DOR
Dôme. s. m. Sorte de comble do forme ordinairement sj)héroidale, dont on recouvre quel({ue jjartic d'une église et certains autres éililices : on le construit en pierre oi/eu charpente recouverte de plomb ou d'ardoise. Le dôme des églises est assez souvent surmonté d'une lanterne, ouverte ou vitrée, destinée à éclairer le plafond concave, la Coupole, (|ui forme sou intéi'ieur, et cette lanterne est surmontée elle-même d'une flèche ou d'une croix. 11 y a des dômes ciirulaires; il y en a d'autres dont le plan est polygonal, à six, huit. dix et douze faces. — ( hi appelle l)ôuh' surbaissé, Celui qui a moins de hauteur que la moitié de son diamètre; et surhaussé, Celui dont la hauteur dé[jasse la moitié de son diamètre. In Dôme écrasé, est Celui dont la partie supéi'icure, incomplètement sphérique, semble aplatie. — Dans les églises, le dôme s'élève au-dessus de Y Intersection, c'est-à-dire au-dessus de l'espace circulaire ou carré formé par le croisement de la nef ou du chœur avec le transept. — Les dômes les plus célèbres sont ceux <lu Panthéon et de Saint-lMei-re ti Home, de Sainte-Sophie à Constarilinople, de Saint-l'aul à Londres, do Saintc- Marie-des-Fleurs à Florence, de Sainte- (îeneviève, des Invalides et du Val-de- Cràce à Paris. — Dans l'oi-igine, le mot Dôme (domus), qui signilic maison, ne s*aj)pliquait ({u'aux cathédrales ou maisons pai' excellence, et c'est «lans ce sens qu'on dit encore aujourd'hui le Dôme de Mitan ; mais, comme ces cathèdiaies, en Italie surtout, étaient pour la jjlupart couvertes d'un comble sphéioïde, on a lini par étendre ce nom do dôme au comble lui-même, et puis ensuite, par analogie, ;'i tout comble du même genre, «juel (juc fût d'ailleurs l'édifice au-dessus duquel il fût élevé. — Voyez Coupole.
Donjon, s. m. La j)lus forte et la plus élevée des tours d'un chAteau-fort. — Tourelle sur une plaie-forme. — Petit pavillon élevé au comble dune maison.
Dorer, r. a. Appliquer de l'or moulu ou de l'or en feuille sur un objet. Ihirer des lambris. Dorer une inscription. Dorer les lances d'une grille en fer. Dorer des métaux.
Doreur, s. m. Celui qui dore, qui applique Tor sur le bois, la pierre, les métaux, etc.
Dorique, adj. {^vw est propre aux Dorien>^. — Ordre dori'jue, le second des cinq ordres d'architecture, dans lequel le rapport de la hauteur de la colonne à son diamètre est do 8 modules. L'ordre do-
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rifjve^ lo plus simpin do Ions, exprime la forco ol In Koliflilc'*; il ko roronriMÎl h rnhsonc.o do loiilc hfiso ot nux lii}<l\ plies rpii oi'iiciil sa IViso. l'iic coIoiiik! dorii/ue. l'iio Crise, iiii eliapileaii dorVjUC. — Sul)Slantiveinonl, on dit lo /Jorûjue \H)nv l'oi-dre dorif/ue. I.o dorique romain est une altérai ion du dorique grec^ le scîuI vérilahlc ordi'o dorique.
Dormant, ante. adj. Se dit, en Conslrueliou, Des ouvrages qui sont posés à demeure, qui ne sont point mobiles, par opposition à d'autres du même ^cnre f(ui s'ouvrent, (jui se lèvent, qui s'abaissent à volonté. Châssis dormant, (îhàssis qui ne se lève point. — Serrure dormante, Serrure à pêne dormant, Celle qui ne forme pas seule, et dont il faut pousser le pône avec la clef. — Verre dormant, Lucarne vitrée par laquelle on a le droit de prendre du jour sur une propriété voisine, mais qui ne doit jamais s'ouvrir.
Dormant, s. m,. En général. Tout ouvrage de menuiserie ou de serrurerie, qui n'est pas mobile. Le châssis d'une porte ou d'une croisée, qui est arrêté dans la feuillure de la baie et qui sert de battement aux vantaux, est un dormant. Un panneau de fer ou de fonte, plus ou moins historié, qui est placé au-dessus d'une porte pour donner du jour, est aussi un dormant.
Dormeuse, s. f. Sorte de fauteuil ou de chaise longue où l'on peut dormir.
Dortoir, s. m. Dans les lycées, collèges, institutions et communautés religieuses.
Grande salle, quelquefois divisée en petites cellules, où sont les lits des élèves ou des religieux.
Dorure, s. f. Or appliqué sur la superficie d'un objet. — Se prend aussi pour L'art ou l'action de dorer.
Dos-d'Âne. s. m. Se dit de Tout corps ayant la configuration du dos d'un âne, c'est-à-dire telle qu'il y ait une surface inclinée des deux côtés, comme à un comble à deux égouts. Toit en dos-d'âne. — Voyez Bâtière.
Dosse. s. f. Planche sciée d'un côté et présentant de l'écorce, des flaches, des inégalités de l'autre, et qui est la première ou la dernière d'un arbre qu'on a refendu pour l'équarrir ou le débiter en planches. — Planche épaisse, dont on se sert dans les travaux pour échafauder, pour former des cintres de voûtes ou pour soutenir les terres dans les tranchées, quand on craint les éboulements.