‹ Dictionnaire des peintres espagnolsChapitre 10 sur 72 · AL · texte numérisé non relu

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mena jeune à Rome, lorsque le duc y fut nommé ambassadeur près Urbain VIIL M»

ALFARO DE GAMEZ (Jean de), peintre d'histoire et de portraits , naquit à Cordoue en i64o , et y fut disciple d'Antoine del Castillo. Il vint ensuite à Madrid travailler sous \elasquez qu'il imita dans les portraits. Velasquez lui fournit l'occasion de copier les Titien , les Rubens et les Vandyck qui ornaient les palais royaux. Peu de temps après s'être livré à cette étude , Alfaro retourna dans sa patrie , rempli d'orgueil plus que de talent. Ses parens et amis , persuadés de son savoir, lui donnèrent beaucoup de tableaux à faire. Il fut entre autres chargé de la plus grande partie des sujets de la vie de saint François pour le cloître du couvent de ce nom , et , quoiqu'il ne travaillât qu'à l'aide de gravures, ilavaitle soin de mettre sur chaque tableau Alfaro pinxit. Castillo , fâché de se voir supplanté par un élève aussi jeune, et qui n'avait pour son premier maître aucune considération , sollicita l'avantage de peindre l'un des sujets arrêtés pour le même cloître. L'ayant obtenu , il mit au bas : Non pinxit Alfaro, ce qui devint proverbe. Alfaro., continuant à travailler, fît pour son ami , le régidor d'Arcé , le portrait de Pierre Calderon de la Barca , que l'on mit sur le tombeau du poète. —L'amiral de Castille nomma Alfaro son peintre, l'honora de sa confiance et de son amitié; peu de temps après, l'amiral fut exilé , son protégé l'abandonna. S. Exc. souffrit beaucoup de cette ingratitude. Revenant à Cordoue , notre ingrat pria Palomino de se rendre à Madrid, en lui donnant des lettres d'autorisation pour continuer les tableaux qu'il avait commencés dans cette ville. Alfaro resta dans Cordoue chargé de divers ouvrages publics , entre autres du monument de la cathédrale. De retour à Madrid , en 1680 , il voulut se présentera l'amiral, rappelé de son exil : mais

AM 5 S.Exc. ne voulut plus recevoir le peintre, telles instances qu'il fît. Le chagrin que conçut notre artiste de cette juste sévérité de l'amiral , le conduisit en peu de temps au tombeau.— Alfaro , ayant passé sa jeunesse à voyager, avait peu étudié. Une étincelle de goût et quelque coloris sans qu'il fût question du dessin, suffisaient à cette époque de la décadence des arts pour accréditer un peintre ; en etïet , Alfaro ne fut point dessinateur, car à peine étudia-t-il cette partie de l'art : cependant ses petits portraits à l'huile jouissent d'mie grande réputation. Alfaro était poëte et fort lettré. Palomino recueillit à sa mort beaucoup de bons livres avec des notes intéressantes , particulièrement sur Becerra , Cespedes et Velasquez. S.

ALFON (Jean), peintre d'histoire, né à Tolède, peignit en i4i8 divers reliquaires de la cathédrale; ils se conservent encore et ont le mérite du temps. M.

ALMOR( Jean ), peintre d'histoire , naquit et travailla à la Chartreuse delà Conception de Saragosse où il mourut il y a peu de tomps. V.

ALVAREDA (Raphaël de) , peintre de Valladolid vers 1626. Ses ouvrages sont sans conséquence.' 31.

ALVAREZ ( Laurent) , peintre d'histoire ; après avoir étudié à Valladolid et à Madrid , sous Barthélémy Carducho , s'établit à Murcie , vers 1688 , et y exécuta dans plusieurs couvens divers ouvrages qui n'étaient pas sans mérite. M.

ALVAREZ DE NAVA ( Louis ), peintre amateur, chevalier de Saint-Jacques et capitaine des gardes royales, fut reçu pour ses lalens à l'académie de Saint-Fernand en i653. M

AMAYA , peintre d'histoire , élève de Vincent Carducho, peignit à Ségovie, vers 1682 , dilFérens tableaux

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