‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 57 sur 285 · KAU · texte numérisé non relu

KAU

KRi-:

Eau. .y. f. Sul>slau('«' lnjimh', Iraiispnreiitt', SMiis saveur ni otlcur, (jiie la fliulour vaporise, ({uo lo froid eondensc, et qui a la propriété de dissoudi-e un ^Tand nombre de coi-ps. — Xj'eilU est indisjjensable dans les travaux de eonstrueliftn pour éleindie et delrem|)er la ehaux, j,'àeher le morlier, le plAtrc et les eiments. Klle est aussi l'ohjet d'une infinité de travaux, coruinuiieMienl désii^'iiés sous lo non» de Trazavx hyilraulinnes, et dont l'indication est donnée en ce volmiic dans l'ordre qui eon vient à ehaeun.

Eau-Seconde, s. f. Acide nitrique, plus ou moins étendu d'enu, qu'on emploie pour nettoyer les boiseries peintes à l'huile et décaper certains métaux. — Se dit aussi d Tne lessive caustique de potasse ou de soude, connue sous le nom de Lessive des SaronnierSy et dont se servent également les peintres pour leurs nettoyantes.

Ébarbement. s. m. Action d'éhaiher, de retiMMchci- les ine^'alités, les parties excédantes ou superflues d'un objet.

Ebarber. v. a. Couper, retrancher les ine^'alitcs (pii se trouvent sur les bords ou les côtés do certaines choses. Avant de poser un pavé, les paveurs en ébarbeiit

fréniablement le parement et les joints. jCs pièces coulées par les fondeurs ont souvent besoin d'être éàaràées, quand elles sortent du moule.

Ébarboir. s. m. Outil servant à ebarber les mctaux.

Ébardoir. v. m. Sorte de grattoir à trois cotés, dont se servent les menuisiers.

Ebauche, s. f. (^uvra^je de peinture ou de sculpture, plan, dessin, qui n'est que commencé, mais ou les parties principales sont indi(iuees. («e plan n'est (juà l'elat (V ébauche , mais on y voit déjà la forme et les principales dispositions de réditice.

Ébaucher, t. a. Commencer un ouvrage, en disposer rensemblc, lui donner la première forme, les premiers traits, en indi(iuant ses parties principales. Ébaucher une statue, un rase, une cur/iiche, un chapiteau, Donner ù ces objets, quoique

d'une manière iinpaiiaile, la forme (ju'ils devr»>nl avoir, l'ébaucher une co/onne, Kn tailler le fût à pans, avant de l'arrondir. — Dans quelques métiers, Kbaucher \ oui dire JJéf/rossir. .\insi, (juand les charpentiers disent (juils vont ébaucher une pièce de bois, ils inditjuenl (juils vont La dégrossir, la dresser avec la cognée ou à la scie, pour la laver ensuite, la linir avec la besaiguë. — De même jjour les menuisiers, ils ébauchent, ils dressent une pièce de bois de menuiserie avec le fermoir et lo maillet, avant de l'aplanir avec la demi-varlope et la varlope.

Ébauchoir. s. m. Outil de bois ou d'ivoire en foi'mc de spatule, dont les sculpteuis se servent poui- ébaucher, pour modeler. — Outil d'acier en forme de ciseau pour bretleler les sculptures. — Gros ciseau de fer, à manche de bois garni de viroles aux deux bouts, dont les charpentiers se servent poiir ébaucher les mortaises. — (îros ciseau de fer à manche de bois et dont le taillant est fort lar^re, à l'usage des stucatcurs.

Ébène. s. f. lîois de l'ébénier, remai*quable par son beau noir, son gi'ain dur, uni, et iju'on enq)loie dans la marqueterie et la tablettei'ie, ainsi qu'à la fabrication des meubles de luxe. 11 y a aussi de V ébène verte, jaune, rouge et grise.

Ébéner. r. a. Donner à du bois la couleui-, le noir de l'ébéne.

Ébénier. s. m. \vhve des Indes, qui

fournil l'i'bène.

Ébéniste, s. /n. .Menuisier dont l'occupation principale est de travailler l'ébène, les bois précieux, et de fabri(juer les meubles de luxe.

Ébénisterie. s. f. Branche de la menuiserie compienant la fabrication des ouvrages de rajqtort et de marqueterie, et plus particulièrement celle des meubles en bois précieux, soit massifs, soit plaqués. C'est à Paris, au faubourg Suint- .VntoiiK id, que se fabrique la plus

belle ( rie.

Ébergement. s. m . Opération qui consi>le a raviver les talus des berges, lorsqu'on cure les cours d'eau.

Ébisèlemcnt. .v. m. Action drljiMolor.

Ébiseler. t. a. I)oiiiici' imr loiinc (•(>iii(|iir .1 un Iroii. — J'^biscier uiw, planche^ 1)1 coiipcr (Ml (h'SHons en inclinaiil, vu lui «loniunil plus on moins \:\ Coiino d'un tains, d'un hiscan.

Ébotter. v.a. C.onpcr la UWv, d'un (don, d'nin' |M)inl('.

Éboulé, ée. part. p. (d adj. (,)ni s'est r(Miv(n'S('; (ui roulant. iMni'aill(j éboulée.

Éboulement. ,S'. m. C-hule, renversement de ce (jui s'él)Oule; Ktat d'une chose t'djoulée ; Amas do cdioscs ('d)Oul(';cs. Ouvrier enseveli sous un éboulement. Hue, sentier ol)strué par des ébonlcments.

Ébouler, v. n. et S'Euouleh. v. pron.

Se renverser en roulant, tomber de soimôme , s'alïaisser. ('ette maison était si vieille et si mal entretenue ({u'à la lin elle s^est éboulée.

Éboulis. s. m. Amas de matières éboulées.

Ébousiné, ée. part. p. et adj. Qui est nettoyé, dépouillé de son boicsin, en parlant des pierres. Moellon mal éboitsiné.

Ébousiner. v. a. Oter avec la pointe du marteau, en pénétrant jusqu'au vif, le bousin, la croûte terreuse qui recouvre une pierre à l'extérieur.

Ébouler, v. a. Couper le bout d'une chose. Ébouter une pièce de bois.

Ébrancher.2?. a. Couper les branches d'un arbre.

Ébranler, v. a. Donner à une chose des secousses telles, qu'elle ne soit plus dans son aplomb et perde de sa solidité.

Ebrasement. s. on. Elargissement fait intérieurement aux jambages d'une porte ou depuis la feuillure jusqu'au parement. — Il y a des personnes qui disent Embrasement.

Ébraser. v. a. Élargir une baie de porte ou de fenêtre du côté du parement intérieur du mur, suivant un plan oblique jusqu'au parement extérieur, tellement que les écoinçons présentent, en dedans, le sommet d'angles plus ou moins obtus.

Ébréché, ée. part. p. et adj. Qui a des brèches, qui est édenté, qui a des vides dans son tranchant, en parlant des outils. Scie ébréchée. Ciseau ébréché. Cognée ébréchée.

Ébrécher v. a. Faire des brèches au tranchant d'un outil, édenter une scie, une roue d'engrenage. Dans les vieux

bois (ju'on r(!li availlc, il s(? trouve houvonl (les poinlcH on des < Ions r-ansén qui ébrèchent les outiJH.

Écaille, .v. /'. .Nom de p(;lilK ornemenln, (Ml iorine d'écaille.s de poisson eouchécH l'une sur l'autn; , qu'on taille sur le» moulnr(!s rondes (ît (juelqnefois Kur le j)aienient des j)i(;rr(;s dans eerlairis ouvrages. — Petites ardoise» taillées en forme (Vécaille pour la couverture des d(jmes et des toitures coniques. =: Petites croules, parcelles rpji se détachent de la surface de (certains métaux, lorsqu'on les travaille. — Eclat qui se détache du marbre, lorsqu'on le taille en bloc. — Croûtes (jui se forment sur les jieintures dans les lieux humides et (jui se détachent en petites parcelles. — Surface d'un enduit de plâtre ou de ciment qui se lève par petites plaques et qui tombe. = Piei'i'e ciure, dont on se sert pour broyer les couleurs.

Écailler, v. a. Enlever les écailles d'un poisson en les raclant. = Par analogie, les plombiers disent qu'ils écaillent le plomb, quand ils le raclent et le grattent jusqu'au vif pour faire une soudure.

Écailler, v.a. Rendre écailleux. L'humidité boursouffle les peintures et les écaille. — S'Égailler, v. pron. Se lever en écailles, s'enlever par écailles, comme les enduits de plâtre et de ciment, comme les peintures boursoufflées.

Écailleux, euse. adj. Qui s'enlève par écailles. Ardoise écailleuse. Fer écaillettx.

Écaillure. s. f. Pellicule qu'on enlève de la surface du plomb avec le grattoir.

Écaler (S'), r. pron. Se séparer par lames. Se dit en parlant d'Une pièce de bois.

Écarner. v. a. Briser, détacher les carnes^ les angles extérieurs d'un objet. Écarner une pierre de taille. Écarner le marbre d'une commode.

Ecart. 5. m. En Charpenterie, Longueur dont les bois se croisent dans les entures et les assemblages.

Écartement. s. m. Action d'écarter, de séparer, de disjoindre, ou action de s'écarter, de se séparer, de se disjoindre; État de ce qui est écarté, séparé, disjoint; Vide résultant de cet état. 11 y a dans ce parquet des écartements à faire passer une souris. Dans un édifice, \ écartement d'une voûte peut avoir des conséquences désastreuses. Les écartements qui se produisent dans les constructions provien-

ncnl presque toujours de l'insuffisanco ' (les fondations, d'une disposition dcfue- ' tueuse ou d'un nianfjue de liaison cl d'équilibre dans l'emploi des matériaux.

Écarter, r. a. Kloi^Mier, poser à une ccilaintî distance. Pour qu'un plancher soit solide, il est bon ipie les solives n'en soient pas li-op écartées. — S'Iv:\htkh. t. pron. Se sépai-er, se «iisjoindre. Ui>î>"<l im mur s'écarte^ il faut se hAter do l'étayer.

Échafaud. s. m. Assemblaffc do pièces de l)ois l't, le plus souvent, d'ecoperclies, de boulins, «le traverses et de madriers, maintenus ensemble par des boulons et des coi'da^es, (juo les ouvriers en bAti- ' ment disposent en forme de plancher, à des hauteurs plus ou moins grandes, pour se tenir à la portée des ouvrages (ju'ils exécutent. — Sorte d'esti-ade ou d'amphithéiUre dresse pour les speetateuis dans les fêtes et les cérémonies publiques. — Sorte de plancher élevé sur une place publi(pie pour l'exposition ou l'exécution d'un crinùnel. — (''est à tort ({ne quelques personnes écrivent et disent Cko,faud, Chaff'aut.

Échafaudage, s. m. .\ction de construire , d'elevcr les échafauds nécessaires pour un travail de bAtiment. — F!nsemble de ces échafauds, particulière- ' ment (]uand il s'agit des planchers temporaires, étages l'un au-dessus de l'auti-e et plus solides qu'un échafaud ordinaire, qui sont en usage pour les monuments publii's et les édifices élevés dont la construction doit se prolonger un certain temps. Les échafaudages de l'Hôtel de Ville de Paris ont été longs à établir et ont coûté des sommes considérables.

Échafauder. v. n. Faire un échafaudage, constiiiire des échafauds pour travailler à un bâtiment, à une décoration, etc. — S'F^:nAF\ritF,H. r. pron Préparer l'échnfaud, dresser les échafaudages dont on a besoin pour un travail. Dans les constructions impoi-tantes, les maçons sont toujours longs à séchafaudcr.

Échampir. v. a. Donner du relief aux

objets, les l'aire ressortir, les détacher du fond sur lequel on peint, soit en tra(,'ant les contours, soit par l'opposition des couleurs, l^anneaux d'azur echampis en noir. Moulures blanches écharnpies en or.

Échancrer. r. a. Tailler, évi<ler un morceau de bois, une pierre en forme de croissant, de demi-cercle.

Échancrure. s. f. Coupure, entaille faite dans un objet en forme de croissant, de demi-cercle.

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Échandole. s. /". Petit ais do merrain, sorte de bardeau dont on couvre les maisons dans cei'tains pays.

Échantignole. s. f. Petite pièce do bois qui, dans un comble, soutient le tasseau d'iuH' panne.

Échantillon, s. m. Petite quantité d'une marchandise servant de montre pour fairo juger de la ({ualité , de la forme ou de la couleur de la marchandise elle-même, cjuand on ne veut pas l'exposer ou la colporter en totalité. — Kn Architecture, Se dit Des <limensions et de la forme déterminées par l'usage cl les règlements pour certaines espèces de nuitériaux. Unis d'échanHUdii. Jirhiue, tuile, paré d'échantillon. — Objet tlonné j)our modèle à un ouvrier, à un fabricant, l)our qu'il en fasse un autre tout conforme. — Outil de charpentier et de menuisier (jui sert à donner aux pièces l'épaisseur ou lo calibre convenable.

Échantillonner, r. a. Faire qu'une chose soit conforme à une autre,, à laquelle on veut «ju'clle ressemlde. Echantillonner des ardoises, des carreaux, des titres, Hemplacer par des ardoises, des carreaux ou des vitres de mémo niodèle des ardoises, dos carreaux ou des vitres cassées; ou bien encore. Trier et classer par échantillon, des tuiles , des carreaux, des bri(jues, des ardoises, des bois, do modèles ou ^Y échantillons (lilVèrcnts qui 80 trouvent mélangés.

Échappée, s. f. On ai)pclIo ainsi, en .\rc'liitcclure, L'espace ménagé pour le tournant des voitures à leur entrée dans un cai-refour, dans une cour ou dans uno remise, La hauteur suffisante du berceau nui couvre une descente de cave audessus des marches, quand on n'esl pas obligé de se courbei', ou bien encore, L'espace comj)ns entre les marches d'un escalier tournant et le dessous de la révolution supérieure, espace qui doit être ménagé de telle sorte qu'on puisse s'y mouvoir avec facilité.

Échappement, s. m. Échappée, espace eiitie les niar<*hes d'un escalier et le i)lafond. = Kn .Mécaniijue, On appelle Échappement , l'n système de résistance (jui, tout en laissant à l'action motrice sa pleine liberté, met un frein à son dcvelo|>pement trop brusque, et imprime ù son mouvement la préi'ision et la régularité nécessaires. — .\ction d'échap|)er, de soj^ tir avec violence, en parlant de la vapeur dune machine. — Tuyan d'échappement, Tuyau par lequel s'échappe la vapeur d'une locomotive.

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Écharde. s. /'. Nom <lonri('' Aux pclils coips iiij^Mis, lif,'iiOMx ou niélallifjues, (jui H'iiili'oduisont fK'cidfMilollfnucnl houh les oii^^lcs on (lîuis l'épaisseur de la peuu.

Écharpe. s.f. l'élite moulure f(ui mnr- ((ue le niiii(!U el forme conuiir le lieu du l)alustre de In volute du ('lia|)it('au ionique. — I*iôcc pineée dia-^'oiialemeul dans un biUi de menuiserie. — Pièce du bî\li d'un parfjuet. — ('oi'da;^e que les maeons allaclient à l'œil de la louve;, i)our maintenir dans une direction convenable les pierres qu'ils montcsnl avec la grue ou autre machine, alin d'empêcher qu'en vacillant elles ne IVollent le long des murs ou ne s'accrochent aux échal'auds. — Cordage lié à la tête d'une chèvre ou autre engin semblable et dont l'extrémité est fixée à un point solide pour faire, par sa résistance, que cette chèvre ou cet engin se maintienne sous la charge dans la position nécessaire. — Pièce de bois au bout de laquelle est attachée une poulie et qui fait l'office d'une demichèvre ; Corde passée dans cette poulie et dont l'extrémité , munie d'un nœud coulant, sert à lier le fardeau qu'on veut soulever. — Pièce de fer ou de bois qui soutient la roue d'une poulie et qui porte le boulon. — Tirant de fer fixé, d'un bout, à la partie supérieure du poteau tourillon, et de l'autre, au bas du poteau busqué d'une porte d'écluse, pour empêcher les assemblages de céder sous l'action continue du poids de cette porte. == Exhaussement ou bourrelet établi suivant la ligne de plus grande pente d'une route inclinée pour arrêter les eaux pluviales et les forcer à s'écouler dans les fossés. — Tranchée en forme de croissant faite dans les terres pour ramasser les eaux dispersées d'une montagne.

Écharper. v. a. Passer autour d'un fardeau le nœud coulant de la corde ou écharpe d'une poulie qui doit servir à l'enlever.

Échasse. s. f. Règle de bois mince sur laquelle les appareilleurs cotent, d'après l'épure, Les lignes de hauteur, de retombée et d'épaisseur des voussoirs, et en général les dimensions des divers ouvrages, pour leur servir ensuite à tracer les pierres qu'ils veulent faire tailler conformes. — Petit arbre de brin et, quelquefois, perches entées l'une au bout de l'autre, dont les maçons se servent pour leurs échafaudages.

Échaudage. s. m. Lait de chaux préparé pour blanchir un mur ; Blanchiment opéré avec ce lait de chaux.

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Échauder. •». a. l)onnci* h un plnfond wiïi' ou plusieurs couches de chaux éteinte et cjoirc avant de lo panser nu l>lonc.

Échaudillon. .y, m. Morceau do fer (juc I oïl |)r(;.s(;nte au feu, afin de le souder quand il est (diaud.

Échaudoir. s. m. Lieu pavé, dans le« al):dloirs, ou les bouchers préparent les bêtes (pi'ils ont tuées.

Échauffé, ée. partie, p. et adj. .Se dit l)u bois (jui est entré en fermentatifHi, et qui commence à se gâter, à pourrir, pour avoir été soumis à des alternatives de chaleur et d'humi<lité. Les bois échauffés doivent être l'cjetés des constructions.

Échauguette. s. f. Sorte de guérite construite sur une tour ou sur un lieu élevé pour faire le guet.

Échaux:^. m. Fossé pour recevoir les eaux ayant servi à l'irrigation d'une prairie.

Échéance, s. f. Jour auquel le payement d'une créance, d'une traite, d'un billet, etc., est exigible.

Échéancier, s. m. Carnet sur lequel un négociant, un entrepreneur inscrit les échéances des effets qu'il a à encaisser ou à payer.

Échelage. s. m. Droit qu'a un propriétaire de poser une échelle sur la maison ou sur le terrain de son voisin, pour réparer ou reconstruire son mur, son bâtiment.

Échelier. s. m. Sorte d'échelle composée d'une seule branche traversée par des chevilles de bois ou de fer, et qui, posée verticalement, sert à descendre dans les carrières. Les grues et engins de même nature sont habituellement munis d'un échelier pour le cas où il est besoin de monter au faîte.

Échelle, s. f. Espèce d'escalier mobile formé de deux montants ordinairement en bois, réunis entre eux par des bâtons placés à distance égale les uns des autres, en guise de gradins, et qu'on appelle échelons. Il y en a de plusieurs sortes :

L'Échelle Double, Formée de deux échelles simples^ un peu plus larges dans le bas que dans le haut, réunies à leur extrémité supérieure par des charnières ou un boulon, et qu'on écarte à la base en les assurant au moyen d'un crochet ou d'une traverse qui les maintient fixes ;

L'Échelle de Meunier, Escalier droit et à jour, dont les marches ont beaucoup de hauteur et peu de giron, ainsi fait pour ménager l'espace ;

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L'KciiKLLE dkC^ouvmkih, Qui, ayant besoin d'ùlro couchée l'ucil(nnent sur les toits, est formée de niontunU de peu d'épaisseur, avec des Iraveiscs eu morecaux de latte cloués sur les montants;

L'EciiKLLE À Incendik, Kcliolle de fer portée sur un chariot et se repliant sur elle-même, qu'on emploie dans les incendies ;

Knliii, i/KcHKi-i.K DE GonuE, IIal)ituellement faite tout en corde, comme son nom l'indique, et s'attachant avec des crochets au point où l'on veut monter, mais quel- (piefois aussi n'ayant i[\w ses montants en corde avec des rouleaux de ))ois pour échelons.

Dans les travaux de Topop^raphic, d'Architecture e^ autres du même j^enre, On entend par Ecuei.lk, l'ne li^Mie divisée en parties éj;ales et placée au has d'une carte ou d'un plan pour servir de mesure, chacune des divisions répondant à une longueur connue, telle (jue licu(\ mille, mètre, kilomètre, etc. ('/est dans ce sens qu'on dit : Carte, plan, sur une grande, sur une petite échelle. Kt, quand on indi(|ue qu'un plan est à VéchclU <l'un dixmillièuïc, d'un ccnl-nullirme, on veut dire que toutes les distances sont dans la réalité 10,000 fois, 100,000 fois aussi grandes qu'elles sont figurées sur le plan.

Échelon, s. m. Chacune des petites pièces de bois qui forment les degrés d'une échelle.

Échelonner, r. a. Disposer par gradation, par étages, ou sur une même ligne, is. des distances égales. Échelonner des poteaux, des pieux, des bornes^ Les espacer convenablement.

Échenal. s. m. (ioullièrc de bois au bord d un toit, pour empêcher l'eau do dégrader le mur ou de tomber sur le fonds voisin. — Higole servant de conduite au métal fondu pour couler une cloche, un canon, une statue, etc. — Se dit et s'écrit à tort pour Chenal.

.Écheneau, Échenet. s. m. Voyez

Échenal.

Échenillé, ée. partie, p. et adj. Kn C.onsli uilioM, K)\u imite la chenille. Grès échenillé, pierre échenillée, Crcs, pierre piquée avec le marteau, dont la pointe y ligure quantité de petites lignes courbes ou tortueuses, en forme de chenilles.

Écheno. s. m. i*etit bassin de brique et d'argile ou de terre line parfaitement liée, que le fondeur établit au devant de son fourneau, et qui, communiquant avec le canal par où s'échappe la matière en

fusion, la distribue, au moyen d'orifices aboutissant au moule, dans toutes les cavités (|ui ont besoin d'être remplies. La

j vèritîible orthographe de ce mot est Echc-

' nau pour Chenau.

Échiffe on Échiifre. .v. /'. Mur rampant, loiinaiil luiion, sur le(|U(d s'apjiuic l'extrémité des marches d'un escaliei' et (jui sert en même temps de support aux ramjics et balustres.

Échine, v. f. Ornement appelé aussi Ote, semblable à une chAtaigne ouverte, qui se met au chapiteau de la colonne ionique. — Moulure formant un (juart <lo rond ou autre portion de courbe, qui se

: place au-dessous du tailloir ilans h- .Im-

î piteau dorique.

î Échiqueté, ée. adj. Divisé ou disposé j en carres semblables aux cases d'un êchi- ! quier.

Échiquier, s. m. Kn .Menuiserie, Espèce (II* comitarliment comj>osé de carrés disposés parallèlement aux cotés de l'ouvrage. =: Sorte de jjalron sur le(|uel les vitriers j)iennent leurs mesures.

Échomètre. s. m. Espèce de règle ou d'échelle servant à faire connaîli*e, à apprécier la durée, les intervalles et les rapports des sons.

Échométrie s. f. Art de calculer, de combiner la leflexion des sons, et de ju'ati(pier des échos dans les édifices, piu liculièrement dans les bAliments voûtés.

Échoppe. .9. /". Petite i)outi({ue ordinairiiiunl itàtie en ai»[)entis, et tout en bois. — Sorte de burin dont se servent plusieurs artistes et ouvriers, les serruriers notamment.

Échopper, r. a. Travailler avec lé-

choppe.

Éclat, s. m. Partie détachée d'un corps dur pai- un choc, par un coup subit et violent. Ainsi un morceau de pierre, de marbie ou de bois cassé par accident ou enlevé avec un outil, <^n ébauchant ou dégrossissant, est un éclat.

Éclaté, ée. partie, p. et adj. Fendu, brisé en éclats. Poulie éclatée. Chevron éclaté. Pierre éclatée.

Éclater, r . n. Se rompre, se briser par éclats, l ne poutre trop chargée éclate. 11 y a des pierres qui ne doivent jamais être employées dans les conslru«!lions extérieures, parce que la geiee les fait éclater.

Écli. s. m. Eclat qui se sépare d'une pièce de bois dans le sens de sa longueur.

Éclié, ée. nr/j. S'cinpioio, on fjiH;lf(tifis cas, dans le- iikHiuî scîiis rjirc'u'.lalr. l'ù^ce (le bou érliéc, l'ircc; (!<; l»ois (pii, par suilc (ruiic ilcxu)!» couKidéralilt!, a (M-laU;, s'ost l'enduo ou s'est rompuo sans éprouver une hrisiirn coiiiplrlo.

Écluse, s. f. Se dit, en ^^énéral, do 'l'ont onvi-a^'o destine à retenir les eaux d'nne livière, d'un canal ou d'un étan^'', l)oni' les élever au-dessus de Icmii- niveau naturel, et les lAclier ensuite par flots brusques, dans une direction voulue, au moyen de portes qui s'ouvrent et se ferment à volonté. — En i)artic,ulier, sui* les canaux et les cours d'eau navi^'ahles, coupés de barrages, X écluse est une construction en maçonnerie composée de deux murs parallèles ou hajoyers formant une sorte de chambre, a{)pelée Sas, fermée de portes à ses deux extrémités, et dans laquelle est tenue en réserve la quantité d'eau nécessaire pour faire qu'un bateau, qui s'y trouve introduit, puisse, au moyen du flot résultant de l'ouverture de ces

Eortes, monter ou descendre, soit d'un ief à un autre quand il navigue sur un canal, soit d'un barrage à un autre barrage quand il navigue sur une rivière échelonnée de barrages. Ce sont les portes placées aux extrémités de cette chambre, et s'ouvrant alternativement pour donner passage aux bateaux, qu'on désigne quelquefois sous le nom tVÉclîCses à sas, au plur. — Écluse de chasse, Construction particulière destinée à retenir la masse d'eau nécessaire pour chasser par son courant la vase et les sables, qui sans cela obstrueraient un port,^un bassin, une gare. — Écluse de fuite. Écluse destinée à vider le trop-plein donné par une écluse de chasse.

Écofrai ou Écofroi. s. m. Sorte de grosse table sur laquelle certains artisans taillent et préparent leurs ouvrages.

Écoinçon ou Écoinson. .9. m. Pierre faisant l'encoignure de l'embrasure d'une porte ou d'une fenêtre. — Ouvrage de maçonnerie, de menuiserie ou meuble appliqué dans l'angle d'une chambre.

École, s. f. Etablissement destiné à l'enseignement des lettres, des sciences, des arts, ou de leurs éléments, et dont le local, plus ou moins étendu, disposé d'après certaines règles et certains besoins variant à raison du genre d'enseignement qu'on y pratique, doit être en même temps pourvu d'un mobilier approprié à sa destination. — S'entend plus particulièrement Des Écoles primaires, où l'on enseigne la lecture, l'écriture, «t les éléments de la

f:co

géographie, de l'histoire, de la grammaire et du (talciil.

Écolleter. v. a. Elargir au marteau un(! pièce; dont lo haut a la forme et lo pi'olil d'un vase.

Économie, .v. /. Ordre, règle, surveillance, résc.Tve (ju'on apporte rlans ses dépenses, dans l'administi-ation et l'emploi des fonils qui y sont consacrés. — Faire des travaux en économie, Construire par écono7flie, Ouislruire, exécuter des travaux sans l'intervention d'un entrepreneur, en traitant directement avec les ouvriers et les fournisseurs, en débattant soi-même les prix et les conditions avec eux.

Écoperche. s. f. Grande perche serv.'uit aux échafaudages dans les travaux de construction. — Sorte de machine pour élever des pierres, des fardeaux, dresser des charpentes, laquelle consiste en une grande pièce de bois posée à peu près verticalement, ayant une poulie à son extrémité supérieure, et qui est maintenue en place par des haubans ou deux autres pièces de bois semblables. Quelquefois ïécopercàe s'adapte à une grue ou à un autre engin de même nature.

Écorce. s. f. Enveloppe de la tige des arbres et des plantes ligneuses. — Les bois employés dans les constructions doivent être purgés d'écorce et d'aubier. — En Architecture, Partie latérale des volutes du chapiteau ionique.

Écorcer. v. a. Dépouiller un arbre de son écorce.

Écorché. s. m. Nom donné, dans les Beaux-Arts, Aux modèles en plâtre ou en cire et aux dessins de figures dépouillées de leur peau, dont les muscles sont vus à découvert. L'étude de Vécorché est d'une grande importance pour les peintres et les sculpteurs.

Écorcher. v. a. Enlever la peau. Écorcher un morceau de lois, En enlever l'écorce, la partie la plus grossière.

Écornée, ée. Partie, p. et adj. Qui a perdu ses cornes, dont les angles sont cassés. Pierre écornée. Ardoise écornée.

Carreau, marbre écorné.

Écorner, v. a. Rompre une corne. — Par extension. Casser, briser l'angle ou les angles d'un objet. Ecorner un ciseau. Écorner une table de marbre, une pierre, un entablement, un meuble. — Voyez Écarner.

Écornure. s. f. Éclat provenant de la

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