VEN
vf:R
à l'air. — So dit plus pai'ticulirromont, en FuiiiisU'i'ii* : 1" Des (|«'ux panneaux de plAlre disposés Iransversaleinenl l'un devant l'autre, sous le manteau d'une eheininée, de manière à foiiner une sorte de eoulisse par hupiclle l'air se j^'lisse, j)énètre dans le tuyau et pousse la l'uniée vers l'ouverture (jui est en haut ; 2° Des petites ouvertures, des eonduits prati(iués dans ré|)aisseur des iniu's, des plaiieliers, pour étalilii" aussi des courants d'air sous le manteau dune eheminee ; 3" Des petites j,'rilles en cuivre, en bronze ou en fonto (jui, dans un poiMe, dans un ealorifcre, donnenl passa^'eà l'air l'roid (jui alinu'ute le tiraj,'e du loyer. — Kn Melallurj^'ie, Ohaeune des ouvertures des canaux d'évaporation dans les fourneaux.
Ventre. 5. w. Paitie antéiieure et plus ou moins renflée du corps d(» l'homme et de oei'tains animaux, où sont coidenus les intestins. — So dit, par analojj'ie, de I.a partie renflée do certains objets. Le rentre d'une hotte. — En (îonstruction, Tarlie d'un eniluit, du j>ai'emcnt d'un mur (lui boucle, ipii sort de son aplomb. — Kn Métallurj^'ie, Partie la plus lar^'O d'un haut fourneau. — Kn (iiavure, l'artie d'un burin «ju'on soumet à rai{.,Miisage pour le rendi'e tranchant. — Dans les métiers où l'on l'ait usa'je du tour. On appelle Ventre à planer, Une pinnehetto do chêne que l'ouvrier s'applique sur l'estomac «juand il veut planer une pièce de bois.
Ventrière, s. f. Pièce de bois placée en travers sur le milieu d'autres pièces, pour servir à les relier ensemble. — Se dit plus particulièrement, dans les Travaux hydrauliijues. Des pièces de bois qui servent de coulisses aux palplanches.
Véranda (ou Vérandah, suivant la forme an^^'laise). s. f. (Jalerie léffèro et couverte ([ui, à l'i'xemple de celles qui régnent sur le devant des habitations de l'Inde et de l'extrême Orient, est établie sur toute la lonu'ueur de la façade de certains édilices, tels que les chalets et autres du même genre, de construction fantaisiste.
Verboquet. s. m. Contre-lien ou corde servant à attacher une pièce de bois au gros cAblc d'un engin et à la diriger.
Verdâtre. adj. Qui tiie sur le vert.
Couleur verdâtre. Des teintes, des tons verdàtres.
Verdet. s. m. Un des noms du Ncrtde-gris ou acétate de cuivre. C'est avec le verdet qu'on fait les belles couleurs
de vert céladon et de jaune soufre, employées dans la peinture.
Verge, s. /'. Petite baguette longue et flexible. — Par analogie, dans les .\rts, se dit de Toute tringle de fer, d'acier ou
I de cuivre d'une certaine longueur, comme, par exemple : Ka tige de fer qui tient au piston d'une pompe; La tige de fer jdantécî sur le sommet d'un ediliee et uutoui" do bupjelle tourne une girouette; L<» fléau d'une balance; La pièce du tour dont on se sert pour tourner en l'air ou en ligures irreguliéres, etc., etc. =i Se dit aussi : l*» Kn Vitrerie, d'Une tringle do fer (jui, après avoir été chaufl'ée, se pose sur le verre pour le couper au moyen d'un peu d'eau dont on hume<'le l'endroit «jue la
I verge a touché ; -2' Kn Seri'iuei-ie et Vitrerie, d'Une j)etite baguette de fer (jui sert à maintenir les panneaux de vitraux. — Kn Metallingie, Fer en rert/e. Petites barres rondes, jdates ou carrées, telles (pie feuillard, teuton, carrillon. — Verge crénelée, Darre do fer ou d'autre métal (jui, n'ayant pas été parée, conserve à sa surface l'empi-einte îles coups de marteau dont elle a été battue.
Vergelé <»u Vergelet, suivant «juclqiies-uns). s. ni. Pierre calcaire tendre, à bAtir, de très-bonne qualité et parfaito-
, ment résistante, (ju'on extrait de carrières situées dans le dej)jirtenient de l'nise, sur
: les bords de la rivière de ce nom, et (jui se débite à sec, à la scie à dents. Le dôino extérieur de l'église Sainte-Geneviève,
I les parements des nouveaux ponts do Paris et beaucoup d'autres édifices de lu capitale sont construits en vergelé.
Vergette. s. f. En Serrurerie et Vitrerie, Harre de fer carrée ou ronde, mince, qui sert A maintenir les panneaux I des vitraux entre les barlotières. Les ' panneaux de vitraux s'attachent aux tergcttes au moyen do petites bandes de plomb soudées aux plombs de sertissure des verres. Viollkt-Le-Duc.
Vérificateur. .s\ m. Celui qui est commis pour vérifier des ouvrages, des devis, des comptes, etc., qui est chargé d'examiner s'ils sont tels «ju'ils doivent être. — V^ïi .Vrchitecture, Celui qui vérifie les travaux de construction, les mémoires et déco-; . Vérificateur-Ex-
pert. Aï' ... ( .,:cateur.
Vérification, s. f. .Vction de vérifier, d'examiner si une chose est exacte et telle (lu'elle «loit être. Faire la térification d'un mémoire, d'un métré de travaux.
Procès-verbal de vérification.
VKH
VKH
Vérifier, v. a. Imi ^'-oiislniclion, Kxainincr, nîchcrcher, constalcir par le incsiira^o cl l(^ calcul hI (\vh travaux, si (I(!h plans, (les (UwIh, (Ioh complets, des métrés Hont oxacis cl Icis (ju'ils «loivoiit cll'(^
Vérin, .v. ;w. Ajtpaicil à soiilcîvcr les l'anlcaiix, coiisislaiil (!ii une forlc vis oii- {^Mf,^éo verticalcinciil dans deux ccrous, ol ((u'on peut ainsi faire loiii'ncr avec deux barres «pii la Iraverscnl en croix. Il fonctioiuK^ à peu près à la manière des crics : sa Iclc, surmontée d'un plateau, est introduite sous le fardeau qu'on veut soulever, cl alors, à mesure ({u'elle monte, la pression puissante ({u'clle exerce fait (pie le fardeau se (léi)lace et monte aussi d'autant. Les consli-ucteurs se servent aussi quelquefois du Véri7i pour décintrer les voûtes et remettre en équilil)re les planchers et autres ouvrag-es qui sont sortis de leur ai)loml). — Vérin hydraulique (voyez Presse hy (Irait tique).
Vermeil, eille. adj. Qui est d'un rouge un peu plus foncé que l'incarnat. Visage, vermeil. Lèvres vermeilles.
VermeiL s. 711. Argent sur lequel une dorure a été appliquée. Vase, couverts en vermeil. — Se dit, en Peinture, d'Un vernis rouge composé soit de gomme et de cinabre mêlés et broyés dans de l'essence de térébenthine, soit de résine gutte, de résine laque et de sang-dragon dissous dans l'alcool, et qui sert pour donner de l'éclat aux ouvrages dorés ou en détrempe. — On dit, adjectivement. Vernis vermeil.
Vermiculé, ée. adj. Qui porte des traces de vers. — Se dit, en Architecture, Des ouvrages de pierre sur le parement desquels on a représenté des traces de vers. Bossages, soubassements vermiculés. — Se dit aussi, en Orfèvrerie, Du guillochage exécuté sur certains ouvrages d'or et d'argent. Boîte de montre, bijou vermiculé.
Vermiculure. s. f. En Architecture, Petit refouillement onduleux imitant les traces des vers, et qui se fait à la pointe sur le parement des pierres dans quelques constructions.
Vermillon, s. m. Couleur d'un beau rouge vif, qui est un composé de mercure et de soufre, et qu'on obtient, soit en pulvérisant et broyant du cinabre avec de l'eau, soit en faisant bouillir ensemble de l'eau, de la potasse, du soufre et du mercure, jusqu'à ce que le tout ait pris une belle couleur de carmin. Le vermillon s'emploie en peinture et dans les arts.
Vermillonner, r. a. i'cindre, enduire de vermillon.
Vermoulu, ue. adj i'iijuè, longè, peirc p;ir Irs vers. .Meuble vermoulu.
Vieilles boiseries, vieilles charpentes ter-
m 011 lu es.
Vermoulure, s. /. Irarjc laissée pur les vers dans ce fpi'ils ont rong'C ; Poudre; qui en sort.
Verne, .y. m. Nom donné à VAune, dans plusieurs déj)nilemenls.
Vernier. s. m. Petit limbe ou réglello mobile, sur larpielle une longueur égale à un cei'tain nombre des divisions d'une échelle donnée, a été subdivisée en un môme nombre de parties égales augmenté d'une unité, et qu'on emploie pour évaluer exactement les plus petites fractions des divisions indiquées sur la règle ou Taie de cercle dont on se sert pour mesurer. Cet utile instrument, qui est l'appendice obligé de toute bonne règle divisée, droite ou circulaire, est appelé Vernier, du nom de Pierre Vernieh, son inventeur, géomètre distingué, mort à Ornans, son pays natal, en 1637.
Vernir, v. a. Enduire de vernis la surface d'un objet. Vernir des tableaux, des meubles, des peintures.
Vernis, s. m. Nom donné, en général, à Des liquides épais, transparents et visqueux, résultant de la dissolution de résines ou de gommes-résines dans l'alcool, l'essence ou l'huile de lin cuite, etc., et qui, étant colorés en rouge, en jaune ou en vert à l'aide de quelques substances colorantes, sont appliqués sur la surface de certains ouvrages pour les préserver de l'action de l'air et de l'humidité, ou pour les rendre lisses et brillants. Les vernis à V alcool sont ceux qui s'appliquent de préférence sur les meubles, les cartons et objets de ce genre. Les ternis à l'essence, moins siccatifs que les précédents, mais plus faciles à polir et plus durables, servent à enduire les tableaux. Quant aux vernis gras, c'est-à-dire aux ternis dans la composition desquels il entre des huiles, et qui pour cette raison sont les moins siccatifs, mais aussi les plus solides, ce sont ceux qu'on emploie pour tous les ouvrages exposés, au dehors, à l'aclion du soleil et des intempéries. — Vernis, Se dit aussi, improprement peut-être, d'Un enduit composé de substances vitrifîables, dont on couvre les vases de terre, les faïences et les porcelaines.
Vernissage, s. m. Action de vernir, de vernisser.