CHE
Si
qu'on met aux chenaux d'un toit, près do la gouttière, pour empêcher que l'eau ne
s'«'chappe.
Chéveteau.5. m. (îrosso pièce de bois en travers, sur la«pielle tourne le tourillon d'un arbre de moulin. — Solive d'enchevêtrure.
Chevêtre. s. m. Traverse do bois do charpente dans laquelle sont assemblées les solives d'un plancher, coupées p«>ur laisser vid«' la place «le l'Atre «l'une «"heminée. — Hn d«jnne aussi ce nom, à l'no traverse de fer servant ([uel«iuefois de su|)poi-l aux solives dans le même cas. — Faux Chevêtre, IMèce «le bois plus faible ({ue le Cher être.
C lie vê trier. ^. ;//. riè«'«' <pn sert «le support a un tourillon. — Solive d'enidievêlrure.
Chevillage. s. ?//..\ctiou «le «•heviller. — l'jiseinitle des chevilles «l'un «tuvrage. liO Chevillage de cette eharijonte est trop faible, «'st mal fait.
Cheville.*'. /. .Morceau «le bois, de fer ou do cuivre arron«li, (|u'on fait entrer dans un trou pour le boucher ou pour «tonner plus de lixité à «les pièces d'assemblage. — Sorte de grand clou de fer.
Cheviller, r. a. Joindre, assembler
avec des eiievillcs.
Chevillette. ^. /". IVtile cheville de fer à l'usage des charpentiers, et qui sert A cl«»uer et consolider certains ouvrages.
Chèvre, s. f. Appareil triangulaire destiné à former un point de suspension plus ou moins élevé et i)ropre A soulever des fardeaux : C'est par son moyen «jue, dans les grandes constructions, on porte aux étages supérieurs les pierres, les bois et matériaux de toute sorte. Une Chètre se compose de deux pièces de bois qui, étant écartées par le bas et se touchant par le haut, forment un triangle isocèle ; elles sont r^umies par des traverses appelées épars. .\ leur sommet, on dispose une poulie sur la<juelle est passée une corde, et lantlis «|u'un «les bouts de celte cordo va s'attacher au fardeau qu'on veut enlever, l'autre s'enroule sur le cylindre «l'un moulinet ou treuil horizontal, qu'on tourne à l'aide de leviers ou par une roue à chevilles. — Chèvre, se «lit aussi d'Une sorte do chevalet composé de deux tréteaux en forme de croix de Sainl-,\nilré, réunis parallèlement par une j)ièce de bois horizontale , et sur lesquels on place les morceaux de bois que l'on veut scier.
Chevrette, s. f. Petite barre do fer à
CIIK
cm
(liMix piiMls |)()iir K(>iil(Miir lo Itois linns un loyer. — Morceau de; U'V recourlxj Kur l(MjU('l on i>os(3 le bois «luns les poules. — (Uiilssisau liMul (l(î la scie, d'un scieur (!(• lon^'. — l'clilc niacliine d'environ 1 '" \1 do liauleur, composée de; deux pièees de l)ois avec, un boulon diî fei' ((ui les inainlienl, ci une cheville do W'v ((ui hausse et <iui baisse, dans des Irons faits exprès, à i)roportion (|ue l'on veut hausseï- ou l)nisscr les fardeaux qui posent dessus. — Jetée ou épi en pierres disposées obli- (juement, dans le lit d'une rivière, j)Our maintenir à une certaine hauteur le niveau du chenal navi^^ablc à l'éliaj^e : sur la Loire, par exemple, il y a la Chevrette de Cosnc, la Chevrette de (Jivry.
Chevrin. s. m. Creux que l'eau forme dans les bcr^-es et sous les rives des cours d'eau, et où le poisson se retire et dépose son frai.
Chevron, s. m. Pièce de bois qui sert à la couverture d'une maison, et qui soutient les lattes sur lesquelles on pose la tuile ou l'ardoise.
Chevronnage. s. m. Ensemble des chevrons du comble d'un bâtiment. — Ouvrage fait en chevrons. — Action de chevronner, de poser des chevrons.
Chic. s. m. Terme d'argot usité dans le langage familier, et qui dans le monde signifie, tantôt : Adroit, habile, ingénieux, rusé, et tantôt : élégant, bien tourné, avec une sorte d'allure cavalière, mais gracieuse. — Dans le Langage des artistes, Ce mot se prend assez généralement en mauvaise part. Dessiner ou peindre de chic, par exemple, c'est Dessiner ou peindre de mémoire ; et Fai7'e du chic, c'est \ Dessiner ou peindre d'une manière fausse ou conventionnelle. — Lorsqu'un peintre dit d'une œuvre d'art : 6 est du chic, cela équivaut toujours à : c'est faux, c'est mauvais. — Cependant, quand un peintre produit rapidement et avec facilité des tableaux à effet, on dit de lui, qu'z7 a ou qu'i^ entend le chic. Dans ce dernier cas, l'expression implique qu'il y a dans le faire de l'artiste, sinon du talent, au moius de l'adresse et de l'habileté.
Chiffonnier, Chiffonnière, s. m. et f.
Petit meuble à tiroirs, où les femmes serrent leurs chiffons et leurs travaux d'aiguille.
Chiffre. S> rti. Entrelacement symétrique des lettres initiales du nom de quelqu'un, fleuronnées en bas-relief ou à jour, et que l'on fait servir d'ornement dans un cartel de sculpture ou de serrurerie.
Chimère. .î. /". Monstre fabuleux, qu'on r<;pi c.iijiilc av(;r' la lèle et le poitrail d'un lion, lo ventre d'une chèvre et la queue d'iMi di'agon.Les ai-chitccteH de nos vieux monuments j^'olhiques d(inniiicnt souvent celte forme aux (rorbeuux et nux f^ar- ^,'ouilles ; ceux d'aujourd'hui n'en font |)lusf(uère usaj^c (jue dans In rcslaui-ation de rîcs mêmes monuments.
Chimoine. s. rn. Es[iècc de stue ou fie cimenl, formé de (diaux faite avec des cofiuilles calcinées, et qui, par sa blancheur et le poli qu'on peut lui donner, imite très-bien le marbre. Holillkt.
Chœur, s. m. Partie de l'église où se tient le clergé jiour (^hanter roflice divin.
— L'intérieur des églises se divise en cinq parties distinctes : le Narthex^ vestibule ou j)orche, la Xef, les Transepts, le Chœur et le Sanctuaire. Dans les catliédrales et les églises paroissiales, le chœur ne commence ordinairement qu'api-ès les transepts, et l'autel est placé au fond de l'abside, dans le sanctuaire qui occupe le rond-point.
Chômage, s. m. Suspension des travaux ; Espace de temps qu'on est sans travailler. Toute industrie est exposée aux chômages. Les chômages sont une des plaies de la classe ouvrière.
Christ, s. m. Figure peinte ou sculptée de N. S. Jésus-Christ attaché à la croix.
Chromolithe. s. m. Procédé pour donner à la pierre neuve une teinte ancienne, quand on restaure les vieux monuments.
Chute, s. f. En Architecture, On entend par ce mot , Le raccordement de deux choses inégales, de deux terrains de hauteur différente dans un jardin, par exemple , au moyen de glacis de gazon , d'escaliers, de perrons, etc. — La chute dJun toit, L'égout, l'extrémité de la pente d'un toit. — Chute de festons et d'ornements, Bouquets pendants de fleurs ou de fruits, tels que ceux du chapiteau ionique moderne. — Mur de Chute, Mur construit en aval des portes d'amont d'une écluse à sas, pour racheter la diflérence de niveau.
— Chute d'Eau, Masse d'eau qui tombe d'une certaine hauteur; pente d'une conduite, du réservoir jusqu'au point d'où l'eau se précipite.
Ciboire, s. m. En Architecture, Espèce de dais ou baldaquin porté par quatre colonnes, et formé d'une voûte d'ogive à quatre lunettes, dont autrefois on couvrait les autels. = Vase sacré où l'on conserve
CÏE
les saintes hosties pour la communion des fidèles. Académie.
Ciel. s. m. Nom donné au premier banc de pierre qu'on trouve sous In terre, en faisant l'ouverture d'une oarfiiuo par un puit8, et ({ui lui sert de plafond dans toute retendue d'où se tii-e la pierre. — Carrière à ciel otcoert^ Celle qui s'exploite sans puils ni souterrain, o*efit-i\-diro au fur et à mesure de l'enlèvement de la terre qui reeouvre le j^'iseineiit. — Partie d'un tableau cpii représente l'jur, le ciel. Ce peintre fait bien les ciels. — Ciel de lit, Kspèee de dais susjiendu au-dessus d'un lit et auquel sont atlarliés des rideaux. On dit dos cielà\ au plur.
Cigogne (Cor-nK-). s. m. Levier eoudé à deux l'oudes, appliqué à l'exlrémilé d'un treuil pour le faire tourner. La lonj^'ueur du grand l)ras de ee levier est comprise entre les deux eoudes. — On rai)|»elle aussi Manivelle.
Cimaise, s. f. Moniure en douciac qui, d'onlinaiie, couronne la jiarlie supérieure d'une corniche. Kilo a autant do saillie que d'élévation, et son prolll , composé do deux portions de cercle, présente la lij^ui'o de la lettre «S*. — Fn Menuiserie, On appelle do ce nom, Une pièce de bois orneo de moulures qui sert do couronnement aux lambris d'a|q)ui. Ci))iai^se diu'ique. Gimaisô lesltienne. Ciniaisc di-oile. Cimaise renversée. — On éeiit aussi Cymaise.
Cime. .y. /. La partie extrême, la plus eh;vee, d'un corps terminé en pointe. La cime d'un clocher.
Ciment, v. vi. En général. Toute matière ;;liilineuso et tenace, |)roj)re à lier. — I"]n particulier, Tondre de tuiles cl do briques pilecs, (pi'on a mélangée avec «le la ciiaux, et (|u'on emploie de préférence dans les constructions «pii deman«lenl de la solidité, parce (pi'il a plus d'adhércnco et de ténacité que le mortier «)rdinaire. — Ciment Romain, Sorte do mortier ainsi nommé, non parce <ju'il est composé des mêmes substances que celui employé autrefois par l«»s Homains et qui sont inconnues aujourd'hui, mais parce que, bien que dilVércnl quant à sa nature, les qualités cependant en sont tout-à-fait identiques, principalement en ce que, comme celui des anciens Homains, il j)()sséde à un degré supérieur toutes les pi-(q)riétés des chaux hydrauliques, et qu'il acjpiicrt presque instantanément, à l'air et dans l'eau, la dureté et l'imperméabilité. Le Ciment de Vassy [y o\\i\Q) et ses similaires «le Laroche, Flogny, Vcnarey, etc., qui sont les
ciments romains les plus renommés, proviennent d'un calcaire argileux et magnésien dur, de couleur bleu cendi'é, (|ue l'on trouve immédiatement au-dessus du liais, et (jue l'on calcine dans des fours à chaux ordinaires. Il s'emj>loie avec succès dans les constructions où l'on craint l'action do l'humidité. — Ciment hydraulvjue ou I^ouzzolane, Nom donné à l'n produit volcani(pio provenant des débris de laves dures ou i)oreuses. — Ciment artificiel. Voyez Portland. — I*our faire une construction solide et durable, il faut la bAtir ù chaux et à ciment.
Cimenté, ée. adj. et part. p. Lié avec du ciment. Des pierres bien cimentées.
Cimenter, v. a. Lier, enduire avec du ciment. (' intenter le bassin d'untî fontaine.
Cimetière, .s*, m. Lieu découvert et or-
dinaircnuMit clos de mius, dans lequel on eiitern» les morts.
Cinabre, s. m. Minéral louge fort pesant, qui résulte de la combinaison naturelle ou artiliciellc du m(M"cnre avec le soufre. Le vermillon emj)loyé dans la jtcinture n'est autre chose que du cinabre pulvérisé,
Cindre. s. m. Instrument de charpentier.
Cinglage. s. m. Action de cingler le fer.
Cingleau. A. w. Cordeau pour mesurer la diiiiinulion fies colonnes, — C'est aussi Le c()r(b>au, l'i"otté de blanc, de noir ou de rouge, dont les charpentiers, menuisiers et scieurs de long font usage pour tracer des lignes droites ou courbes sur leurs ouvi-ages.
Cingler, v. a. Forger ou corroyer le fer. — i'racj'r des lignes avec un cordeau tendu, «pi'on a blanchi ou noirci auparavant.— C'est aussi, dans le Toisé, Prendre avec un conleau le pourtour d'une voûte, le développement des marches d'un escalier ou d(» sa coquille, ou bien, avec lo ruban métrifiue, Contourner les moulures d'une corniche et de tout autre ornement qui ne peut être mesure d'une autre manièi'C.
Cintre, s, m. Figure en arc de cercle.
— Plein Cintre, Celui dont le trait est un demi -cercle parfait. Voûte, arcade en plein riw/rr. — Substantivement, Le Plein Cintre, se dit par opposition à U Ogive, qui caractérise le style gothique. — Les constructeurs désignent aussi sous le nom de Cintre, L'appareil ou échafaudage en arc de cercle sur lequel on bAtit les voûtes,
— Dans un Théâtre, on apj)ellc Loges de
crN
cintre, Lo dornier rnnj^ do lof^ps, poliii (|iii est imiii»''iliiiltMiioiil souh lu plafond.
Cintré, ée. part. p. et adj. Fait on foriMc de cinlrc. l'orto cintrée.
Cintrer, r. a. Donner la forme du cinli(î. lîàlii" (Ml cintre. Cintrer des bois.
Cipolin. adj. ot s. Marbre fort rare, fcMiilIt'Ié, veiné de blanc ot do f^ris, de vert et ([uei(jnerois de l)len. Il est fort beau et s'emploie à la décoration intérieure dos édifices publics.
Cippe. s. m. Demi-Colonne sans chapiteau, sur JaqucUe on ^M*ave quok|Ucl'ois des inscriptions. On rencontre assez souvent dans les cimetières des tombeaux surmontés d'un cippe.
Circonférence, s.f. Contour d'un cercle ou d'un espace circulaire, d'une ellipse. — Par extension, Se dit de Toute sorte d'enceinte, considérée indépendamment de sa fii,^ure, et quelle qu'en soit la forme. F.a circonférence d'une ville, d'une place, d'une habitation, d'une cour.
Circonvallation. s. f. Tranchée avec palissade et parapet, que font des assiégeants pour se garantir des attaques du dehors et pour empocher qu'il entre du secours dans la place assiégée.
Circonvolution, s. f. Tours multiples que décrit un objet autour d'un centre commun, Ceux, par exemple, des plaques de bronze qui se déroulent sur le fût de la colonne de la Place Vendôme. — La spirale de la volute ionique et les courbes décrites par l'hélice de la colonne torse sont aussi des circonvolutions.
Circuit, s. m. Le tour d'une chose.
Circulaire, adj. Qui a la forme, la figure d'un cercle. — Se dit aussi De ce qui se moût en décrivant un cercle. Mouvement circulaire.
Cirque, s. m. Vaste enceinte avec plusieurs rangs de gradins, où les anciens se réunissaient pour la célébration des jeux publics, et particulièrement pour les courses de chevaux et de chars. — Par analogie. On donne aujourd'hui le même nom à Des enceintes circulaires et couvertes, destinées aux exercices d'équitation et aux spectacles donnés par des troupes d'écuyers.
Cisailler, v. a. Couper une pièce de métal avec des cisailles.
Cisailles, s. f. pi. Gros ciseaux servant à couper les feuilles et les plaques de métal.