‹ Dictionnaire des ouvriers du bâtimentChapitre 68 sur 285 · LET-LE-DUC · texte numérisé non relu

LET-LE-DUC

Étain. s. m. Métal d'un blanc grisâtre, un peu plus dur mais moins pesant que le plomb, ductile, lentement oxydable, et faisant entendre quand on le plie, un petit craquement appelé cri de Vétai7i.

Les plombiers et les ferblantiers en font

^'rand emploi [)Oiir I • ^riiidurc de leurs

ou V 171 ^'6 H.

Étal. .s*, m. Sorte i\o table de bois, do pierrt; ou de marbre, sur biffuelle le» i)0uchers exposent et débitent leurs viandes. — Houtique do boucher.

Étamage. .y. rd. Action de recouvrir un niclal d'une couche d'ctain pour le préserver de l'oxydation.

Étalon, s. m. Type, modèle des poids et nicMiues légalement autorisés. — Par extension, Dessin d'un pan de Ijois, d'une ferme de comble ou de tout aulic ouvrage de charpenterie, tracé sur un mur ou sur une aire de la grandeur dont l'ouvrage doit être exécuté, et qui sert de modèle au gAcheur pour faire tailler les divers morceaux de bois à la mesui-e qu'ils doivent avoir dans l'assemblage. — \j étalon est pour les ouvrages de charpenterie ce que sont les épuies pour les ouvrages d'architecture. — Quelques Dictionnaires écrivent improprement Ételon.

Étamé, ée. part. p. et adj. Recouvert d'une couche d'étain. Fer, cuivre étanié. Les devantures de certains magasins sont vitrées de glaces non étamées.

Étamer. v. a. Enduire la surface d'un métal d'une couche détain fondu pour en empêcher l'oxydation.

Étamoir. s. m. Palette de bois garnie de fer-blanc, sur laquelle on frotte le fer à souder pour en faire l'essai. — Ais garni d'une plaque de fer sur laquelle le vitrier fait fondre la soudure et la poix-résine. — Plaque sur laquelle le vitrier soude.

Étampage. (Variante du mot Estampage), s. M. Action d'imprimer sur une plaque métallique, au moyen du marteau ou d'une forte pression, des dessins gravés en relief ou en creux sur des moules ou des matrices.

Étampe. s. f. Pièce d'acier sur laquelle on a gravé en creux ou en relief le modèle d'un dessin qu'on veut reproduire à l'infini sur un métal ou une substance malléable susceptible de se prêter à la compression nécessaire. — Pièce d'acier dans laquelle on creuse des lettres, des moulures, pour les imprimer en relief sur un fer rougi. — Instrument pour percer le fer. — Voir Estampe.

Étamper. z. a. Se servir de l'étampe, faire un étampage.

Étampoir. s. m. Outil que le facteur d'orgues emploie pour faire prendre en

ÉTA

reliof au mc^tnl la forme que la pièee présente en creux.

Étampure. s. f. Kvasenient que présente* l'entrée «l'un trou pereé dans une plaque (le métal.

Étamure. s. f. Matière (pron emi)loie pour l'étauiage.

Étanche. arfj. Se dit do Tout ulijet qui, CDnlenant un linuide, n'en laisse rien couler» et do tout oigel qui, bien qu'entouré d'eau, n'en laisse |)oint pénétrer à son inleiieui'. Ainsi, une citerncî d'où l'eau s'échappe n'est pas élancht ; un tonneau, ijui perd son vin, n'est pas étanche ; une écluse, une diguo au travers des(pielles tiltrent les ejiux, ne sont jjus étanches ; mais un hAtardeau dans lecjuel l'eau n'entre plus, un bateau, un vaisseau, dans lesqiu'ls elle ne peut |)énétier, doivent être dits parfaitement étanches.

Étanché, ée. Part. p. et adj. Qui no

fait i)lus d'eau, ou dont on a arriHé l'écou- IcnuMil.

Étancher. r. a. Arrêter réeoulement

ou rmlillratioii d'un liquide. Ktancher un bassin, un bàlardeau, une cilerne. Kt(Ul- Cher une voie d'eau dans un bateau.

Étançon. s. vi. Piéee de bois, généralement iourte, posée verticalement sous une <'onstruction pour arrêter un écrasement. Lors(pie l'^/a/ifo/i <lépasse une longueur de t à \\ métrés, on lui donne le nom de chandelle.

Étançonné, ée. partie, p. et adj. Soutenu pai- un etaiieoii, par des étanyons.

Étançonnement. s. m. Action d'élanyonner ; Hésultat de cette action. Votre élannmneyncnt est insuffisant.

Étaniiche. s. f. Hauteur de plusieurs lits de i)ierre qui font masse ensemble dans une carrière.

Étang, s. m. (îrand amas dfaii relcnu pai' une chaussée, et dans liMpud on nourrit du i»oisson. Dans toute chaussée d'^tatKj se trouve pratiquée une grille pour la décharge du trop plein, et une bonde ou une vanne pour vider l'eau à fond. =: Réservoir ou l'on trempe les en<'lumes que l'on vient do forger.

Etau. ,v. m. Machine, insirument dont se servent les serruriers et généralement tous les ouvriers en métaux, pour soutenir et arrêter les pièces d'ouvrages qu'ils ont besoin de limer, de forer, de polir, etc. — Il y a de petits étaux à main.

Étayer. r. a. .\ppuyer, soutenir au

ÉTO

moyen d'étais un mur, une maison, un plancher, une ronstruction qu(dconquo qui nuMiace ruine.

Éteindre, r. a. Amortir. C'est, en .Mayoniierir, helayer de la chaux avec do l'eau, pour la conserver jusqu'à ee qu'on l'emploie. — Kn IVinture, Éteimlre les CoiiU'urSy Kn adoucir l'éclat pai- le moyeu d'un glacis.

Éteint, einte. part. p. et adj. S em-

fdoie seulement au féminin dans cette oeution : Chaux éteinte^ pour Chaux hydratée, chaux amortie avec de l'eau.

Ételon. .V. m. \\)^ez Étalon, «pii est le mot |»ropre.

Étendre, v. a. Donner à un ol)Jet |)lu8 de surface, plus d'étendue. On étend iy\olonle le fer et le cuivre sous W marteau.

Étendue, s. f. Surface, df^veloppement eu longueur ou en largeur. Celte poutre a trop iVétendiie, c'est-à-dii-e n'est pas d'une grosseur ni d'une force proportionnée à sa longueur.

Étêter. r. a. Couper, retrancher la tète d'un objet. Klèttr un arbre, Étèter un clou.

Étirage, s. m. .Vction d'étirer un fil métallique. — .MIongement d'une barre de fer ou d'autre métal à coups de mar- I teau.

Étirer, r. a. Klendre, allonger. Se dit, en Métallurgie, Des nu'daux ([u'ou allonge \ en les battant sur l'enclume.

Étireur. s. m. Ouvrier employé à l'étirage. — Dans les Forges, Cylindre qui tiaite le fer devenu malléable par le recuit.

Étoffe, s. f. Nom donné par certains ouvriers aux matières qu'ils em|)loient dans leurs ouvrages.

Étoile s. f. Sorte de carrefour, point contrai on, dans un pai-c, dans une forêt, viennent aboutir plusieurs allées, plusieurs chemins, qui forment l'omme autant, de rayons d'étoile. — Ktoile ou Forù à li toile. Ouvrage de fortification fait à angles saillants et rpii a six pointes. — P>n .Vrchitei't. , Tout ornement (pii a la forme d'une étoile.

Étonné, ée. part. p. et adj. Oui a sui»i un ihoe, un ébranlement. Se dit, en .\rchitoclure , d'Cne voûte, d'une construction qui a été lézardée, ébranlée par une commotion «pielconque. ( >n dit également: Ce fer est étonné, cette pierre est étonnée; ce qui signifie, (Jue ce fer a subi un choc, une épreuve qui, bien aue n'ayant pas causé une rupture imméctiate, ont cepen-

i':to

ktu

(laiil i)r»'(lispo.s(') lo métal à ko rompre ; Qmi In |»i('rr(^ m (I(î nii>mo ôlô (\ô,H(\i^vo.^(:(^ pur niic ncliuii pliysiijiK!, ou fAli'o par un choc, cl (lu'cllc su trouve aiiHsi dans de mauvaises conditions de résistance.

Étonner, v. a. ('nuscr un choc, tm rl)raulcuHuil qui f(>Io, rpii h'î/.ai'dc impcr- «•cplihlcincnt, et dôtorrnino un pou jjhis tard une rupture. « Vu t'or^'eron niahi- « droit, dit N'iollkt-lk-Duc, i)eut étoiuw « son fer, s'il lui donne un coup do mar- « tcau à faux lorsqu'il commence à se « refroidii' ; Tn tailleui- do pieri'o i)eu soi- « ^nieux étonne son l)loc vn le taillant, si, « par exemple, il fait un cvidcment sans « prendre le temps d'enlever la pierre « peu à peu. »

Étoquereaux. s. on. pi. C.hc villes de fer qui servent à arrêter certaines pièces de serrurerie.

Étoqueresse. s. f. Toute pièce de fer qui sert à en arrêter, à en contenir d'autres.

Étouffoir. s. m. Sorte de cloche, de boîte en métal, dans laquelle on renferme la braise qu'on veut éteindre.

Étoupe. s. f. Partie la plus grossière du chanvre, du lin, et généralement de toutes les plantes filamenteuses, employées dans plusieurs industries , notamment par les tapissiers pour rembourrer les chaises, les fauteuils, etc.

Étouper. V. a. En Dorure, Appliquer une pièce à l'endroit où une feuille d'or vient à manquer. — Presser les feuilles d'or avec un tampon pour les faire prendre sur la colle.

Étranglé, ée. part. p. et adj. Qui est rétréci, dont la circonférence ou l'ampleur manque de proportion.

Étranglement, s. m. Rétrécissement.

— En Hydraulique, Endroit d'une conduite où l'eau ne passe qu'avec peine.

Étrangler, v. a. Faire une chose trop étroite, ne pas lui donner la largeur nécessaire.

Étranguillon. s. m. Goulet d'un soufflet hydraulique.

Étrécir. v. a. Rendre plus étroit.

Étreignoir. s. on. Instrument garni de clefs, avec lequel les menuisiers serrent les emboîtures des portes et les pièces d'assemblage.

Êtres, s. on. pi. Disposition et distribution des différentes parties d'une mai-

flon. — On doit écrire Altrcs. Voyez co mot.

Étrôsillon. s. o/i. Pièce de bois qu'on I)lace en travei's flans Les tranchées ri'uno fondation, dans les j^alcrics d'une mine, enti'i; les j)arois d'un puits, pour empéciicr l'éboulcment des terres; ou bien, dans l'n l)Atiment, entre deux parties de construction (jui ont tendance û se rapprocher; ou bien en(;ore, Comme point d'ajjjjui, contre un mur qui déverse. — Morceau de bois qu'on fait entrer de force entre les solives d'un j)lancher pour les consolider.

Étrésillonner. v. a. Soutenir, étaycr avec des ctrésillons.

Étricage. s. on. Action d'étriquer, do réduire. Faire YétricMfje d'une pièce do bois trop forte. — Travail de la face rl'une pièce de construction qui doit s'appliquer sur une autre pour la doubler, la fortifier.

Étrier. s. m. En Charpenterie, Toute bande de fer à double équerre, qui sert à soutenir un tirant par le milieu, à armer une poutre éclatée, ou à porter des lambourdes le long des côtés d'une poutre. — En général, Bande de fer plat à double équerre et k double talon servant à soutenir quelque chose. — Se dit aussi des bandes de cuir qui soutiennent les couvreurs sur les toits, et qu'en certains endroits on appelle Jaonhier.

Étrieux. s. on. pi. Etais transversaux, assujettis d'une maison à l'autre pour consolider celle qu'on répare.

Étrille, s. f. Tôle demi-forte.

Étroit, oite. adj. Qui a peu ou n'a pas

assez de largeur. Un corridor, un escalier trop étroit. Une porte, des fenêtres trop étroites.

Étude, s. f. Dans le langage de l'Art, C'est pour l'architecte, le peintre, le sculpteur, qui vient de concevoir le projet d'un édifice , d'un tableau , d'un groupe , d'un bas-relief. En examiner la convenance, en rechercher, préparer et combiner les moyens d'exécution, en calculer exactement les proportions et, quand il y a lieu, la dépense.

Étudié, ée, partie, passé et adj. Se dit d'Un travail d'art qui, avant d'être exécuté, a été l'objet de méditations, de soins, de calculs et de combinaisons sérieuses. Projet bien conçu, bien étudié.

Étudier, v. a. Méditer, essayer, préparer, combiner, calculer. Étudier o'/ii projet de construction^ En concevoir, en préparer les plans, en rechercher les

ÉTU

moyens d'exérution, en cnlouler la dépense. Les peintres et les sculpteurs étudient une diJiperie, une pi)se, etc., pour s'assurtT de leur elVct, avant de jiasser à rexéculion.

Étudiole. s. f. Petit nieuliieà plusieurs tiroirs (jui se place sur une eonunode ou sur une tnhlo, pour y serrer des papiers d'étude ou d'autres choses.

Étuve. s. f. Lieu où l'on élève à volonlc la température, au moyen d'un poêle, d'un calorifère ou de tout autre appai'eil, soit |)our piovoiiuer la transpiration, soit pour prendre des bains do vapeur, soit pour faire sécher des produits naturels ou imlusti'iels.

Eustyle. s. m. Espace qu'il convient d'établir entre les colonnes et (pii, selon Viti'uve, doit être de deux diamétri's et un (piart.

Évaluation, s. f. Api)réciation d'un objet, eslimaliou de sa valeur; Fixation approximative de la dépense d'un ouvrage.

Évaluer, r. a. Apprécier la valeur d'un ol)jel ; l'aire l'estimation de la dépense à la(]uelle pourra s'élever une construction, un liavail quelconque.

Évangélistes. s. m. pi. Chacun des (piaire écrivains inspiiés de Dieu, cpii ont écrit le livre des Kvangiles. « Les (juatre « écangélisteSj Saint Luc, Saint Mathieu, « Saint Jean et Saint Marc, sont, dès les « premiers siècles du moyen Age, repréu sentes, soit sous la forme do ligures n d'hommes drapés, tenant un livre, soit par « (jualre ligui'es symbolitiues : Saint Luc, « par le bœuf; Saint Matliieu, par l'homme ; a Saint Jean, pai* l'aigle; Saint Marc, par « le lion. Ouelipiefois le personnage cl le « symbole se trouvent réunis, et même les « évangélistes ont des corps d'hommes « avec des tètes de bœuf, d'homme, d'ai- « gle et de lion. Les sculpteurs et les u peintres du moyen Age ont aussi re- « présenté les quatre évangélistes assis « ou montés sur les épaules des quatre « grands prophètes de l'ancien testa- « ment. » Viollet-le-I)uc.

Évangile, s. m. « Livre renfermant les « qualité l'vangiles, que les peintres et les « sculpteurs du moyen âge pla^^aienl en- « tie les mains du Christ-llomme, sous la « forme d'un livre ouvert ou fermé. • Vioi.i.KT-i.K-Drc.

Évêché. s. m. Palais épiscopal. ^

Évent. s. VI. Se dit Des conduits ménagés dans In fondation des fourneaux des fonderies, pour que l'air y circule et en

EXH

li>3

chasse l'humidité. — Se dit aussi Des petits canaux qin* les fondeui-s pi'atiijucnt perpendiculairement autour du modèle qu'ils veulent couler, et par les(juels s'é- (>hai)po l'air que chasse! du moule lu matière en fusion.

Éventail. A', hi. Kn Architect., Croisée dont la partie supérieure se termine en forme d'éventail, c'est-à-dire en demi-cercle ou en ovale.

Éventer, v. a. C'est, dans la construction des bAtiments, Tirer avec un cordage une pierre ou une pièce de l)ois |)endant qu'on la monte, pour l'empêcher de battre contre le mur ou de s'accrocher duns les échafauds.

Évidé, ée. partie, p. et adj. Creusé en cannelure, reiouillé, déeouj)é à jour. — Ivdiancré, <|ui est un peu courbe. On dit d'un escalier à rampe courbe, qu'il est évidé par le milieu.

Évidement. s. m. Action d'é vider; Ktat

di' ce qui est evifl('\

Évider. r.a. Tailler des creux dans une matière qiielconrjue ; Caninder, découper, refouiller une pierre, un morceau de marbre ou de bois, y sculpter des reliefs, des ornements de toute sorte. — Kn Serrurerie, Découper une platine de verrou, refendre et terminer le panneton d'une clef.

Évier, s. m. Table de pierre cieusée en bassin, sur laquelle on lave la vaisselle, et qui a un trou pour l'écoulement des eaux. — Canal de pieri-e servant d'égout pour l'écoulement des eaux ménagères.

Évitement. s. vi. Action d'éviter, qui

sert a éviter. Gare d'évitement. Portion de voie su|)plémentaire, j)rali(piée de distance en distance sur un (diemin do fer, pour y remiser un train et laisser la voie princii)ale libre et ouverte.

Excavateur, s. m. Sur les Chemins

de 1er, .Vppareil destiné à faciliter les délitais.

Excavation, s. f. Action d'excnver, de

creuser; iiesullal de cette opération. Pratiquer des excavations dans un terrain, Le sonder, pour voir s'il est propre à bAlir et à «juelle profondeur on pourrait y asseoii" les fon/lations. — Creux existant dans un terrain et provenant de main d'homme ou d'un accident naturel.

Exhaussement, s. m. Klévation et particulièrement a<ldition de hauteur, en parlant des constructions. Ce mur na pas assez à exhaussement. Faire Vexhausse^ ment d'un plancher.

FAH

Exhausser. ?*. a. Surûlcvor, donner ])liis (le liiiiilciir à nnn ohoHO. \j' liiynu rl^ VVWo clicillilirc M l)('Sr)iii (rrliwt (^.rhatf.ssf!. ,lo vnis cx/iansscr nui m;iis((ii d'im clngo.

Exigu, uô. rtr//'. l'^oil pclil, insufllsanl. Appai'temciit exigu. C.linnihrcs exigiù's.

Expédition, .v. /'. Copin d'un acîlo ndiniiiislratir iMMliliro conformo à l'orif^'iiiMl pai" lo i'onclionnaii'o cpii l'a délivi'ôe. Les expéditions des jjrocôs-verhaux d'adjudicalioii, des devis el cahiers do (diai';;es, délivrées aux enlrei)reneure de travaux publies, sont payées à raison de 75 eentimes du l'ùle, non eornpris le coût du timbre.

Expert. 5. w. Nom donné à des hommes qui, ayant l'expérienee de eertains travaux, la eonnaissanee acquise et reconnue de certaines choses, sont, en cas de litige, commis par les tribunaux pour les vérifier el ])Our en (Xi^.QiàQw Architecte-Expert, Archileclc qui, dans une localité, est spécialement commis pour la vérification des travaux de construction.

Expertise, s. f. Visite et opération d'experls. Procès-verhal d'expertise, Rapport contenant les dires et observations d'un ou de plusieurs experts.

Expropriation, s. f. Action d'exproprier, de déposséder quelqu'un d'une propriété, après l'accomplissement de certaines formalités légales. Expropriation pour cause d'utitilité publique. — Expropriation forcée, Saisie des biens d'un débiteur en vertu d'un jugement.

FAÇ

Exproprier, v. a. Dépossédcp quel- (jii'iiii dimc pi'opriôté immoljiiière, Hoit pf)iir cause d'ulilité jiubiique r-t moyennant iiidciiiriitc, Hoil par voie de Knihie.

Extinction, .v. f. Kn f^onstnielion, Action iU'. vfM'scr d(! l'eau sur la chaux vive et de la ti-ansformer en hydrate ou chaux étcinlc.

Extrados, s. rn. Surface convexe et e\l»!ri(ur(; d'un are ou d'une voûte, dont le f)ai('ment est régulier comme celui de la surface concave de Vintrados.

Extradossé, ée. adj. Oui a un extia-

dos, (|iii (•>! eu lorin(; d'exti'ados. Voûte extradossée, Voùle dont le parement extérieur est aussi uni que celui de la doucllc ou inti-ados.

Extradosser. v. a. Faire un extrados.

Exti'ddosser une voûte.

Extraction, s. f. Action d'extraire, d'arracher. Kaire Vextractioii des pavés d'une ruo, d'une chaussée.

Extraire, v. a. Tirer une chose d'un lieu où elle s'est formée. Extraire des pierres d'une carrière, du sable d'une rivière. — En Mathématique, Extraire la racine carrée, la racine cubique dun nombre, la chercher, la trouver.

Extrémité, s. f. Bout, fin, ce qui termine. Ij extrémité d'un toit, d'un pignon, d'une tour, La partie la plus élevée d'im toit, d'un pignon, d'une tour. — Les Extrémités, s. f. pi. Se dit, dans le langage des Arts, Des bras, des mains, des jambes, des pieds.

Fabricant, s. m. Celui qui fabrique ou qui fait fabriquer en grand. Fabricant de tuiles, de briques. Fabricant de parquet.

Fabrique, s. f. Établissement industriel. Fabrique de quincaillerie, de cartonpierre, de papiers peints. — Y.n Architecture, Fabrique, Se dit d'Une construction dont la principale décoration consiste dans l'arrangement et l'appareil des divers matériaux qui la composent. — Se dit aussi de l'Administration d'une église paroissiale, des fonds et revenus dont elle dispose pour les besoins du culte, pour l'entretien, la réparation et l'ornement de l'édifice, parce que, dans l'origine,

cette administration avait été instituée pour veiller particulièrement à la fabrique, à la construction de l'église et à toutes les dépenses qui s'y rattachaient. — En Peinture, On entend par Fabrique, Toute construction, même en ruine, qui figure dans un tableau, dans un paysage, qui en fait le fond et l'ornement.

Façade, s. f. Un des côtés extérieurs d'une maison, d'un édifice, particulièrement le côté où se trouve l'entrée principale et qui habituellement est le mieux décoré. Suivant Viollet-le-Duc, le nom àe Façade s'applique « aujourd'hui à Toute « ordonnance d'architecture donnant sur

Page 1