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sous on lit de plus : « Jean de Liealde, pour l'amour de Dieu, le 10 novembre 1628. » M.
LIRIOS ou LIGLI ( Bonaventure ), fresquiste. Après avoir appris à Madrid , et fait le voyage d'Italie , où il étudia sous Luc Jordan , le duc de Bejar le ramena dans sa patrie. Il peignit le» fresques de plusieurs pièces du paîais de ce seigneur, représentant des batailles où l'on trouve plus de facilité que d'exactitude. M.
LLAMAS * (François), fresquiste, voulut, au commencement du 18e. siècle, imiter Luc Jordan, sans posséder à fond les élémens de l'art. Il est fâcheux qu'on lui ait permis de couvrir quelques plafonds de cet Escurial , où furent appelés en concours , depuis sa fondation , les meilleurs artistes d'Italie et d'Espagne. Llamas fit les fresques de l'espace qui sépare les deux cloîtres du collège des moines. Il y représenta la Trinité , la Création du monde les Docteurs de l'Église , les Philosophes du paganisme , les Sciences , les Elémens , les Vertus , les Vices , et mille autres sujets , dont l'incohérence, ainsi que l'inconvenance, pour le lieu, font le martyre des amateurs. On a lieu d'espérer que 9 dans le rétablissement de ce monastère , on aura grand soin de faire couvrir de suite ces absurdes compositions , qui ne conviennent nullement à la majesté de l'édifice. On devrait aussi faire effacer ce que Llamas fit dans l'ermitage de Notre-Dame del Prado , près Talavera de la Reyna , et dans la cathédrale d'Avila. Cet homme n'avait qu'une seule couleur, qui pousse à la brique, et dessinait on ne peut plus incorrectement 5 mais il avait une imagination des plus fougueuses. M.
LLANOS DE VALDES ( don Sébastien ) , peintre
* Prononcez en français les deux 11 comme li , ainsi dites Liamas, et de même tous les noms qui commencent par deux 11. '
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d'histoire et de genre , fut l'élève qui le plus long-temps sut résister à l'âpre caractère de Herrera le Vieux. Jai déjà dit, à l'article d'Alphonse Cano, que lui et Llanos eurent un défi , dont ce dernier sortit blessé. Don Sébastien, guéri de sa blessure, se remit à travailler, et jouit bientôt d'un grand crédit parmi les professeurs. En 1660 il contribua vivement à l'établissement de l'académie qui, dans Séville^ prit le superbe local de la Bourse , et en fut nommé vice-président la même année. Murillo ayant terminé son temps , Llanos continua pendant deux ans , par intérim j Juan de Valdes , nommé en 1666, donna sa démission , et notre Llanos fut encore choisi 5 de façon qu'il n'est aucun des membres de cette académie qui l'ait plus Ion g- temps , mieux gouvernée , et surtout plus favorisée de tous ses moyens. Il n'y a qu'un petit nombre de ses peintures à l'huile. On voyait au collège de Saint-Thomas de Séville , une Vierge entourée d'anges et de beaucoup de séculiers à ses pieds 3 elle est signée de 1667. P y avait encore aux Récollets de Madrid une Madeleine. Ces deux ouvrages sont ses deux plus grandes compositions à l'huile : en retour les cabinets des amateurs possèdent tous quelques tableaux de genre de cet artiste. Son style est un peu maniéré , et même un peu lourd ; mais on n'y retrouve pas moins un bon dessinateur , ainsi qu'un vrai coloriste. M.
LLERA ZAMBRANO (Alphonse de), fresquiste et peintre de genre, établi dans Cadix, était chargé de peindre tous les étendards et banderoles pour le pavoisement des vaisseaux du roi. Il était très-versé dans ce genre, et savait faire de jolies aquarelles. Il fit en 1639 plusieurs tableaux assez estimés , pour les oratoires de* quatre gallions. S.
LLORENS ( Christophe ) , peintre d'histoire , résidait
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dans Valence à l'heureuse époque où les beaux-arts étaient en honneur. Il peut très-bien avoir été disciple de Joanes , ainsi que le laisse juger sa manière. Llorens peignit, en 1 597, les autels de Saint-Sébastien et de Sainte-Marie-Madeleine , dans le monastère de Saint-Michel de los Reyes , hors la ville de Valence. La couleur et le dessin distinguent le faire de cet artiste. M.
LOÀRTE (Alexandre), peintre de genre, élève du Greco à Tolède, peignit en 1622 le grand tableau du Miracle des pains et des poissons , qui couvre le plafond du réfectoire des Minimes de cette ville. Cet ouvrage prouve l'étude que son auteur avait faite de la couleur et du style vénitien. — Le seigneur don Nicolas de Vargas possède une très-belle Chasse , que Loarte fit et signa en 1623. L'illustrissime don Bernard Iriarte, dans sa précieuse collection , en conserve une autre , qui porte la date de 1626: il représente une basse-cour au milieu de laquelle on observe un,e poule occupée de tous ses poussins *. M.
LO AYSA ( don Jean de ) , amateur, peintre et chanoine de la saiute église de Séville , est classé parmi les bons amateurs. Il dessinait avec goût et intelligence, et contribua en 1669 avec magnificence au soutien de l'académie de Séville. — On doit à Loaysa de profondes recherches sur tout ce que la cathédrale de Séville possède de monumens des arts en tous les genres , ainsi que j'aurai occasion de le prouver dans ma Description de cette somptueuse cathédrale. S.
LOPEZ (Christophe), peintre d'histoire, né à Séville, est le fils et l'élève de Joseph Lopez. Le trafic im-
* C'est ce tableau que M. Lebrun voulait regarder, maigre la signature, comme un Bassan : maison finit , à force de preuves, par le convaincre.
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mense de peintures qui se faisait pour les Indes à cette époque, lui donna une extrême facilité et une grande fraîcheur. Comme Lopez s'était appliqué plus qu'aucun de ceux qui suivaient la même carrière , il fit de plus grands progrès, et devint l'un des meilleurs professeurs que Séville possédât au commencement du 18e. siècle. — Le Saint Christophe gigantesque qu'il peignit dans la paroisse d1 Omnium Sanctorum de Séville, et la Cène qu'il fit pour la même église , ne sont pas sans mérite. — Christophe Lopez mourut à Séville en 1730, et fut maître de don Bernard German Llorente. S.
LOPEZ ( Jacques ) , peintre d'histoire et fresquiste , élève d'Antoine del Rincon , à Tolède , fut à Alcala de Henares en i5i9, pour y peindre, avec Alphonse Sanchez, le grand théâtre de l'Université. — En i5o8, il avait déjà fini , dans la salle capitulaire d'hiver de la cathédrale de Tolède, plusieurs travaux que Jean de Bourgogne fut chargé de taxer 5 mais ce qui le distingua le plus, fut ce qu'il avait fait en i49^ dans la même cathédrale, et dont le temps n'a laissé que quelques vestiges. Ce professeur fut un des plus marquans de son temps dans le genre gothique. M.
LOPEZ ( Jacques ) , surnommé el Mudo ( le muet ) , naquit à Madrid. C'est à cette seule circonstance qu'il doit l'avantage de se trouver ici , pour le distinguer de Jean FernandezNavarrete, qui, frappé du même malheur, reçut aussi le même surnom. Il faut bien se donner de garde de confondre les oeuvres de ce grand artiste avec celles du pauvre Jacques , qui a travaillé tant qu'il a pu dans l'ermitage de Notre-Dame du Prado , près Talaveyra de la Reyna ; et cela , pour ne rien faire. M.
LOPEZ (François ) , peintre d'histoire , résidait à Madrid vers i568. Le célèbre Gaspard Becerra parle de cet
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artiste dans son testament, et donne la preuve qu'en 1598 François Lopez peignit et dora le maitre autel qu'Étienne Jordan , sculpteur de Philippe II, avait exécuté pour le monastère de Monserrate , en Catalogne. M.
LOPEZ ( François ) , peintre d'histoire et grand fresquiste , élève très-distingué de Barthélemi Carducho , vivait en i5g5 à Madrid. Il y jouissait de la plus grande célébrité ; car ce fut lui qu'on proposa pour peindre , avec son maître, les tableaux du grand maître autel de Saint- Philippe-de-Nery. Les tableaux de Lopez et les belles statues de Pompée Leoni , périrent dans l'incendie qui consuma tout l'intérieur de ce temple en 17 18. — Philippe III, étant à Oviédo en i6o3, nomma Lopez son peintre, et ce fut encore lui que Sa Majesté désigna pour être l'un des artistes employés au Pardo . Ses fresques représentent , dans l'un des salons du roi , quelques hauts faits d'armes de Charles V. Il sut donner à ses compositions des formes heureuses , un dessin élégant et un coloris des plus frais. — Comme ami et condisciple de Vincent Carducho , il l'aida dans l'ouvrage que ce dernier publia et intitula : Dialogues de la peinture. Ce fut Lopez qui en grava à l'eau-forte les troisième, sixième et septième estampes. Le Saint Antoine , abbé , qu'on voit dans l'église de Saint-Martin , à Madrid \ est de notre Lopez , qui le finit et le signa en i588. M.
LOPEZ ( Joseph ) , connu moins par ses ouvrages que
* Lopez fut nommé pour travailler aux embellissemens de ce palais avec Patrice et Eugène Caxes, Jules-César Semin , Jérôme de Mora, Jran de Soto , Fabrice Castello , Vincent Carducho, Pierre de Guzman et Louis de Carbajal. On leur signalait à chacun i5o ducas d'or par mois outre leurs Irais.