‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 271 sur 285 · VAR · texte numérisé non relu

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ordinaire \)ny sa groHHCîur ot sa lourfloiir, rjiii sont moindi'OK, vi pnv Hon fer, (jui <;hI lin peu riiiliô ci a la loriiic de la ^'()Ii;,'(î, D'mi .iiilid cùlc!, cul oulil a ([iiclfjiKîlois diîiix ixjii^nu'uîs, afin de |)OiiV()ir rire manié à la fois par deux ouvriers, doul l'un tire, tandis (jue l'auliH! pousse; ; vo (pii arrive, i()is([ue, |)Oui' enhiver l)eau(',oiip de hois, on l'ail inordre le fer davanlaj,'e, el que, l)ai' suite, le travail est Iroj) rude pour un seul,

Varloper, v. a. Dresser, j)olir le bois avec la varlope.

Varme. s. f. Se dil, en Métailurf^He, Du cùlé du creuset où est la tuyère, dans les fourneaux (raffinage qui n'ont qu'une tuyère.

Vase. s. m. En général, Sorte de vaisseau, d'ustensile creux à l'intérieur et fait pour contenir des liquides, des parfums, des fruits, des fleurs et autres substances. Vase d'or. Vase d'argent.

Vase de bronze. Vase de terre, de bois, de cristal, de porcelaine, de faïence. = Au point de vue de l'Art décoratif, en Architecture, en Sculpture, Vase s'entend De certains vaisseaux de forme élégante, montés sur un piédouche, ornés d'oves, de goudrons, de guirlandes, de figures, de bas-reliefs, avec anses sculptées et bords évasés, tels que ceux qui décorent les palais, les monuments, les jardins, les musées, et qui le plus habituellement sont en pierre, en marbre, en albâtre, en porcelaine, en terre cuite, en bronze ou en fonte. — Vases antiques^ Dénomination sous laquelle on désigne les vases qui nous viennent des anciens et qui pour la plupart, sauf quelques-uns qui étaient employés à la décoration des temples, des palais, des villas et des jardins, ont dû servir à des usages domestiques.

Parmi ces vases, on distingue particulièrement les Vases peints, grecs ou étrusques, les Vases égyptiens et les Vases romains. Les vases qui ont servi à la décoration des temples et autres monuments se reconnaissent ordinairement à leurs grandes dimensions, à la matière plus dure (marbre, porphyre ou bronze) dont ils sont faits, et aussi surtout aux sculptures et aux bas-reliefs qui les ornent et en font de véritables objets d'art. Les Vases étrusques, qu'on trouve en Italie dans les tombeaux anciens, sont à fond rouge, avec dessins noirs ou blancs; les Vases grecs sont à fond noir, avec des dessins rouges. — Vases sacrés. Vases qui, dans la religion catholique, sont uniquement consacrés aux cérémonies du

culte et plus particulièrement à l'admi-

nistialion des sacrements. — Vm Archilecliiic, Vase de chapiteau, Masse évas<'*o des clia|)itcaux corinlliicn ol composite sui- larpndle semblent appliquées les feuilUis et les volutes. — Vase d'amortisHOneni, Vase destiné à t«M-mincr la décoration d'une faf;ade, à couionner un I)ilaslre, et rpii souvent s'emploie dans les intérieurs, en bas-relief ou en rondebosse, au-dessus des î)ortes et des cheminées.— Vase denfaUement, Vase ordinairement en plomb, qui se pose à Tcxtrémité des poinçons d'un comble, el (\\ï\ est quelquefois doré. — Vase de Treillage, Imitation de vase faite avec des verges de fer el de bois souple pour servir d'amortissement sur les portiffues et les cabinets de treillage. — Ornement en fer ou en cuivre rapporté par le haut d'un pilastre de rampe. — l'artie en forme de poire faite ou ajoutée au bout d'un croissant de cheminée, — Petit ornement en forme de vase qui se fait au haut et au bas d'une fiche. Fiche à vase.

Vaseux, euse. adj. Se dit d'Un terrain marécageux, mou, sans consistance.

On ne doit fonder sur les terrains vaseux qu'en se servant de pilots et de grillages.

Vasistas, s. m. Sorte de petit panneau vitré, ménagé dans une porte ou une fenêtre, et qui s'ouvre à volonté, soit pour donner de l'air, soit pour voir ce qui se passe ou pour parler à quelqu'un de l'extérieur. — Petit panneau du même genre placé aux portières des voitures.

Vason. s. m. Masse d'argile préparée pour faire des tuiles, ou pour le moulage et le tournage.

Vasque, s. f. Bassin de marbre, de pierre ou de bronze, rond, peu profond, et ordinairement de forme évasée, qui reçoit et laisse déborder les eaux d'une fontaine, d'une chute, d'un jet d'eau.

Vatican, s. m. Nom d'une des sept collines de Rome et du palais habité par le pape. — Le palais du Vatican renferme dans son enceinte une bibliothèque des plus riches en manuscrits, et de plus un immense musée dont les merveilleuses collections en tous genres sont les plus belles, les plus complètes et les plus curieuses qui existent.

Veau. s. m. En Charpenterie, Levure faite à la scie sur une pièce de bois, pour la cintrer; ou, autrement, suivant la définition qui nous a été donnée par un scieur de long, Partie ventrue qu'on détache d'une pièce de bois en la cintrant.

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Vedette, s. f. Srutincllo do cnvalorio, suiiliiiL'lk; »'ii gôiu'ial. — I)ans les Fortilications ancieniios, Tourelle élevée sur un roinj)arl pour servir de ^Miérite à une sentiii(>lle, et ({u'on apjielait ainsi par une soile de conriision avec la sentinelle, avee la vedette elle-mèuie, «jui s'y Iniiiit constaniuient en oljservaliun.

Veine, s. /'. Nom do ehaeun dos vaisseaux ou petits ranauv ramifiés, par lesouels le sanj.^, (|ue les artères tujt distrihur (lans les divei-ses jtarties du corps, est rapporté, ramené au cœur. — Kn (jîéologie, en Minéralogie, So dit De certaines parties longues et étroites ou la roche, la terre est Hune autre nature, dune autre (|ualité, d'une autre couleur (|ue celle (jui est auprès, l'ne veine de marbre. Une ve'uie do craie, de silex. Une veine d'oerc, de sable, de glaise. — Se dit aussi de L'endroit d'une mine où se trouvent les liions plus ou moins ramilles d'un métal, d'un minéral (pielcon([ue. l'ne veine d'or, d'argent, de i)lomb, de cuivre, l'ne veine de houille, d'anthracite. — Se dit encore Des dessins ca[)rieieu\, l)izarres, des lignes et maniues de couleurs variées qui so voient, après le polissage, sur certaines pierres dures, sur les marbres et sur

f)resque tous les bois. L'acajou, l'orme, c noyer, l'érable, el(\, olVrcnt parfois des veines d'une beauté, d'une élégance, d'une variété infinies. = Veine deau^ Petite source qui coule sous terre en un mince filet. — Va\ Hydraulique, Veine fluide.

Colonne li(iu»de ijui s'échappe par un orifice à minces parois.

Veiné, ée. partie, p. et adj. Qui a des veines, en parlant du bois, des marbres et de certaines pierres. Le portor est un marbre noir veiné de jaune imitant l'or. — Se dit, en Peinture île bâtiment, De ce qui est orné de dessins imitant ceux du bois ou d'un marbre quelconque. Des cimaises, des slylobates veinés do noir, do blanc, de bleu et de jaune.

Veiner, r. a. Imiter avec des couleurs et l'aille du pinceau les veines du bois ou du marbre.

Veineux, euse. adj. Rempli de veines, marque de veines, de raies, de lignes se ramilianl comme les veines du corps. Les beaux bois veineux sont recherchés par les ébénistes.

Vêla. s. f. Mot italien par lequel on désigne, en Architecture, l'n genre de décoration usité pour les plafonds de salles de spectacle, et qui ligure la toile tendue d'un immense pavillon, imitant le Vêla-

riU7n qui couvrait les Ihcàtres anciens. La vêla est ordinairement décorée de peintures et d'arubcsquos.

Vélariuni v. m. Clrand appareil mobile en toile, que les Homains disposaient en fornu; de tente au-dessus des cirques et des ainphithéiUrcs, |)our préserver les spectateurs du soluil, de la poussière ou do la pluie.

Vélin. V. m. Parchemin superflu, fait de peau de vi'au, et qui est jdus blanc, plus uni, plus fin ({ue le parchemin oiilinaire. Le plus beau vélin est celui (pii provient des veaux à poil blanc et surtout celui qui est fabriqué avec les peaux de veaux mort-nés ou n'ayant |)as plus de six semaines. ,\u moyen îy'^^\ avant la découverte de la peinture à l'huile et de l'imprimerie, le vélin était le parchemin employé par les classes riches, la haute noblesse et les altistes, pour les manuscrits et les minialuies exéeidés avec soin. Le xiV, le XV® siècle, et mémo le xvi*, nous ont laissé en ce genre de véritables chefs-d'ieuvre, qui sont conservés précieusement dans les bibliothèques et les musées. De nos jours, le vélin est trèsrecherché encore par les dessinateurs, qui se plaisent ù y tracer leurs plus beaux dessins; il est employé aussi par les j)eintres en miniature, et par ceux

Sui s'adonnent à la gouache et au pastel, n s'en sort également pour imprimer les titi'cs et diplômes. — Vélin s'emploie fjuelquefois adjectivement, et alors il se (lit de ce qui imite le vélin. Papier vélin. Toile véline.

Velours, s. m. ÉlofTe douce au toucher, ordinairement précieuse et trèsriche lorsqu'elle est en soie, mois qui souvent ne se fabrique qu'en laine ou en coton. On l'appelle velours, parce que l'endroit en est plus ou moins velu, tandis que son -envers offre un tissu ferme et serré. — On dit que le velours de soie est plein (l'AcAnKMiK écrit plain, planus), lorsqu'il est à poils longs, et qu'il est uni, sans figures ni rayures ; on dit qu'il est ras, lorsqu'il est à poils courts : dans ce dernier cas, il est souvent couvert de dessins, mémo d'ornements d'or et d'argent, et alors on dit qu'il est figuré ou ciselé. On nomme Velours épingle. Un velours ras forme do raies tres-lines et très-rapprochées ; Velours cannelé. Un velours présentant des raies parallèles alternativement rases ou veloutées, c'està-dire l'une en velours ras, l'autre en velours plein ; Velours rayé, Un velours olTraut des raies de diverses couleurs,

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toutes v(ïl()ul(''('s, ou j)iir(i(« velours <;t pnrlio satin ; Velours a deux faces, l'n velours vc'lu des doux côtÔH, et (juclqui;i'oJH (hî deux eouleurs dilïïu'enles. — Dans les Vehnfrs de coton, dont !(• vdoulr ne? so ))roiliiiL pas d(; la iiu'iiic l'aroii que celui (les velours dcî soie, cl (|iii d'ailleurs sont toujours nioin beaux id de; eouleui'S ternes et peu so ides, On distin^Mie j)ai-li- (Mdiri'cnuMil les Velours lisses, l(!s Volverets vi les Velours à côtes ou h demi-cotes.

— Parmi les Velours de laine, qu'on nomme aussi Pannes et Tripes, On doit i'emar(ju(jr les Velours d'Utrecht, dont la trame est en laine; cl le vcloulù en poil de chèvre, et (|ui toujours sont à longs poils, tantôt unis ou rayés, tantôt gaufrés ou imprimes en diflerentes couleurs. — Les mloiirs de soie et de laine sonl, comme (diacun sait, ibrt employés dans l'ameublement. Les tapissiers s'en servent, notamment, pour garnir les sièges de luxe (chaises, fauteuils, sophas, divans, canapés, etc.). Des fauteuils en velours rouge, en velours l)leu, en veloiirs vert. Un salon en velours d' Utrecht.

Velouté, ée. adj. Qui imite le velours, qui a, dans son ensemble ou dans quelques-unes de ses parties, l'apparence, le velu, la douceur, le moelleux du velours. Des étoffes, des satins, des draps veloutés.

— Papier velotcté, Papier de tenture dont le fond et les dessins sont semés de tontisses de drap, qui lui donnent l'apparence du velours.

Velu, ue. adj. Qui est couvert de poils, qui n'est ni tondu, ni rasé. — En Maçonnerie, par analogie, Pierre velue, Pierre brute non ébousinée, et telle qu'elle est sortie de la carrière.

Vélum, s. m. Grande tente dont on couvre un amphithéâtre, une allée, un espace quelconque, pour Texhibition d'un spectacle ou la célébration de quelque cérémonie.

Venteaux. s. rti. pi. Orifices par lesquels l'air s'introduit dans les soufflets.

Ventelle. s. f. Ouverture pratiquée dans une ventellerie. — Dans les Ponts et Chaussées, On appelle Ventelle, Une sorte de petite vanne disposée dans les faces d'amont de chaque vantail des portes d'une écluse de barrage ou de canal, et qui a pour destination de servir à vider ou à remplir le sas de l'écluse, à élever ou à abaisser, suivant le besoin, le plan d'eau des biefs ou bassins contigus. Ces ventelles s'établissent d'après divers systèmes: elles sont planes, à

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jalousies ou lojirnantes ; il y en a qui se font en bois, d'autres <;n tôle ou en fonte. Klhîs sont mises en mouvemcinl à l'aide «l'un crie, d'une vis cl plus ^généralement à l'aide d'un levi(!r sinjple, dont la manriMivre d(;mand(; moins de temps «pu; ecdie du cric ou de la vis. Dans les Londuiles d'eau, Lespclilcs valves, au moyen dr!S(piell<;s on suspend ou l'on rélal)lit la ciniilation de l'eau, reçoivent aus.si le nom de Ventelle.

Ventellerie. s. f. Se dit, dans les l'onls eK^haussées, d'Un ouvrage de bois ou de maçonnerie servant à soutenir une retenue d'eau, et dans lequel il existe des ouvertures fermées au moyen de vannes, au moyen de ventelles.

Ventilateur, s. m. Nom donné, en (îonslruclion. Aux ouvertures, tuyaux, machines ou appareils destinés à renouveler l'air dans un lieu clos, particulièrement dans les salles de spectacle et d'hôpital, dans les grands ateliers, les prisons, les fosses d'aisances, les mines et autres endroits où, par une cause quelconque, se produisent des exhalaisons, des gaz de nature à le vicier. Dans un appartement, la cheminée fait l'office de ventilateur et suffit pour l'aérage ; dans les écoles, les ventilateurs consistent d'ordinaire en simples vasistas. — En Mécanique, Ventilateur se dit de Toute machine rotative destinée à produire un courant d'air continu, propre à alimenter le feu d'un fourneau, d'une machine à vapeur, sans le secours d'une cheminée ou d'un soufflet quelconque.

Ventilation, s. f. Opération par laquelle, au moyen de ventilateurs et de procédés ordinairement très-simples, on introduit dans un lieu clos une certaine quantité d'air pur à mesure que l'air vicié et les gaz méphitiques en sont expulsés.

Ventilé, ée. part. p. et adj. Où l'air peut s'introduire et se renouveler. Cette mine a des puits bien ventilés.

Ventiler, v. a. En Construction, Pratiquer des ouvertures, établir des ventilateurs pour introduire Tair pur, pour renouveler l'air dans un lieu clos, dans un égout, dans une mine, dans un endroit quelconque vicié par le méphitisme.

Ventillon. s. m. En Métallurgie, Chacune des soupapes qui servent à fermer les venteaux d'un soufflet.

Ventouse, s. f. En Construction, Se dit, d'une manière générale, de Toute ouverture pratiquée pour donner passage

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