‹ Dictionnaire des peintres espagnolsChapitre 19 sur 72 · CR · texte numérisé non relu

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connaisseurs recherchent les œuvres de cet artiste , qui mourut à Madrid en 1660 , la même année que son maître. M.

COSÏDA (Jérôme ) , peintre de genre , était à Sarragosse au commencement du 17e. siècle. L'archevêque de ce diocèse , qui l'aimait beaucoup , l'employa souvent dans des ouvrages d'importance. Il avait l'invention féconde , particulièrement pour l'architecture dont il décorait ses tableaux, et sa couleur était on ne peut plus suave. II n'en était pas ainsi de son caractère } dont ses élèves ne pouvaient supporter Tàpreté. — Cosida, étant d'une famille illustre et riche propriétaire , tenait un grand état de maison, et , malgré sa fortune, s'enorgueillissait du titre de peintre. V.

COTAN (le frère Jean). Voyez Sachez Cotan (le frère Jean ).

COVARRUBIAS (André de) fit des fonds de perspectives , et des ornemens aux premières statues du grand maître autel de la cathédrale de Séville, en i5iCj. Il n'est ici que pour la forme. S*

CR.OSELLS , peintre moderne d'histoire, naquit en Catalogne. C'est de lui qu'estla Descente du Saint-Esprit, que l'on voit avec plaisir au couvent des Dominicains de Barcelone. Z7.

CRUZ ( Manuel de la), peintre d'histoire , né à Madrid en 1750, obtint à 19 ans le premier prix de l'académie de Saint-Fernand, et le 4 janvier 1789 fut reçu académicien. Il mourut le 26 octobre 1792. Il avait peint à l'huile , et avec quelque succès , pour la cathédrale de Carthagène , les quatres frères Saints Titulaires de cette ville 5 mais il se distingua davantage par les neuf tableaux qu'il fit pour le couvent de Saint-François à Madrid , et qui sont recueillis au Rosaire. Ou a de lui aussi deux gravures àl'eau-forte

CU 83 qui représentent des (Majas) , dites vulgairement en français Bohémiennes , mais qui ne sont rien moins que cela, car elles ressemblent à de très-honnètes femmes. M.

CRUZ (Michel de la) donna dès son enfance de trèsgrandes espérances. Il travaillait à Madrid, vers i633. L'infortuné Charles Ier. , roi d'Angleterre , lui avait donné l'ordre de copier tous les originaux que possédait Philippe IV. Carducho, qui l'avait connu, dit formellemet que les compositions de Cruz étaient bien au-delà de son âge; mais il mourut si jeune , qu'on ne peut le classer que parmi les élèves. M.

CRUZ ( Santos ) , peintre d'histoire , et de grande réputation dans son siècle , puisque Pierre Berruguete le choisit, en 1 497 ? Pour peindre dùTérens passages du grand maître autel de la cathédrale d'Avila. M.

CUBRIAN (François), peintre d'histoire, élève du Zurbaran à Séville. C'est de lui que sont les six jolis tableaux qu'on voit à l'autel de Notre-Dame du Rosaire , chez les religieuses de Santa-Paula de Séville , et qui ont été recueillis à l'Alcazar. Cubrian s'est distingué par La vigueur bien entendue du clair-obscur. Il ornait ses jolies productions de figures sveltes et pleines de grâce. Ilvivait vers i64^« S.

CUEVA BENAVIDES DE BARRADAS ( dona Marianne). Palomino fait un cas particulier de cette dame artiste , et la place parmi les personnes qui ont été douées de beaucoup d'intelligence dans l'art de peindre. Elle avait épousé don François de Hayas , chevalier de Tordre de Calatrava , et résidait à Grenade, où sont ses ouvrages. Cependaut il ne faut la considérer que comme amateur. S.

CUEVAS , peintre d'histoire , naqui: à Huesca. Il fut élève de Thomas Pelegret , professeur de Tolède , qu'il surpassa en grâce , et en même temps par une aimable

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