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mourut à Valence en 1767. — L'article sculpture de Domingo prouvera combien il était laborieux. V.
DUQUE CORNEJO ( Pierre ) , peintre d'histoire , sculpteur, architecte et graveur , naquit à Séville en 1677. Le célèbre Pierre Roldan lui enseigna la sculpture. On ignore de qui il apprit les autres arts. Ses tableaux , qui ne sont pas sans mérite, étaient à la chartreuse de Sainte- Marie de las Cuevas , et représentent divers passages de la vie de saint Bruno 5 le monastère de Saint- Jérôme de Buena-\ ista, près Séville . en possédait aussi quelques-uns qui ont été transportés àl'Alcazar de Séville. Duque avait une invention prompte et facile 5 ses dessins sont abondans et recherchés dans Séville. Il a gravé des eaux-fortes qui sont estimées. Voyez ses articles Sculpture, Architecture et Gravure dans les dictionnaires relatifs à ces divers arts. S. Duque mourut à Séville, en 1707 ; le chapitre lui fit de somptueuses funérailles. On l'enterra entre le chœur et la chapelle majeure , et on posa sur sa tombe 1 inscription qui suit :
« Ici repose Pierre Duque Cornejo , 5) Statuaire de la Reine ,
» Homme d'une bonté et d'une simplicité singulière5;, 3) Professeur célèbre d'architecture , peinture et sculpture. » H fit toute la boiserie du chœur de cefte sainte église , » Qu'il termina avec sa vie , en 1757 , à 80 ans *. »
DUSSENT (Joseph ), peintre de genre , l'un des premiers élèves de l'académie de Saint-Fernand. Il dessina aussi en public , dans le concours ouvert par l'académie ,
* Il est bon d'observer que les boiseries des chœurs, dans les temples d'Espagne, sont d'une abondance inouïe, tant en sujets historiques qu'en ornemens, feuillages, etc. ; et que la plupart de ces compositions sont d'une magnificence peut-être trop recherchée.
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le i3 juin 1752 , jour de son installation , et mérita les éloges publics. Il était élève et neveu de Vanloo, dont il suivit la manière dans ses tableaux. M.
EGAS (Pierre de), frère de Jacques Egas, sculpteur. On ne connaît ni son école ni ses ouvrages ; on sait de lui seulement qu'en i533 il fut chargé de taxer , avec Jean de Borgona, les peintures dont François de Comontes avait orné le grand autel de la chapelle des Rois , dans la cathédrale de Tolède. On infère de cette commission qu'il fut au moins peintre, parce qu'ordinairement on ne les donnait qu'aux professeurs, ainsi qu'il conste par tous les documens relatifs à ces commissions. Egas , de plus , se trouve ici pour éviter les réclamations de ses descendans.
ESC AL AIN TE ( Jean-Antoine ) , peintre d'histoire et de genre, naquit à Cordoue en i63o , où il y avait de très-bons maîtres. Ses parens cependant l'envoyèrent à Madrid , sous François Ricci, qui , en qualité de peintre du roi, lui procura les moyens de copier les tableaux des palais. Escalante saisit la manière du Tintoret , son style, sa couleur , son dessin , sa composition 5 il étudiait avec un soin particulier les gravures d'après ce grand artiste. Il fit de tels progrès , qu'avant l'âge de 24 ans il fut chargé de peindre les tableaux de la vie de saint Gérard , qui sont dans le cloître des Carmes Chaussés de M adrid. Ce bel ouvrage le mit en crédit à la cour , et lui en procura d'autres , qui lui firent beaucoup d'honneur. Peu de temps après avoir aidé son maitre au fameux monument de Tolède , il mourut à Madrid en 1670. Malgré des études aussi suivies d'après le Tintoret, il resta toujours en arrière pour l'accord des couleurs et la noblesse des carac-
tères. Cependant ses ouvrages ne sont pas sans mérite. On les trouve particulièrement à Madrid , à Corella et au Puig. M.
ESCOBAR (Alphonse de) , peintre d'histoire , quoiqu'il n'ait pas été l'élève de Murillo , n'en a pas moins cherché à l'imiter. Il vivait à Séville vers la fin du 1-/ . siècle , et fit, pour le couvent de la Merci de cette ville , une Apparition de ^Notre-Dame , qui doit être à l'Alcazar , où elle a été transportée en raison de son mérite. S.
ESPADANA ( Etienne ), peintre d'histoire . grand amateur , quoique inquisiteur du saint tribunal de Valence. Il soutint à ses propres frais, en 1676, l'académie que tenaient les professeurs des beaux-arts en cette ville. On faisait un grand cas de son intelligence et de ses talens en peinture. Il a laissé plusieurs grands tableaux. V.
ESPANA (Jean de ou Jean l'Espagnol) résidait en Italie de i5oo à 1020. Il partit d'Espagne pour aller étudier son art sous le Perugin , avant pour compagnon Raphaël d'Urbîn. Sa résidence ordinaire fut Spolete , et c'est là que sont, ainsi que dans plusieurs autres villes, ses ouvrages , qu'on attribue à quelques contemporains de Raphaël , sans que jamais il soit mention de Jean l'Espagnol, quoiqu'il signât toujours ses tableaux. On ignore la mort de cet artiste, qui était rempli de mérite. /.
ESPINAL ( Grégoire ) , peintre de Vierges , vit le jour à Séville, et reçut de la nature une inclination positive pour l'art de peindre. Il travaillait à la foire de Séville , où se faisaient les pacotilles pour les Amériques , et ne laissait partir aucun navire pour les possessions espagnoles , sans y mettre une collection de Vierges , de Jésus \ de Bergères et de Serges peintes pour tentures. C'est de cette manière que s'exerçaient tous les peintres de Séville, et c'est par elle quils acquéraient une grande facilité.
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Murillo n'eut point d'autre commencement. Espinal avait du goût, et était bon coloriste. Il mourut en 1746- Ses ouvrages sont répartis dans le royaume de Séville. S*
ESPINAL (Jean de ) , peintre d'histoire , né à Séville , apprit d'abord sa profession sous son père Grégoire , et ensuite sous Dominique Martinez , qui , reconnaissant les talens d'Espinal , lui donna sa fille en mariage , et le laissa, en mourant , héritier d'un nombre infini de dessins , de modèles, d'estampes, qui lui servirent beaucoup dans ses compositions. Plusieurs élèves , du nombre desquels était Jean Bermudes, formant à leurs frais une école de dessin , nommèrent directeur Espinal , qui , sans être trèscorrect, était cependant le plus marquant de son temps. Il avait le génie de la peinture, et possédait une vaste instruction dans les arts : il était encore celui qui avait le plus de pratique. Charles III s'étant déclaré le protecteur de cet établissement, S. M. voulut que d'Espinal en continuât la direction , et lui fit donner des honoraires. Cet artiste avait beaucoup de savoir , mais il fallait le fréquenter pour juger ses talens et son mérite naturels ; les mauvais principes qu'il avait reçus de son maître , empêchèrent qu'ilne fûtsansdoute le meilleurpeintre qu'aurait eu Séville depuis le temps de Murillo. On peut juger ce qu'aurait été Espinal, s'il avait suivi de bons erremens. Le cardinal Delgado , patriarche des Indes , l'appelle à Madrid 5 l'artiste , stupéfait des ouvrages des grands maîtres qu'il voit dans les palais , reconnut qu'il avait bien mal employé son temps ; il en conçut une telle honte et une telle tristesse, que, retournant de suite dans sa patrie, etabandonnantlescravons , les pinceaux , ilmourut très-peu de temps après son arrivée , le 8 décembre 17 83. Espinal a fait quelques beaux ouvrages , savoir : l'Histoire de Saint Jérôme pour les Hiéronymites de Buena-Vista, ceux qui
décprent l'escalier principal de l'archevêché de Séville , et beaucoup d'autres encore ,tant pour des temples que pour des particuliers. On y trouve un pinceau assez vigoureux, et surtout un style original 5 il n'est , de son temps , rien que l'on puisse comparer à sa manière de faire. S.
ESPINOS (Joseph), peintre d'histoire et graveur en taille-douce , naquit à Valence le 5 janvier 1 72 1 . Il étudia sous Louis Marti nez , et ensuite sous Evariste Munos. Il peignit le tableau titulaire de Notre-Dame-des-Douleurs , que l'on voit à l'autel principal des Religieuses Servites de cette ville, et fit plusieurs autres ouvrages d'assez démérite. Il grava au burin et à l'eau-forte plusieurs estampes assez estimées, telles que Saint Joseph, Notre-Dame d'el Campanar, Saint Joseph Calasanz , et plusieurs autres. — Il mourut en 1784, à Valence, où il se distingua par le choix de ses gravures , de ses dessins et de ses livres. Il donna le jour à don Benoit Espinos, directeur, en 1800, de l'académie de Saint-Charles de Valence. V,
ESPINOSA ( André de ) , peintre d'histoire , frère d'Alphonse de Espinosa , s'établit à Burgos. Ils furent tous deux occupés , en \ , à la cathédrale de Palencia avec Christophe de Herrera , et firent plusieurs tableaux pour les églises de cette ville. M.
ESPINOSA (Jérôme de ) , père de Hyacinthe-Jérôme de Espinosa. Voyez Rodkiguez de Espinosa (Jérôme).
ESPINOSA (Hyacinthe- Jérôme de ) , peintre d'histoire, fils de Jérôme Rodriguez de Espinosa, naquit à Cocentayna, dans le Royaume de Valence, le 10 juillet 1 600 . Il fut élève de son père : selon la tradition il paraît l'avoir été du père Nicolas Borras et de François Ribalta. Espinosa possédait un dessin des plus hardis , donnait à ses oeuvres une grande force de clair-obscur , à ses figures beaucoup de grâce dans l'expression , et à ses attitudes une légèreté difficile à
exprimer. Ces nobles avantages , qui séparent Éspinosa de l'école de Joanes, dont il descendait , font soupçonner qu'il étudia en Italie l'école de Bologne, qu'il chercha à imiter avec assez d'exactitude. — A a3 ans il peignit le célèbre Christ de Rescate , que l'on voit au couvent de Sainte-Thècle. — Il fit en i638 les grands tableaux des Carmes Chaussés de cette ville , qui le placèrent au rang des grands artistes. — Tous les ouvrages d'Espinosa n'ont pas le même mérite -, et il se pourrait qu'on prît pour être de lui des tableaux de Michel-Jérôme son fils , qui , suivant le style de son père , n'a cependant jamais su en approcher. Mais il est des compositions de notre Espinosa qui , telles que sa Madeleine 9 la Mort de Saint Louis Beltran, et plusieurs autres, le mettent sur la ligne des plus célèbres maîtres de l'école lombarde. La ville de Valence se fait gloire de ce que les œuvres d'Espinosa sont le principal ornement de ses églises ; en effet il fut infatigable ; car il est peu de temples de Valence qui n'aient de ses productions , ainsi que Moncade , Alpuanto , Puig , Liria la Madeleine , Segorbe , Morella , Teruel, Alcala de Gibert , et autres endroits. Il mourut en 1680 à Valence. V.
ESPINOSA ( Jean de ) , peintre d'histoire , né à Puente de la Reyna , en Navarre , le 1 1 de mars i653. Il prit l'engagement de peindre 24 tableaux de la vie de saint Milian pour le monastère de la Cogolla 5 mais il ne put en terminer que douze , car il mou rut presque subitement. On voit ces douze tableaux dans le cloître \ ils sont trèsbien conservés, d'une assez grande dimension, prouvent que Fauteur entendait la composition , et qu'il était dessinateur-, mais sa couleur estunpeuplus blafarde. Le moine bénédictin François Rizzi a composé les douze autres. M.
ESPINÙS A ( Michel de) , peintre d'histoire , Arragonais. Il fut appelé en juin i654 au monastère de Saint-
Millau de la Cogolla de Yuso , pour y restaurer plusieurs tableaux , et peignit alors le Miracle du pain et du vin , ainsi que l'Annonciation que Ton voit dans le cloître. Les archives du monastère rendent compte de la somme que Ton donna à Espinosa pour venir de Sarragosse et pour y retourner. V.
ESQUARTE (Paul), peintre de portraits. Après avoir étudié dans Valence , Esquarte partit pour Venise , où il fut disciple du Titien. Le duc de Villa Hermosa l'emmena à la fin du 16e. siècle à Sarragosse , pour orner son palais et sa maison de campagne. Il avait un grand talent pour les portraits. — Il fit une Généalogie du duc , qui peut servir de modèle en ce genre. Esquarte mourut trèsriche des bienfaits du duc. r,
ESQU1VEL (Jacques), fresquiste , fut employé, en i$94 j à la restauration des monumens de Séville. On voit Esquivelici pour Tordre alphabétique. S.
ESTEBAN (François), né àValladolid , combattit en 1661 le droit de milice auquel on soumettait les artistes en i584- Voyez Xuares. M.
ESTEBAN (Jean), peintre d'histoire et de portraits, résidait à Jean , au commencement du 17e. siècle, et beaucoup plus tard \ car on voit à l'hôpital d'Ubeda un Saint Clément de lui, signés en 161 1, et une Annonciation assez belle dans la cathédrale de Baeça., signés en 1666. Pons fait assez de cas de cet artiste , qui fut aussi bon dessinateur que coloriste. Il faisait très-bien le portrait. S.
ESTEBAN (le licencié Dr. Jean), peintre d'histoire , de perspective et de paysage, ecclésiastique , vivait à Madrid versle 17e. siècle, et jouissait de beaucoup de réputation, par ticulièrement pour le paysage et la perspective. Plusieurs de ses jolis tableaux ornent le palais d'Aranjuez , et l'on en voyait deux très-agréables à celui de Saint-Ildefonse. M,