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auRsi Rorvi fie rotrnito nux frhréticnft pors(^(Miti''H, fiirrrit cncoi-n crcuHÔH et n^TniidiH l»Mr eux (l(^ mimif'i'i;, non-K(Mil('i»ii'iil a |)()iiv()ir s'y cMclicr cl y (îéh'ihrnr les inystcics (lo leur reli^i^'ion , lunis nussi à pouvoir y tMitorror los corps dos martyrs pour I(îs soustrairo aux profanations des j)aïpiis. Les plus (M'IrlMMîs do rvs catacomlx^s, situées |)rès des l'^^liscs (h; Saiiit- Sél)asti(Mi, de Saint-Laurent et de Sainte- A^Miès, sont depuis une trentaine d'années l'objet do travaux exlrènieinent irni)or- ImmIs : on y fait tous les Jours, non-seulement au point de vue relij,''ieux, mais aussi au point de vue de la seiencc et de l'art, les déeouvei'les les plus intéressantes, que (les écrivains et des artistes éminents s'empressent de produii-e à la lumière et de mettre sous les yeux du publie. — Par extension, On nomme Catacombes^ Toute espèce d'excavations souterraines plus ou moins vastes, où sont réunis des débris mortuaires, les Catacombes de Paris, par exemple. — On donne aussi le nom de Catacombes, à Quelques églises souterraines bâties sous d'autres églises et contenant des tombeaux de saints ; nous citerons, entr'autres, les curieuses et vénérées Catacombes de Saint-Germain d'Auxerre.
Catafalque, s. m. Estrade, élevée par honneur au milieu d'une église, pour recevoir le cercueil ou la représentation d'un mort.
Cathédrale, s. f. S'entend d'Une église dans laquelle est placé le trône de l'évèque du diocèse, près de laquelle se trouve sa résidence ou son palais, et qui est le siège du chapitre diocésain. En France, presque toutes nos cathédrales sont des monuments aussi variés qu'admirables de l'Architecture chrétienne, à toutes les époques et dans tous les styles, pouvant, dans leurs moindre» détails comme dans leur ensem^ble, servir de modèles aux architectes, aux sculpteurs, et même aux simples ouvriers constructeurs, charpentiers, menuisiers, maçons. Leur étude ne peut que profiter à tous, quels qu'ils soient.
Caulicoles. s.f.2)lur. Petites tiges qui, sortant d'entre les feuilles d'acanthe, s'enroulent en volutes sous le tailloir du chapiteau corinthien.
Causeuse, s. f. Petit canapé où peuvent s'asseoir deux personnes.
Caussetière. s. f. Sorte de dégagement dans l'intérieur d'un édifice, et particulièrement dans un théâtre.
Caustique, s. m. Substance qui pro-
cure plus d'adhérence ù une nuire substance, dans la peinture en iKidiffCon.
Caution, .y. f. Sûreté que Ton rionnc poui- garantie d(; {'(îxécution «l'un enga^'cment ; Acte [)ar lequcd une fu-rsonne s'engage pour une autre, et, par extension, la personne même qui prend cet engagement. L(,'S adjudicataires de travaux pu- .blics s(mt ol)ligés de fournir un cautionnement soit (m argent, soit en immeuliles, ou tout au moins une caution bonn(5 et solvable, qui s'engage Sf>lidairement avec eux à l'exécution des clauses et «conditions du cahier des charges de l'entreprise adjugée.
Cautionnement, s. m. Somme déposée pour garantie de l'exécution d'une entreprise, d'un marché de fournitures. — Acte constatant ce dépôt.
Cavalier, s. m. Les ingénieurs militaires ilouncnt ce nom à Un amas de terre, dont le sommet compose une plate-forme sur laquelle on dresse des batteries de canon pour nettoyer la campagne ou pour détruire quelque ouvi-age de l'ennemi. — Les ingénieurs des Ponts et Chaussées donnent aussi ce nom, à Un dépôt de terre formé aux abords d'une route, d'un canal ou d'un ouvrage quelconque.
Cave. s. f. Etage souterrain, ordinairement voûté, pratiqué sous le rez-dechaussée des habitations, pour empêcher l'humidité du sol d'envahir les étages supérieurs, et procurer un lieu dont la température égale, fraîche, permette de conserver en bon état les vins, liqueurs et provisions de bouche susceptibles de se corrompre ou d'entrer en fermentation si elles restaient exposées aux variations de la température extérieure. Dans certaines villes où les loyers sont fort chers, il y a des Caves qui sont disposées pour servir d'habitation aux pauvres gens. =: Coffre à provisions d'une voiture. — Caisse à compartiments, garnie de flacons de liqueurs et de verres.
Caveau, s. m. Petite cave pratiquée dans une cave ordinaire. — Construction souterraine pratiquée dans les églises ou dans les cimetières pour servir de sépulture.
Caver. x. a. Creuser, miner. L'eau mi/e la pierre. Les piles des ponts sont presque toujours cavées en dessous.
Cavet. s. m. Moulure rentrante, en quart de cercle, employée pour l'ornement des corniches d'architecture et pour les bordures de menuiserie.
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Ceinture, s. /". retitc moiiluro carrée au hiiiit vl ail bas «lu IWt d'uiK^ coloiiiit», uuqut-'l elle so joint pai- un l'onj^é ol cjuo les ouvriers appolloiit Filet. — Ceinture de four, Ko loin- inlériiMn- do la cavité où la chapelle et l'àlie s'unissent.
Céladon, .v. )n. Nom donné, on Pointillé, à Un vert tendre, d'une teinte p.llo et indécise, sans doute par aliusiun nu fameux ber^^er Céladon, du l'oman do VAstrée, devenu le type de l'amant sentimental et lan^'oureux.
Cellier, .v. m. Lieu, au rez-de-ehausséo d'une maison, pour sei-rei* le vin et les autres pi-ovisicms, (juaml on no peut pas avoir do cave, parce (|u'on est ti'op près d'une rivière, par exemple. Cependant, il arrive assez souvent aussi (pie les celliers 80id clahlis un peu en contre-bas des rezde-rhaussèe.
Cellulaire, adj. Oui est composé de cellules. Prison cellulaire, toiture cellulaire. Prison ou voiture» <liviséo en petits compartimenis pour les condamnés.
Cellule, s. /. Petite chambre d'un religieux ou d'une lelif^ieuse dans un couvent. — IVtite chambre dans les pi-isons modernes, où, «laprès un système adopté depuis (piehpies années, on renferme les piisonnieis pour les isoler les uns des autres.
Cendreux, adj. Se dit dl'n l'or qui est doux, inallealde à fi'uid, et ipii, étant poli, n'en est pas plus clair »'t paraît piqué de petits points qui lui donnent la couleur de la cendre. Il est moins sujet à la rouille (|ue les autres fers.
Centaure, s. m. Xom donné par la Mylholo;^ie, à l'ne sorte de monstres qu'on disait habih'r une conti'ée de la Thessalie, (jui avaient le corps d'un cheval, lo col, la tète et les bras d'un homme, et qui 80 servaient avec une extrême adresse de la massue et de l'arc. Le i)lus célèbre «l'entre eux, Chiron, était tellement versé dans toute espèce de sciiMiccs, 3 n'en lui confia l'éducation d'Achille et 0 plusieurs autres jeunes princes. Les sculpteurs et les peintres ont souvent à représenter quelque centaure.
Centre, v. />/. Point qui, dans l'n cercle ou dans une sphère, se trouve à é^'alc distance dn tous les points de la circonférence du cercle ou de la surface sphérique. — Se dit, par extension, Du milieu d'une surface ou d'un espace quelconque, quelle qu'en soit la forme.
Cercle, s. w*. Surface plane limitée par
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une ligne courbe, dite circonféronco, dont tous les points sont à éj^ale distance d'un mémo |)oint appelé Centre. Le diamètre d'un cercle. La circonférence du cercle, l'n demi-cercle, l'n «juart, une portion do cercle. = Cercle de fer, Bande «le fer plat, cont«)urnée en r«)n«l, d«)nt on ^rarnil l'extrémité «l'une pièce do bois, d'une «'olonno ou de toute autre chose.
Cerne, s. m. Cercle concentrique que l'on aperçoit sur la tranche «l'un arbre cou|)é horizontalement. Le nombre «les cernes inditjuo celui des années de l'arbre.
Céruse. s. f. Carbouiito «le plomb, do coulcui- blaindie, employé dans la peinture, nianc de céruse.
Châble. s. m. Crosse corde passée dans une poulie pour soulever un fardeau. Voyez Cad le.
Chablis, s. m. I^ois abattu dans les fonds par lo vent.
Chabots, s. m.plur. Petits eorda^'cs servant a atlachei- les baliveaux et éidiasses qui entrent «lans la composition d'un écliafaud.
Chabotte. v. /. Masse de fonte dans laquelle on fixe de {grosses enclumes.
Chai. s. )n . Map:asin au ras du sol, t«'nant lieu de cave et servant principalcuirid à emmaj,'asiner les eaux-de-vio.
Chafaud, Chaffaut. Teimos vicieux.
\ oyc/ Kcha[ni'd.
Chaînage, s. m. Apj)areil consistant en longrines de bois, en i)arres de fer, et plus souvent en une su«'cession «le crami)ons de fer «pii, posés comme les «diainons «l'une «'haîne et noyés horizontalement dans l'épaisseur des murs d'un é«lilice, servent à empêcher les écartements et la dislocation des maçonneries.
Chaîne s. f. Kspèce de lien de métal, compose d'anneaux eng-aj^'és les uns dans les autres, l'ne Chaîne «le fer. lue Chaîne d'or, «l'arj^cnt, «ra«'icr. Une Chaîne d'arpenteur. — Kn (général. Suite de plusieurs choses de même nature atta«'hées ou so reliant l'une à l'autre. z= Kn Construction, (^n desi}?ne par Chaînes, Des piles formées «l'assises de pierre de taille s'engaj^eant dans les maçonneries et ne présentant que peu ou point «le saillies sur le nu «les murs. (,>nelijuefois, «'es chaînes sont espacées de «listance en distnni'O pour maintenir et fortifier les murs, d'autres fois elles sont destinées à porter lalioiil d'une poutre, et alors on les
appelle Jambes sous poutre ou Pieds-
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Droits', pni'foiR niissi, ollcs sorvonl ù formor \oH oricoi^'iiiircH «l'iui hAlitiifril, et dniiH ro cas on les nppplln Chahies <Ve.ncoignure «m (Jàauies oi lialsnii. (,)iiarifl la Chaîuc foniKî uno saillio cxlrriciii'o un p(Mi pionoïKMîo, on lui donno le nom do Conlro-VoTl. — P'ii M('MMini(|ii(\ On nomnir Chaîne de Vaiicansoii, Vwv diaîno <(iii lionlli(>u (1(^ ri'(''njaiil(''r(', cl qui sert à faii-o tourner, en nu-nic Icuiips cl dans le ini>mc sons, des rouos (l(Milé(;s, dos i)oiilios, olc.
Chaînette, s. /". Espèce de voiMc, dont le cinli'c; est s(Mnl)lHl)lc à In conrl)C d'une chaîne suspendui; par les doux oxtréniités.
Chaînon, s. m. Anneau d'une chaîne.
— Hrido (pii ombrasse les queues des tenailles.
Chaire, s. f. Sorte de tril)une de pierre, de marl)re ou de bois, élevée au-dessus du sol des églises, et ordinairement surmontée d'un dais ou baldaquin (voyez Ahat- Voix) , d'où le prêtre adresse la parole, proche des sermons, fait des lectures aux fidèles asseml)lcs. Il y a des chaires qui sont de véritables monuments, dont la structure et l'ornementation méritent d'être étudiées et prises pour modèles. — Chaire, se dit aussi Des simples tribunes établies dans les écoles publiques et où siègent les professeurs lorsqu'ils font leurs leçons.
Chaise, s. f. Siège à dossier, et ordinairement sans bras. i= Assemblage de quatre fortes pièces de bois de charpente, sur lequel on établit la cage d'un moulin à vent, d'un campanile ou d'un clocher.
— Bâti de bois pour exhausser une grue, une chèvre.
Chalet, s. on. Dans la Suisse, Cabane où se font les fromages, et où les vachers s'abritent Tété dans les montagnes. — Par extension, Cabane de paysan suisse ; et, en général, Toute maison de plaisance construite dans le goût des chalets suisses.
Châlit, s. m. Bois de lit. — Se dit particulièrement des couchettes grossières et sans dossiers.
Chambranle, s. m. Nom donné aux bordures de bois, de pierre ou de marbre, plus ou moins ornées et sculptées, servant d'encadrement aux cheminées et aux baies de portes et de fenêtres.
Chambre, s. f. Se dit, en général, De presque toutes les pièces d'une maison où l'on se tient habituellement, et plus particulièrement de celles où l'on couche. — Cliamlre dJéclwse. Les ingé-
nioups nppellont ainsi, LVspnce compris cnlr*' les deux portes d'une écluse, — C hamhre il'empruîit , Espace plus ou moins étendu dans le(juel un entreprerifMir a pratiipié des extraelions, des emprunts de tei-re, pour fiiire les roinbhns d'un chemin, d'um; roule. Tout le lonp^ des lil^'nes d(; elw'rnins de fer, on peut remarquer les chambres d'emprunt dont les terres ont servi à confeelionher la voie. — Les fondeurs donnent aussi le nom do Chambre, .\ux vides qui se pi-oduisent dans une pièce de mêlai sortant de la fonle, soit que ces vides y aient été ménagés à dessein, soit qu'ils proviennent de ce que la matière n'a pas coulé également partout.
Chambrette, 9. f. Petite chambre.
Champ, s. m. Surface, étcnflue ; Espace ouvcit et j)lat. — Dans l'Architecture, la Peinture et la Sculpture, On désigne par ce mot. Les parties unies ou le fond sur lequel sont appliqués les moulures, les ornements, les compartiments.. — Se dit aussi, 7nais à tort, De la face la plus étroite d'une pierre, d'une pièce de bois, d'une brique, à l'égard de sa position ; ainsi on s'exprime mal, en écrivant :
Mettre une solive de champ, poser une brique de cham]) ou sur champ, c'est de chant ou sur chant qu'il faut écrire. — En Mécanique, On appelle Roue de champ, Toute roue, horizontale ou non, dont le plan est perpendiculaire à la direction des dents ; ainsi, quand la roue est verticale, les dents sont horizontales. =^/;'^ sur les champs, Locution en usage parmi le peuple et par laquelle on indique qu'un jeune ouvrier fait son tour de France, voyage pour se perfectionner dans son état.
Champignon, s. m. Support, ordinairement en bois, dont le haut a la forme d'un champignon, et sur lequel on pose des chapeaux ou des bonnets de femme, des perruques, etc. — Espèce de vase renversé et taillé en écaille, que l'on place à l'ajutage d'un bassin ou d'une fontaine jaillissante, pour en faire bouillonner le jet en tombant. — Rond de tôle à lextrémité d'une cheminée ou d'un tuyau.
Chandelier, s. rn. Ajutage d'un jet d'eau, formé d'un gros balustre ou d'un groupe de figures, portant un petit bassin qui reçoit feau et la laisse retomber dans un autre plus grand placé au-dessous.
Chandelle, s. f. Pièce de bois ou de fer placée verticalement pour servir de support ou d'étai dans une construction.
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CHA
Chanfrein, s. m. Petite surface formée par l'aiète ahaltue d'une pierre ou d'une jiièce (\c Ixjis.
Chanfreiner. r. a. Abattre l'arùte d'une pierre ou d'une pièee do bois, pour foi inei- un elianfrein.
Chanlatte. s. f. Chevron refendu diagonaienuMif, (ju'on pose sur l'extrémité (les elievrons d'une couverture, de nu^me sens (jue les lattes, et (jui soutient les dernières tuiles et ré{5'out.
Chant ou Cant. .v. tn. Faee la plus éti'oile d'un olijet, coté (l'une pièee de bois, d'une pierre, d'une briifuc. Poser une pierre, une bri(|ue de chant ou sur chant. Mettre une solive do chant. C'est à tort i(ue ciTtains dictionnaires écrivent : Mettre <.\\v champ, poser de cArz;;/;; ou suichamp.
Chante-Pleure. s. /'. < )uvertur(? lon^Mie et étroite, pralii{uée verticalement dans un nuu' de cliiture ou de terrasse, pour faciiiti'r le passage des eaux. — Voyez
Barba cane.
Chantier, s. vi. IMaco vague, espace découvert, sur le(piel on dépose les bois, les pierres et aulies matériaux t{ui doivent servira la construction d'un edilico ; Lieu où les charpentiers, où les tailleurs do pierre préparent, travaillent les bois, les i)ierres qui doivent entrer dans une construction. — Endroit plus ou moins spacieux où les marchands tiennent en dép(')t les assortinu'uts de bois et de pierres (pi'ils mettent en vente. — Chahtiery se (Jit aussi Des pièces de bois couchées en long-, sur lesciuelles on pose des tonneaux de vin ou d'autre liqueur, dans les caves, les chais, les celliers ; se dit également Des morceaux de bois ou de pierrre dont se sert un charpentier, un maçon, pour maintenir dans une position convenable la pièce de bois ou le bloc de pierre qu'il travaille.
Chantignolle. s. f. l'elile pièce de charpente assemblée dans l'arbalétrier à tenon et mortaise, et qui sert à soutenir les pannes et les empêche de glisser. — Sorte do briipie de même grandeur, de même largeur que les briques ordinaires, mais lie moindre épaisseur.
Chantournement. s. m. Contours d'une planche ou d'un objet qui a été chantourné.
Ghantouï*ner. r. a. Tailler en dehors et évider en dedans, suivant un profil donné, une pièce de bois, de métal, de pierre ou de marbre.
Chape, s. f. On appelle ainsi, dans les Arts, Ceitaines choses qui s'applitjuent sur d'auti-es, qui sorvent à les couvrir, à les envel(q>per, par exemple : I /enduit de ciment ou de mortier dont on recouvre l'extrados d'une voùlo, la monture d'une |)oulie, la double futaille dans la(}uelle on enfei-me un tonneau de poudre ou de vin précieux pour l'expédier au loin, etc.
Chapeau, s. m. Pièce de bois posée horizontalement à la partie supérieure d'un ouvrage do charpente et qui en est connue le couronnement. — Pièce de bois «jue des chevilles de fer tiennent attachée sur les cijuronnes d'une lile de pieux. Chapeau d'etai, Chapeau il'escalier. Chapeau de lucarne.
Chapelet, s. m. Ornement d'architecture, consistant dans une baguette découi)ée et formant une suite de perles, d'(dives, de petits grains ronds ou ovales, unis ou lleuronnés. — Machine à élever l'eau en usage dans les travaux hydrauli(iues, et ipii est composée dl'ne chaîne sans lin, garnie de godets ou de seaux se remplissant au bas de leur course et se déversant dans un conduit (juand ils sont arrivés en haut.
Chapelle, s. f. l'etite église consacrée au culte calholi(|ue, et qui n'est ni paroisse ni succursale, comme la chapelle d'un cimetière, d'un hameau, par exemple, ou l'on dit la messe à de certains jours de fête. — Se dit aussi Des lieux consacrés au culte dans les palais, les châteaux, les couvents, les hospices, les séminaires, les lycées et collèges. — Se dit également Des diverses parties d'une église où il existe un autel dédié à la Sainte-Vierge, à un saint, et où l'on dit la messe. =z \ oùte de four.
Chaperon, s. m. Le haut d'un mur de clôture, disposé en toit pour l'écoulement des eaux. In chaperon à double égout indicpie habituellement que le mur qu'il couronne est mitoyen et appartient a deux propriétaires dilVerents ; il peut se faire cependant ([ue les deux terrains séparés par ce mur appaitiennent au même individu. =: Voûte surbaissée d'ini four de boulanger ou de pâtissier. = Flache au droit tl'uno mortaise.
Chaperonner, r. a. Faire le chaperon d'un mur.
Chapiteau, s. m. Nom (jue l'on donne à la |)arlie supérieure, plus ou moins évasée cl ornée, d'une colonne ou d'un pilastre, et (pii sert de transition entre le support cl la chose posée. La forme et
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roriKMiionlaliori «los c/inj)ifraux vnrionl a l'inllni, Hiiivjml l'oi'di-c «rarcliiW'cliirc dont ils l'oiil pallie, cl, Koiivciil aiiHHi, Kiiivaiit le j^'oùl «'1 II' <'a|»ri(H'! (\oh arcliilrchîH. — Kii {^'t'iH'ial, ( Iriiciiicnt (le; diviM-sc forme; servant à tcrniinei", h couronnnr rorlainnH parties d'ni-chitorturc. — Kn MfMiiiisorip, On donne anssi hî nom d(» rkapUmu, Aux eorniclies et eonronneinenls cpii so posent au-dessus des bulï'ets, ai inoii'es et autres meubles. — Se dit également de La eouverture mobile d'un moulin à vent.
Chapoter. t\ a. liùclicr, dégrossir une pièce de bois.
Chaput. s. on. Hillol do l)ois pour
équnrrjr les ardoises.
Char. s. m. Sorte de chariot à deux roues, pour voiturer les choses pesantes.
Charbon, s. on. Matière que difTcrcnts ouviiers emploient pour chauffer, forger et fondre les métaux , pour cuire la chaux, la tuile, la brique, et mettre en mouvement les machines et les usines qui fonctionnent par la vapeur. 11 y a deux sortes de Charbon •• 1» Le Chao'bon de bois, fait le plus habituellement (et c'est le meilleur) avec des tronçons de menu chône brûlés à l'abri du contact de l'air, et qu'on éteint pour les rallumer au besoin ; i2o Le Chao'bon de terre ou la Houille, Sorte de fossile dur, inflammable, dont les propriétés sont trop connues pour que nous en parlions ici.
Chardon, s. on. Appareil formé de pointes, crochets et dards de fer, rivés sur des enroulements de serrurerie, qu'on met sur le chaperon des murs, aux côtés et sur le haut des grilles, pour en défendre l'accès.
Chardonnet. s. m. Pièce de bois d'une porte de ferme, du côté des gonds, dont le bas est garni d'un pivot tournant dans une crapaudine, et dont le haut, taillé en cylindre, entre dans une bourdonnière. — Se dit aussi Des pierres des bajoyers des écluses portant la feuillure dans laquelle tournent les poteaux tourillons.
Charge, s.f. Poids, fardeau, chose qui pèse sur une autre. — En Construction, Certaine épaisseur de maçonnerie mise sur les solives d'un plancher pour recevoir le carrelage. On a donné trop de charge à ce plancher. — Coutume, par la* quelle celui qui bâtit oblige son voisin à participer à l'excès d'épaisseur d'un mur. Payer les charges d'2m onur, Indemniser
le voJHin en rainon do la pins fj^rando charge qu'on met Hur un mur mitoyen, en
bnlissanl.
Charger, t . a. Mettre une ehnr^e 8nr
un mur, sur un plancli(,T, par exemple, \'oil;i une poutre ((tii est tro[» ;/roHse, et qui chargera lioj» les murs.
Chargeur, .v. ///. Manouvre dont l'emploi consiste a charger les autres ouvriers, dans un chantier.
Chariot, v. ni. Sorte de voilure qui a quatre; loues, des ridelles, et qui est propre à porter toute sorte d'objets. — \éliicule à deux roues pour transporter des pierres. — liàti en planches, porté sur deux roues, à l'usage des cordiers.
Charme, s. on. Arbre de haute lige, qui pousse des branches dès sa racine, et qui sert ordinairement à faire des palissades. Le bois de charme est fort employé dans le charronnage.
Charnière, s. f. En général, Ouvrage de serrurerie formé de deux pièces de fer plat, de cuivre ou autre métal, enclavées l'une dans l'autre, et jointes ensemble au moyen d'une broche qui les traverse, de sorte qu'elles peuvent se mouvoir en rond sans se séparer, tournant sur un même centre.
Charnon. s. on. Partie creuse et cylindrique des deux pièces d'une charnière, d'un couplet, dans laquelle est passée la broche ou la goupille qui les assemble et leur permet de se mouvoir sans se disjoindre.
Charpente, s. f. S'entend de Toute combinaison et assemblage de bois de gros échantillon destinés à la construction des bâtiments publics ou privés, des moulins, des ponts, etc. — Bois de cho/rpente, et même, simplement. Charpente., i Bois propre à la construction.
Charpenter. x. a. Tailler, équarrir, préparer des bois de charpente pour les mettre en état d'être assemblés et posés où ils doivent être.
Charpenterie. s. f. L'art de savoir tailler et assembler les bois et, en général, de faire tous les ouvrages de charpente. — Profession de charpentier. — ^lanière dont un travail de charpente est exécuté. La charpenterie de cette église est fort belle, solide et bien soignée.
Charpentier, s. on. Nom de l'ouvrier, de l'artisan (maître ou compagnon), dont la profession est de façonner les gros bois et de les assembler, suivant certaines
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règles, pour les constructions ou les usages aux(juels ils sont destinés.
Charretée, s.f. La cliargo d'une charrellc. l lit' c/tarretée i\e moellons.
Charretier, s. m. Celui qui conduit une
cliMircllc, un cliarlut.
Charretier, Charretière, (tffj. I*ar o\\ les cliiirinls, les cliMrrt'ltcs, toutes les voitures en ^encrai, peuvent passer. Une porte charretière.
Charretin. s. m. Sorte do charrette sans ridelles.
Charrette, s. f. \ oilure à deux roues, ayant deux limons et oi-dinairement aussi deux ridelles, qui sort à transporter des l'anlcaux.
Charriage, s. hi. Action de charrier; Iraiispoit, voilui-aj^e. iJans certains pays, le chairiaj^'C coûte souvent plus que le hois ou la picric.
Charrier, v. a. Voiturer sur un chariot, sur une charrette ou dans un tomhereau.
Charroi, s./ji. Transport par charrclle, par tomherenu ou voiture quelconque.
Quand les chemins sinil mauvais, les charrois sont diriieilcs et coûtent plus cher.
Charron, v. ///. Ouvrier qui fait des cliaiiols, des charrettes, des tombereaux, des voitures de toute sorte pour les transports et particulièrement des roues.
Charroyer. v. a. Transporter du bois, des pieires ou d'autres objets sur une voiture, dans un tombe'reau, etc.
Chartil. s. m. Appentis qui sert à remiser les voitures et les charrues dans les habitations rurales.
Chas. .s\ ///. Tetite plaque carrée do fer ou de cuivre, percée à son centre d'un trou par où passe le fil qui tient le plomb suspendu, et dont le côte est égal au diamèti'c du cercle ({ui l'orme la base du plomb, lie telle socle (jucn posant le chaS contre un mur, par exemple, le plomb se trouve aussi contre le mur, s'il est d'aplomb.
Châsse, s. f. Sorte do coffre contenant ou doliné à contenir les reliciucs d'un saint, et dont le travail souvent est aussi précieux que la matière. — Kn général.
Tout ce qui sert ù tenir une chose enehùssée. = Tige de fer qui porte le fléau d'une balance.
Chasse, s. f. Se dit <rune certaine liberté de course ou de mouvement lais-
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séo ù un instrument, ù une machine, pour en faciliter l'action, l'ne scie, par exemple, doit avoir au moins 50 centimètres do chasse au delà de la pièce (jue l'on veut scier. — Inclinaison en dehors des dents d'une scie. — Poinçon rond ou carré, sorte d'emporte-pièce ù l'usage des ferblantiers. :=r Terme par le«piel les ingénieurs indi(|uent l'action d'une eau i|ui, coulant avec rajjidile, entraîne, chasse les inunondices, les sables «jui obstruent un cjicnal, une rivière. — Écluse de chasse, Kcluse destwiée à nettoyer un |»orl. un bassin, un chenal. =z Insti-ument de fer ou d'acier, (jui sert à river ou à refouler le fer, dans les endroits où la panne du marteau ne peut attein<lre, ce cpii se fait en plaçant une extrémité de la chasse sur le fer tju'on veut river, et en frappant sur lauti'c extrémité. — Chasse a parer, Instrument dont se servent les maçons pour finir une surface idanc. — Chasse ccirrée^ Sorte de nuu'teau à deux tèles.
Chasse-Avant, .v. ///. Sorte de piqueur chargé de la surveillance des ouvriers
dans les grands ti-avaux.
Chasse-Bondieu. 6*. 'ni. Morceau de bois qui sert aux scieurs de long à enfoncer leurs coins.
Chasse-Pierres, .v. ///. Appareil \\\6 en avant des roues d'une lo<'omotive sur un chemin de fer, pour écarter ce qui fait
obstacle.
Chasse-Pointe, v. ///. Outil pour chasser les pointes ou goupilles d'un ouvrage quelconipie.
Chasser, t. a. ï^ousser une chose avec violence. Chasser loi chu, Le faire sortir avec un marteau de l'endroit où il est entré. — Fraj)per à coups de maillet pour faire joimlre des assemblages de uïcnuiscrie. — Ouvrir une écluse de chasse.
Chasse-Rivet, s. m. Outil pour river les clous en cuivre.
Châssis, s. m. Se dit, en gênerai, de Tout (luvragcde fer, de j)ierre ou de bois, qui enchâsse, (|ui enferme, qui entoure ou supporte (fuelquc chose. Ainsi on donne ce nom : 1* en Charpenteiie, à l'Assemblage des pièces de bois (jui forment la baie d'une porte, d'une croisée, d'une trappe de cave ou de grenier, etc. ; "1° en Menuiserie, à l'.Xssemblage des morceaux de bois qui forment le bâti dune porte, d'un lambris, le «lormant d'une croisée, etc. ; ^-^ en Serrurerie, au Pourtour d'une porto do fer ou au bâti de chaque vantail, ou bien encore au bAti d'une rampe d'escalier dans lequel sont eu*
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cliAssÛK IcîS paiincmix, nii IjAli Rur IcfjUf'l (fsf monl(''i' lii |M)rl(! d'im porle, aux lorincs (riiii|niin('ii(', c.'nsl-à-dirc^ aux (-adrcîK (l(^ IVr, (Imiis lcs(jii('ls Uvs ciirMclcrcs hoiiI iisseinljU's en jwij^m's; 'i" on MacoiiiKM-ic!, aux l'icMTOS <|iii ror-iiH'iil If iMunlour (I(î la bnio (l'un rci^'-ard, d'un (!;^n)ul, fl'iiiK; loHse d'aisancos, d'un caveau de sépulture, cl i doid le hoi'd est laillé en feuillure pour rocevoii- la dalle ou la piei-re (jui doit lerinor la haie. Il y a cncoro les C/idssis de \ fcur/rcs, de ^serres et de couches, soil en ' J)()is, soit en fer, divisés en petits eoml)arlimenlsà feuillures dans les(piols sont enchâssés des cai'reaux. de vitre ; les Châssis de cheminées^ dans les eoulisses des([uols glisse le tablier ou l'ideau de tôle (|u'on lève ou qu'on abaisse à volonté pour diminuer ou augmenter le tirage de lu cheminée ; les Châssis dejHiTavent, composés des montants et des traverses sur lesquels sont tendus la toile et le papier du pai-avent; le Châssis de tableau^ sur lequel est tendue la toile que l'on veut peindre.
Chat. s. m. Chevalet de couvreur. — Matière étrangère et dure qu'on trouve dans l'ardoise.
Châtaignier, s. m. Grand et bel arbre, produisant les châtaignes, et dont le bois est excellent pour la charpente qui n'est pas exposée à l'humidité, ni renfermée dans les plafonds.
Château, s. m. Autrefois, Demeure féodale fortifiée, qui était défendue par un fossé, de hautes murailles et des tours. Aujourd'hui, Forteresse environnée de fossés, de gros murs et de bastions, qui est dans une ville pour la défendre ou pour la commander. — Plus généralement.
Habitation royale, princière ou seigneuriale. Le château des Tuileries, de Versailles, de Fontainebleau, de Windsor. — En général aussi, et par extension, Toute grande habitation située à la campagne, entourée de cours et de jardins, et servant de résidence à une famille plus ou moins opulente. — Château d'eau, Bâtiment contenant les réservoirs qui, au moyen de tuyaux de distribution, alimentent les fontaines publiques dans une grande ville, et dont la façade est le plus habituellement décorée d'ornements analogues à son usage.
Chatière, s. f. Ouverture pratiquée dans le bas d'une porte pour faire passer les chats. — Conduit de pierre pour l'écoulement du superflu d'un bassin.
Chaude, s. f. Degré de feu très-vif, que donnent les ouvriers, dans les forges,
aux Oth, aux rnaliéreH (ju'iIh travaillent.
— Chaude suante, I)e^r<'î de ehaleur pluH violente eneorcî, (jui amène le fer au niinollisscrnenl cri le nn*l presque ù l'élal de fusion. — On reeonnail, au reste, potir la forge, rpiatrc chaudes prineipalcs : Le rouge brun, le ronge cerise, le rouge blanc, la chaude Huunle. I*our le recuit, on ref!onnait sej)t chaudes : Jaune paille, jainu; roug(;, rouge, violet, bh-u . vci l d'eau, et gris.
Chauffe, v. /'. Action de chaufi'er une pieci! de 1er jiour la remanier. Donner une chauffe, ("est donner la chaleur, quelle f[u'en soit l'intensité : ainsi, un fei- (ju'on amène d'abord au i-ouge cerise, et (pion retire du feu, que l'on remet ensuite à la forge, et qu'on amène à la chaude suante, a reçu deux chaudes en deux chauffes. — Voyez Chaiide.
Chauffer, 'c. a. C'est, en Serrurerie, Mettre un morceau de fer à la forge, afin de lui donner le degré de chaleur nécessaire pour le forger, le souder ou le plier.
— Chauffer couleur de cerise, (chauffer le I fer jusqu'à ce qu'il prenne une couleur I rouge et vive. — Chauff^er à blanc, Chauf- I fer le fer au delà de la couleur de cerise,
c'est-à-dire jusqu'à ce que le rouge s'éclaircisse et qu'il passe au blanc, degré où il est prêt à fondre.
Chaufferie, s. f. Forge destinée à chaulï'er le fer qu'on veut réduire en barre.
Chauffeur, s. m. Celui qui entretient le feu d'une forge ou d'une machine à vapeur.
Chauffoir. s. m. Dans les Couvents et les Hôpitaux, Salle commune où l'on se réunit pour se chauffer.
Chauffure. s. f. Défaut du fer ou de l'acier qui s'écaille pour avoir été trop chauffé.
Chaufour. s. m. Four à chaux et ses
dépendances.
Chaufournier, s. m. Celui qui fait la chaux ou qui la vend. '
Chaume* s. m. Paille dont on se sert pour couvrir les bâtiments ruraux, dans les pays peu aisés.
Chaumier. s. m. Celui qui couvre de chaume les habitations rustiques.
Chaumière, s. f. Petite maison couverte en chaume.
Chausse d'aisances, s. f. Le tuyau des latrines , habituellement formé de tuyaux de fonte s'emboîtant les uns dans
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les autres, ou de tuyaux de poterie recouverts d'une clieniiso de pliUre pour les isoler des murs.
Chaussée, s. f. Levée do terre avec her^,'»' eu talus, souvent aussi consolidée par (les pieux ou {^luriie d'un revéteuu'ut de uiarounerie, ({u'un l'ait au hord d'une rivière, d'un eanul, d'un élauj^. pour contenir les eaux et faeiliter la eireulation. — l'arlie bombée d'une rue ou d'un t^''■î»nd cbemiii, (jui est entre doux revt'rs ou deux ruisseaux, ou entre deux boi'dures de pierres ruslicjues. — Ponts et Chait.ssées, Dénomination sous hujuelle on comprend tout ce qui concerne l'AdministraliDn publi({ue dans la conreclicui et l'eulretien des routes, des ponts, des canaux, des rivières, etc. Ingénieur des Ponts et Chaussées. — \'oyez Ponts et Chaussées.
Chauve-Souris, .s*. /'. Toile en appentis pour i^'araiilir des l'ayons di\ soleil.
Chaux. .S". /'. Substance très-répandue dans la nature, surtout en combinaison avec l'acide carbonicpie, «pu fornu* avec elle la pierre ù bAtir et les marbres, ou avec l'acide sulfuriipu', (pii forme avec elle le gypse ou picne a plâtre. — Communément, s'enteiul De t'ragnu'uts, de morceaux do pierre ou do marbre, (pi'ou a fait cuire dans un four disposé exprès, et qui, ainsi préparés et mouillés ensuite avec de l'eau, s'échaulTent, se dissolvent et forment une pAte fine et blanche, laquelle, mélangée avec du sable ou du ciment, compose le mortier dont on se sert pour bAtir. — La chaux rire, est Celle (pii n'a pas été imprégnée d'eau ; La chaux éteinle. Celle qui, dissoute par l'action de l'eau, s'y est refroidie et se trouve réduite à l'état de pAte, ou bien encore Celle qui, étant exposée à l'air, a perdu ses propriétés. — On appelle Lait de chaux, Blanc de chaux, La chaux éteinte, étendue d'assez d'eau pour s'étaler avec le pinceau et couvrir les murs conmie un badigeon. — On nomme Chaux grasse, C-elle qui provient de la calcination complète de la craie, du marbre et des calcaires les plus purs; elle est orilinairemenl très-blanche, foisonne beaucoup par l'elVel de l'extinction et donne d'excellents mortiers. Les chaux maigres, qui proviennent de pierres calcaires renfermant des proportions assez fortes de carbonate de magnésie et de fer , sont moins blanches (jne les grasses, augmentent moins de volume par l'extinction, et donnent avec l'eau une pAte coui-le et peu liante, faisant cpie les mortiers où elle entre n'ont que peu de téiuicité. — Il y a aussi des chaux hydrauliij[ues , formant avec
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l'eau une pâle courte qui, à l'air, ne prend (ju'une nu'dioci'e consistance, mais (jui durcit considérablement sous l'eau ; elles doivent leurs proj)riélés à une certaine ([uantité d'argile (pi'elles renferment, soit (jue celle argile s'y ti'ouve natinellciucnt, comme dans celles provenant de calcaires argileux, soit (ju'après coup on l'ait ajoutée dans une proportion conveuable à des chaux ordinaires. 11 existe, au reste, en dilVérents endroits, des fabriques iW chacx hydraulinues arti/icielles.
Chef-d' Œuvre, s. 7/1. Ouvrage diflicile (jue les aspuants à la nuiîtrise, dans les Arts et Métiers, étaient autrefois obligés de faii'e en jjrcsence des syndics et jurés de la communauté, par forme d'exauieu, pour être admis comme maîtres dans leur métier: c'est un usage généralement abandonné, mais qui se prati(|U0 encore (pudquefois dans les corps d'état où il existe des sociétés de compagnonnage. — Communément, on entend par ce mot, Une œuvre parfaite et ti-és-belle en son genre. Un chef-d œuvre d'architecture, in chefd'fFUvre de serrurerie, de menuiserie. La char[)ente de cette église, lescalier de celte maison est n)i chef-d'œuvre.
Chemin, s. m. Voie, route pralicpiée pour coininuni(juer, pour aller d'un lieu à un autre. Lntendu dans ce sens, et d'une manière générale, ce mot s'appli({uo à Toutes les voies de conniuinications, quelles qu'elles soient, aux roules nationales et départementales, comme aux chemin-s vicinaux et ruraux, connue aux simples sentiers. Dans un sens plus restreint, il s'applique plus spécialement aux chemins vicinaux de grande, moyenne et petite communication, classés, construits et entretenus par l'administration départementale avec le concours des communes, aux chemifisde halage cons\v\ii[i^ et entretenus par les ingénieurs des ponts et chaussées chargés de l'administration des canaux et rivières, aux cJiemins de fer construits et entretenus soit par IKlat, soit par les compagnies concessionnaires, enlin aux anciens chemins vicinaux déclassés, aux chemins déblatiers et ruraux, dont l'entretien est à la char^'e des communes et des propriétaires riverains, nuiis (jui généralement, faute de ressources suftisantes, sont fort peu et fort mal entretenus. == Chemin de croix. Suite de tableaux, de peintures murales ou île basreliefs représentant les principales scènes de la passion du Sauveur, et qui, au nombre de 14, sont disposés dans les églises de distance en distance, de manière à permeltre aux fidèles d'y faire des
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Klnlions ri de p.in'oiiiii- l'.n oHpi'il la voie (lonloiii'ciisc suivit; pnr II loiniiic- Djrii pour iiiriv(!r Mil lieu (U; sou l'iiiciliriucul. Il y a (lu eus chcuiins de, croix «|ui «ont (les (ruvrus d'arl i-uinaivjuahloH. Voyez Calvaire.
Cheminée, v. /'. lùulroit d'une salle ou d'uiH) chaudM-c; disposé i)oui' servir de foyer, et (pii ('onnuuui((ue avec I(î dehors ])ai' uu luyau douiiaul issue; à la fumée. — l*ailie iiilerieurc! de la cheminée qui s'avance dans la chambre. Une cheminée de mar])rc, de bois, de pierre. Une cheminée cai)ueiiie, à consoles, à modillons. — Se dit aussi de La i)arlie extérieure du tuyau de la cheminée (jui surmonte le toit. — Cheminée à la prussienne, Sorte de ehcminée en tôle, ({ui s'adapte à une cheminée ordinaire et se termine par une espèce de luyau de poêle caché dans le conduit de la cheminée. On en place aussi quelquefois au milieu d'une chambre ou dans une cncoig'uro. — Trou d'une fosse d'aisances ; ouverture pour le travail des vidang-eurs.
Chemise, s. f. Maçonnerie qui enveloppe une conduite de poterie. — Muraille en briques au pourtour des calorifères.
— Crépi, revêtement de plâtre ou de ciment.
Chenal. 6^. m. Passage pratiqué dans une rivière ou à l'entrée d'un port pour le service de la navigation. — Courant d'eau établi pour l'usage d'un moulin. — Espèce de canal pratiqué le long d'un toit, pour l'écoulement des eaux de pluie. Voyez Chcnau, qui est plus usité dans ce sens, et qui d'ailleurs n'est qu'une autre forme, une légère variante de chenal.
Chêne, s. m. Arbre qui porte le gland, et dont certaines espèces peuvent acquérir une grosseur et une hauteur considérables ; son bois est le plus g'énéralement employé et celui qui convient le mieux dans les constructions, surtout pour les charpentes et les ouvrages qui demandent de la solidité.
Chenau (pour Chenal), s. m. Conduit en pierre, en terre cuite, en bois ou en métal, établi pour recevoir les eaux d'une toiture, d'un comble, et les diriger par des pentes douces vers les gargouilles ou les gouttières, ou dans les cuvettes et les tuyaux de descente. — C'est à tort que certains Dictionnaires et beaucoup de personnes écrivent chéneau, orthographe qui n'a aucune raison d'être.
Chenet, s. m. Ustensile de fer ou de foute cju'on place dans une cheminée^ de
ehu((uo c(Mé du foyer, noJir tenir lo bois nu-dcHHUH afin qu'il hrino plu» facilement.
Chenil, s. m. Uieii où l'on ronffrme les chiens ric eliasscî, r't, par extension, n.Uimenl où sont lojçéK les oflleierH et les équipaj,'es rie chasse d'un pi-ince ou d'un ^rand s(!i^,'neur.
Chênon. s. m. Vitrage dont toutes les pièces paraissent liées comme les ann(;aux d'une chaîne; d'où nous concluons qu'on devrait écrire chaînon cl non chênon.
Cherche. .5'. /'. Se dit, en ;,'énéral, de Toute courbe qu'on ne peut reprcscnlcr d'un seul trait de compas, et rpii dr-mande divers points jjour être décrite: ainsi, par exemple, les panneaux rpji servent à former 1(5 cintre d'une voûte. — On donne aussi le nom de Cherche^ Au modèle d'une courbe découpée dans une planche de volige, pour diriger les saillies ou les cavités d'une [)ierre qu'on veut tailler, et dans ce cas le contour de la cherche est le contraire de celui qu'on veut obtenir sur la pierre, de telle sorte que pour une pierre convexe la courbe de la cherche doit être concave, et que pour une pierre concave la cherche doit être convexe.
Cherche-Fiche, s. m. Espèce de poinçon d'acier, rond et pointu, ayant un talon à la tête, dont se servent les serrui-iers pour trouver les trous des ailes de fiches.
Cherche-Pointe, s. m. S'emploie dans le môme sens que Cherche-Fiche.
Chérubin, s. on. Nom des anges du second chœur de la première hiérarchie.
— Tête d'enfant avec des ailes, que les peintres et les sculpteurs emploient comme ornement dans leurs ouvrages, particulièrement dans les sujets religieux.
Cheval, s. m. Animal domestique qu'on emploie à tirer ou à porter. — Ce mot a différentes significations dans l'industrie et dans les arts. En termes de Guerre, On appelle Cheval de frise. Une grosse poutre carrée, traversée en différents sens par trois rangs de pieux en bois, dont les bouts sont armés de pointes de fer, et qu'on emploie pour défendre une brèche ou pour couvrir un bataillon contre la cavalerie. — Cheval-Tapeur ou simplement Chexal, Unité conventionnelle dont on se sert pour évaluer la force motrice des machines à vapeur, et qui équivaut à une force capable d'élever un poids de 75 kilogrammes à la hauteur d'un mètre dans l'unité de temps ou seconde. — Dans les Carrières de marbre, On appelle Cheval de
terre. Un eRpnco on le mnrl)ro manque et ((ui se trouve r«'nii)li dune masse «le terre.
— Trou rempli île terre, (|u'un trouve quelquefois dans un bloc. — Siégo sur lequel l'ouvrier s'asseoit pour fabriquer l'ardoise.
Chevalement, s. m. Appareil «le ebarp«Mile dispose pour élayer et s«)ulenir en l'air uno en<'oi;^nure , un trumeau , uu jambaj^e, une partie «le fa^-n«le qu'on veut reprendre en sous-o'uvre, ou pour soutenir dos plani'bers dont on refait les murs de support. Cet appareil consislt; {^--ént'ralenuMil «laiis une l'«)i-le pit-M-e borizonlale, appelée Chapeau, sous hupielle, à «-bajiue cxtr(^mité, sont placées deux pièecs de l)ois debout, inelinées un peu l'une ver.^ l'autie et dont les pieds reposiMit sur des plales-foi-mes appelées Couc/it'S.
Chevaler. t. a. Ktayer, soutenir un mur , un édifiée , au moyen de ebevnlements.
Chevalet, s. m. Instrument dont la forme varie ù raison des ouvriers (pii l'emploient , et «pii sert dans «lilTérents métiers pour suppoiler et tenir à inie hauteur eonvenabi»" l'objet «ju'oii li'availle. Le Chevalet «l'un peintre ne ress«'mble pas à celui d'un scieur de long, ni ù celui d'un corroyeur,mais sa destination est la même.
— (irand tréteau en charpente servant pour les échafauda^'cs.— Tiéi'e d'étai dans les réparations. — Natte de paille cpie les couvreurs placent sous les échelles étendues sur les combles. — I^Atis de bouts de planches, cloués seulement, dont se servent les couvreurs pour s'echafauder , et qui ont dilVerentes ligures, suivant les endroits où ils en ont besoin. On les nomme aussi Triquet. — Morceaux de planche portant deux supports, qui tiennent horizontalement le foret ou la fraise dont les serruriers se servent pour forer ou fraiser les pièces de fer.
Chevauchement. 5. ?w. Croisement de
deux choses l'une sur l'autre.
Chevaucher, r. n. Se dit, dans certains travaux, I)t* pièces disposées de façon à se croiser, à se couvrir en partie l'inie l'autre , comme les tuiles ou les ardoises d'une couvertui*e.
Chever. t. a. Creuser.— Rendre concav(> une pièce de métal.
Chevet, s. m. Nom que l'on donne à la partie extrême de l'abside des églises, c'e8l-à-«lire h la partie du chœur située derrière le mallre-autel, qui souvent est de forme circulaire et plus élevée «pie le reste de l'édillce. — Uebord do plomb,