciennemont sij^'niliiiil Jambe, s'applicpio aujourd'hui, pai" uno sorte d'analogie, à Toute partie d'un mur de face comprise entre deux baies do porte ou do fenêtre. Dans r.\rohileoluro du moyen Age, les piliers qui divisent on doux baies los portos principales des grandes salles, des nefs d'église, des courtils et dos préaux, étaient considérés comme des trumeaux. — Par extension, se dit, on Menuiserie, do Tout lambris ou parquet do glace qui fouvro, à l'inlérieur, l'espace compris entre deux fenêtres et même lé dessus d'une cheminée.

Trusquin. s. m. Voyez l'rousquin.

Tubage, s. m. Opération consistant ù revôlii- tlo tubes un trou creusé en terre, peur empêcher los éboulements qui pourraient s'y produire.

Tube. V. m. Tuyau cylindrique d'un petit diamotro et d'une faible oiiaisseur, par où l'air, lo gaz et los liipiidos peuvent passer et avoir librement une issue. Tube de cuivre. Tube de laiton. Tube de fer-

blnno. Tube de plomb. Tube de verre, do caoutchouo, de gulta-poroha. Les tubes jouent un grand vMo dans la construction dos maobinos ù vapeur et particulièrement dans celle des chaudières dites tubulaires \ dans l'origine, on les construisait en for ou en cuivre rouge, mais roxporionoc ayant dèmonti'è (ju'ils so détruisaient très-rapidenuMit, on los fabricjuo aujourd'hui avec des planches de laiton dont la durée est l)oaucoup plus grande. — Depuis (pielquos années, les progi'ès de la métallurgie |)ermottont do «-ouler pour los divei's besoins do l'industrie et, notamment, pour les conduites d'eau et la constiMiction des ponts métalli(|ucs, des tubes d'un diamètre <'onsidéi-ablo. — Tube acoustifjue, Kspèoo de porto-voix qui so plaoo dans l'intérieur d'un a|)|)arlemont dont on voul modilior los propriétés aoousti(iues. — Tube do Pitot, Tube «le Darcy, Insti'uments inventés par los ingénieurs Pitot et Darcy pour servir à jauger le débit des cours d'eau. Lo tube de Darcy,

Darcy, jui est un pei"fe<'tionnemont do celui «lo /itot et (lui s'emploie aujourd'hui ni-os-

3U0 ox«'lusivemont, donne des résultats 'une grande exactitude, lorsqu'on en fait usage avec le soin ot les |>récautions voulues. = Dans los opérations «lo sondage, pour prévenir les ébouloin<mls qui pourraient so produire dans les trous, on y fait desoontire des tubes circulaires en l«')lo, d'un diamètre plus petit que celui du trou, ot on los enfonce, soit en j)oussant et en tournant, soit en frajipanl dessus quebjues coups de mouton. (Quelquefois ces tubes sont en fer galvanisé, en fonto, en zinc, en cuivi'c et même en bois. — Tube perforateur. Tube qui, sous l'aotion d'un puissant et très-ingénieux mécanisme, tourne et avance en même temps dans la roche qu'on veut percer.

Tuber. t. a. Hevêtir do tubes un trou de sondage, un puits artésien.

Tubulaire. "'îj. Qui est garni, muni «le tubes, (pii t'uiiclionno à l'aide do tubes.

— Pont tubulaire. Pont composé d'une série de gros tubes métalliques, de gros cylindres creux on fonte ajoutés bout à bout ot suppoi des |)ilos on maçonnerie. — L : r tubulaire, (ienro de chaudière à laquelle plusieurs tubes sont adaptés pour faciliter cl activer la vaporisation dans los locomotives et certaines autres machines.

Tubulé, ée. adj. (,>ui est en f tube; fjui a une ou plusieurs lui'

— Kn Archéologie, Draperie tuàulée, Di*aperie qui, dans les statues anciennes,

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Tl'M

tombe on plis arrontUs ressemblant à des tubes.

Tubulure, s. f. Oiivfi-lni'e nK-nn^^én dans une iiiiirliinn A v:ii)eur pour rticevoir un liibe.

Tuer. V. a. Oler la vie, détruire, niotlro à néant. — En Peinture, se dit De l'efiet dos couleurs éclatantes, des lumières ti'op vives, dont le voisinaj^'e en obscurcit, en détruit d'autres [jIus faibles.

Tuerie, s. /'. Lieu où l'on abat, où l'on tue des animaux pour la boucherie. Dans les villes où il existe un abattoir public, les tueries particulières sont interdites.

Tue-vent. s. m. Abri que, dans les chantiers en plein air, les ouvriers établissent avec des claies, des paillassons ou des planches, pour se garantir du vent.

Tuf. s. m. En général. Substance blanchâtre, poreuse et pierreuse, très-tendre et très-friable à sa superficie, déposée sous forme de sédiments dans les terrains calcaires ou marneux, et qui se trouve immédiatement au-dessous des terres arables et végétales. — En particulier.

Sorte de pierre blanche et tendre, provenant de ces dépôts, qui blanchit encore et durcit en séchant, surtout lorsqu'elle est employée à l'air. Dans certains pays, elle fait d'excellente pierre à bâtir, pouvant recevoir le poli ; on s'en sert même pour faire des meules de moulin. Malgré son peu de résistance apparente, ce tuf est recherché, à cause de sa faible densité, pour la construction des voûtes, des tunnels de chemins de fer, des clochers et autres ouvrages de ce genre.

Tuffeau. s. m. Se dit quelquefois Des pierres de tuf propres à la construction. — Se dit également d'Une sorte de craie jaunâtre, plus poreuse que la craie blanche, assez souvent mélangée de craie et de mica, qui se taille aisément, mais qu'on ne peut employer que dans les constructions légères, attendu qu'elle ne résiste guère à la pression.

Tuile. S. f. Tablette de peu d'épaisseur, faite de terre grasse pétrie, moulée, séchée et cuite au four, tantôt plate, tantôt courbée en demi-cylindre, et qui sert à couvrir les maisons et bâtiments. C'est là la forme la plus ordinaire de la tuile. Cependant, indépendamment des tuiles plates et des tuiles creuses, il y a encore les tuiles en dos d'âne, les tuiles plates à rebords ou à recouvrements, les tuiles flamandes à double courbure en forme

d'S, les tuiles romaines {tegole et canali) en usaj^'o en Italie, les tuiles ^ironnées, plus étroites du liant (jue du ba», les tuiles de (luycnnc, en donii-rannl, les tuiles Jolibois, les tuiles Mullci-, ftc. La fornnï la j»lus habituelle dr-s tuiles J)late8 est celle d'un rectangle, dont l'un de» petits côtés est muni en dessous, vers son milieu, d'un crochet ou talon en saillie qui sert à les faire tenir aux lattes; quelquefois aussi il y a de ces tuiles qui sont percées de deux trous au moyen desquels on les fixe avec des clous. Les tuiles plates sont du grand moule ou du petit moule: Celles du granrl moule ont 0'":M 1 de longueur, 0™2a de largeur et 0'"01G d'épaisseur; elles pèsent 196 grammes l'une, et il en faut 42 par mètre carré de couverture avec 1/3 de pureau. Quant à celles du petit moule, leur longueur est de 0'"257, leur largeur de 0™183, leur épaisseur de 0™01i ; elles pèsent 132 grammes chaque, et il en faut 64 par mètre carré de couverture avec 1/3 de pureau. Les bonnes tuiles^ quelle qu'en soit la forme, doivent être sonores, présenter plus ou moins des indices de vitrification et ne contenir aucune trace de chaux. — Tuile faîtière, Tuile courbe, longue de 35 centimètres environ, qui sert à couvrir le faitage des toitures, et dont la partie supérieure est quelquefois agrémentée de reliefs mis en rapport avec l'ornementation du bâtiment. — Par extension, Tuile se dit aussi des plaques rectangulaires de pierre, de marbre, de fonte, de zinc, de bronze ou autre métal, servant au même usage que les tuiles de terre cuite. — Se dit également des carreaux de vitre employés à la couverture des toits en fer des serres, galeries, passages, etc., et que pour ce motif on appelle tuiles de verre.

Tuileau. s. m. Morceau, fragment de tuile cassée.

Tuilerie, s. f. Art du tuilier ; Lieu où l'on fabrique de la tuile, de la brique, et où il existe des hargards, des halles pour la faire sécher, un four pour la faire cuire.

Tuilette. s. f. Petite tuile.

Tuilier, s. m. Ouvrier qui travaille à la fabrication de la tuile et de la brique.

Tumulaire. adj. Qui appartient, qui a rapport aux tombeaux. Inscription tumulaire. Pierre, marbre. Plaque tumulaire.

Tumulus. s. m. En Archéologie, Amoncellement de terre ou construction en forme de cône, que les anciens éle-

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