DOU
Dosseret. .?. m. Petit pilnstrc saillnnt, qui Kcil (jueirpiofois à soutenir une voûte. — l'etit 'y,\m\iw^i\ dans l'épaisseur d'un mur, j»oiir soutenir le pied-droit fl'unc porte f)u d'une croisée. — Petit exhaussement du mur de pignon, on face avec ailes poui' retenir um* souehe de eheminée. zm Ln Menuiserie, Kspaee qui reste entre l'angle d'une; {iièce et l'arôte de la baie d'une croisée ou d'une porte. = Pièce de fer adaptée au dos d'une scie pour la rendre [)Ius solide. — Plaques de fer l'éunies qui renferment et soutiennent une lime fort mince.
Dossier, s. ra. Partie d'un siège contre laquelle on s'appuie le dos. Le dossier d'un banc, d'une stalle, d'une chaise, d'un fauteuil, d'un canapé. — Partie d'un lit qui sert à soutenii* le chevet. — Petit mur élevé sur un autre pour soutenir une souche de cheminée. Voyez Dosseret. — Les plombiers disent aussi le dossier d'une baignoire, le dossier d'une cuvette.
Double, adj. numéral multiplicatif. Composé de deux choses semblables ou de même nature. Un doichle rang de colonnes. Un double pilastre. — Serrure à double tour, Serrure où il faut tourner deux fois la clef.
Doubleau. s. m. En Charpenterie, Sorte de solive plus forte que les autres. Dans un plancher. Les doubleaux servent à porter les chevètres. — Arc-Doubleau^ Espèce d'arcade formant saillie sur la courbure extérieure d'une voûte, qu'elle semble soutenir et fortifier. Voyez ce mot.
Double-Borne, s. f. Pièce de panneaux de vitrerie ayant la figure de deux hexagones barlongs.
Doubler, v. a. Faire deux fois la môme chose ; mettre une chose derrière ou dessous une autre pour la soutenir et la fortifier. — Doubler des tranches de riuirbre. Rapporter et sceller derrière des bandes de pierre pour les soutenir. — Doubler un corps de logis, Joindre un autre corps de logis à la face de derrière de celui qui est déjà fait.
Doublis. s. m. Rang de tuiles faisant partie d'un égout et qui s'accrochent au cours des lattes, immédiatement au-dessus de la chanlatte.
Doublon, s. m. Feuille de tôle ployée en deux.
Doublure, s. f. Bandes ou dalles de pierre rapportées sous les tranches de marbre. Défaut occasionné par une soudure manquée.
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Doucine . s. /. Moulure ondoyante, concave \)M' le liant cl convexe par le lias, hahitncllcinejit employée pour les corniches, et (pii se nomme aussi Gueule droite ou Gueule renversée^ suivant sa position. — Ouverture clo croisée dont la coupe est laite en doUCine. — Sorte do rabot dont le menuisier se sert pour pousser les moulures.
Douelle. .s*. /". Parement intérieur ou e.vterieui- d'une voilte ou d'un voussoir. On nomme Intrados^ la réunion de toutes leadouellex intéi-ieurcs, et Extrados, celle (le toutes les douelles extérieures.
Douge. .v. m. Ciseau plat pour fendre les ardoises.
Douille, a. f. l'arlie creuse et cylindrique lie certains instruments en fer, dans laquelle s'ndn|)le un manche.
Douve, s. f. Nom de chacune des planclies (lisj)osées en rond et maintenues ensemlde par des cercles, ([ui forment le corps d'une cuve, d'une tine rtu «l'un tonneau. — .Mur d'un hassin, ([uand il n'est que d'une assise ou deux. — (îaverne, que les habitants des bords de la Loire se creusent dans le i-oc |)our s'y loj^'cr. — I.arf;;»^ fosse autour d'un château ou sur les limites d'une propriété poi;r I'imuuI.'ment des eaux.
Dragage, s. m. Action de dra^Mier; opéiMJion analop^ue k celle du curage, mais nppli<|uée j\ des matières plus consistantes, telles que le sable, le gravier, la glaise et les roches friables.
Drague, s. f. Instrument dont on se sert pour curer le fond des ports, le chenal des rivières, les canaux, etc. — Il y a deux sortes de rf;ïf^/a'.v: L'une fort simple, qu'un honune seul peut manier, et (|ui n'est
3u'une espèce do pelle ou de bâche couéo, ayant des deux cotes les bords relevés; I/aiutre, véritable machine, composée de deux chaînes sans lin entre h'squelles sont lixés, de distance en distam'c, des louchets de tcMe en forme de hotte, est installée sur un bateau et mise en mouvement i>ar une manivelle à bras ou une machine A vapeur, de façon que les louchets, passant avec les chaînes sur un tambour qui les fait circuler sur un plan incliné, viennent tour à tour labourer le fond, en enlevant chacun une portion de terre et de pierrailles cpi'ils déversent, en remontant à la partie supérieure, dans un couloir aboutissant à un bachot ou une marie-salope placée au-dessous.
Draguer, r. a. Nettoyer, creuser le
fond d'une rivière, d'un port, d'un canal, avc(! une «lra;^'ue.
Dragueur, s. m. Ouvrier qui travaille au draj^Mgc, (jui s'occupe ù draguer. — Adj. Hatkai' i)HA(;rKin, Itateau plat, construit d'une certaine façon, et sui* kMjuel est installée une machine à draguer.
Drain, .ç. m. Tranchée, rigole souterriiine prati(|uée dans les terrains bas et humides pour les assainir et les rendre propres à la culture, en facilitant l'ècoulenient des eaux. — Chacun des tuyaux de terre cuite généralement substitues aujourd'hui au système des F'igules, jiour la même opération, et qui sont posés bout à bout au fond des tranchées ouvertes dans les terrains à assainir.
Drainage, s. m. .\rt d'assainii- les terres trop humides au moyen de rigoles souterniines, garnies intèrieui-emenl de pierres ou de fascines, de bri(jues ou de tuih's, mais dans les(pielles aussi, depuis (juelques années, on pose de préférence (les tubes ou tuyaux de terre cuite, aj)pelés Drains, disposés de manière à ce (pie l'eau s'introduise facilement à leur intérieur et y prenne son écoulement Jusqu'à la (léchai {.'e qui lui est ménagée.
Drainer, t. a. Faire écouler l'eau surabondante d'un terrain bas et humide, alin (le le rendre ])ropre à la culture, et cela au moyen de rigoles souterraines garnies de pierrailles ou de f;iscines, de briques, de tuiles ou de drains en terre cuite, disposés d'après certaines règles.
Draineur. s. m. Celui qui fait des
opcialioiis de drainage.
Draper, v. a. En Peinture et en Sculpture, Henrésenter des étoffes d'ameublement ou des figures habillées de vêtements amples et convenablement disiioses, \ oilà des tentures, des rideaux bien drapés.
Ces figures sont bien, sont mal drapées.
Draperie, s. f. S'entend, non-seulement Des vêtements des ligures, mais De toutes les ètolTcs qu'un artiste, j»eintre ou sculpteur, peut avoir à représenter, et dont le choix cl la disposition plus ou moins heureuse dépendent de son habileté.
Dresser, v. a. Conslruii*e avec soin, ériger pour être en vue, poser, mettre, élever une chose d'aplomb, suivant un plan, un niveau convenable. Dresser un temple, un palais, / • un monument.
Dresser des Irophi sser mw statue,
une colonne, un obelistpie, un autel. =: Unir, aplanir, rendre droit ; faire qu'une chose aille toujours d'equerre, dans uno
DU
DYO
inômo «liroclioii ou (l.ins uih; (liiuM-lioii (loiiiirc. Dresser une planche^ un morceau, de bois^ l'aire (ju'il n'y ait jjIus ni nncluîs, ni coml)Uies, les rendre parfaitcniont nnJH. — Dresser une pierre, \.'(\(\n-Avv\v et en nivclt!!' I(îs paicMncnls, la rcndri; propres à r(M'(!voir le Irait. — Dresser d'alignement, KIc'ver un mur au cordeau. — J)rcsser une pièce de bois, I^a ein^Her au coi-deau poui* l'écpiarri!*. — Dresser le pavé, li'enConcer d'une manière ég-ale. — Dresser un niveau, Aplanii- un lorrain. = I)iu<:ssER,si},'-nitie aussi, Tracer, mettre par écrit, rédigei- suivîinl une certaine forme exigée. Dans ce sens, on dit qu'Un ai'(dntecte a dressé les plans et devis d'un édifice, un décompte de travaux, un procèsverbal d'expertise.
Dressoir, s. m. Sorte de buITet à étagère pour dresser et ranger la vaisselle, les cristaux, les pièces de dessert. — Simple étagère, avec crochets de place en place, pour ranger la vaisselle commune et suspendre les ustensiles de cuisine.
Drille, s. f. Outil servant à percer, et qui consiste en Une sorte de longue spirale formée de plusieurs fils de fer superposés, à laquelle est adaptée une fine mèche d'acier bien trempé. Autour de cette spirale circule un manchon mobile mû par la main droite ; le haut de l'outil est maintenu par la main gauche, qui s'appuie sur une pomme aplatie terminée par une douille dans laquelle entre et pivote la spirale, de telle sorte que, sur le mouvement de va-et-vient donné au manchon, la spirale tourne et la mèche perce avec rapidité. On ne peut sans doute avec cet instrument forer que des trous de trèspetite dimension, mais il est précieux pour les ouvrages délicats où la vrille à main réclame trop de temps et risque d'ailleurs de faire éclater le bois. — Le nom de Drille se donne encore à Un autre instrument moins usité que le précédent et de construction différente, fonctionnant à l'aide d'une main seulement. La spirale qui le compose, renfermée dans une gaine de bois, est repoussée à l'extérieur par un ressort à boudin ; un manchon fixé à l'entrée fait tourner la spirale et met la mèche en mouvement. La pression de la main suffit pour faire rentrer le tout dans le manche.
Droit, Droite, adj. Qui n'a ni courbure, ni flexion, ni inclinaison d'aucune
Korle. Une ligne droite. V>ï\ morceau de bois jjarfaitenient droit. — Oui CKt perpendiculaire, oj>j)osô à liiais. Une porte droite, un berceau droit, c'est-à-dire Une poitfî, un b(;rceau de voiUe dont la direction est perpenfli(Milairo à l'entrée. — Angle droit, Anghî formé jjardeux lignes peipcndifîulaires l'une à l'autre, zn I)hoit, signifie aussi, (,)ui n'est pas couché, qui est debout. Planter un morcx-au de bois droit. = Il se dit encore par op[)osilion à Gaicche, quand il s'agit d'indirpier la position relative d'un objet. I^e vantail droit d'une porte. L'aile droite d'un bAliment. — À I)f<oitk. locut. adv. I)u côté droit. Dans l'encoignure, à droite de la porte, il sera posé une étagère.
Drome. s. f. La plus forte des pièces de charpente (|ui contiennent le marteau d'une grosse forge.
Ductile, adj. Qui peut être battu, tiré, allongé, sans se rompre. Le fer est un métal très-dur et peu ductile.
Dur, Dure. adj. Qui est difficile à entamer, qui est ferme, solide, résistant; Opposé à tendre. Pour les travaux qui demandent de la solidité, les bois durs doivent être préférés aux bois tendres, et la pierre dure à la pierre tendre. Le granit est plus dur que le marbre, et le marbre est plus dur que la pierre.
Durillon, s. m. Partie dure qui se rencontre dans le marbre, et qui est analogue au nœud dans le bois.
Dyname. s. m. ou Dynamie. s, f.
Nom donné, en Mécanique, à l'Unifé de travail avec laquelle on évalue la force utile d'une machine, la puissance d'un moteur, et qui est le travail nécessaire pour élever mille kilogrammes à un mètre de hauteur. La force d'un homme équivaut à cent dynaniies par jour, si dans ce temps, en douze heures de travail, il peut élever cent mètres cubes d'eau à un mètre de hauteur. Legoarant, dans Littré.
Dynamique, s. f. Partie de la Mécanique qui s'occupe des forces motrices en général et des lois des mouvements qui en résultent. Un bon architecte doit être, comme les ingénieurs, initié aux lois de la Dynamique.
Dyostyle. s. m. Édifice dont la façade est ornée de deux colonnes.