LI
espagnols. Je puis aussi faire voir un portrait qui indique sa manière. M.
LEYTO (André ), peintre d'histoire et de genre, résidait à Madrid en 1680. Cest là qu'il apprit les élémens. Il peignit avec Joseph de Zarabia les tableaux du cloître du couvent de Saint-François à Ségovie: ils représentent la vie du fondateur. On y trouve plus de couleur que de dessin. — Leyto s'est distingué particulièrement dans les intérieurs , et a peu de rivaux espagnols en ce genre. M.
LEYVA (le frère Jacques de) , peintre d'histoire et de portraits , naquit à Haro de la Rioja vers i58o , et dès l'enfance manifesta son inclination pour la peinture. On croit qu'il en étudia les élémens à Rçjne , d'après une tradition qui court à Burgos. — Il revint d'Italie dans cette dernière ville très-avancé , et s'y maria avec la réputation d'un grand artiste. Le chapitre de Burgos lui ordonna en 1628 de faire les portraits des seigneurs don Christophe de Vela, du cardinal Zapata, de don Alphonse Manrique, et de don Ferdinand Acevedo.ll fit encore beaucoup d'autres tableaux pour cette ville. — Devenu veuf, il entra à 53 ans dans la chartreuse de Miraflores, professa en i634 . et vécut dans ce monastère jusqu'au 9-4 novembre 16^7, qu'il mourut. Dans ce court intervalle il enrichit le monastère de ses tableaux , qui sont bien dessinés , bien conçus , bien composés , et d'une brillante couleur : cependant le style en est un peu mesquin. — Son goût principal était de peindre des scènes de Martyres avec beaucoup de figures , parmi lesquelles on eu rencontre de fort belles. — Burgos et Miraflores possèdent la majeure partie des ouvrages de Leyva. /.
LIANO ( Philippe de ) , peintre de portraits , surnommé le petit Titien, pour la couleur qu'il savait donner
Ll iSi
à ses portraits en petit à l'huile. — Il naquit à Madrid , et fut élève d'Alphonse Sanchez Coëllo. — Il paraît que Liano fut en Italie , car on y trouve plusieurs estampes qui représentent des personnages vêtus de divers costumes étrangers , et signés Teodoro Felipe de Liano. — II fit en i584 Ie portrait de don Alvaro de Bazan , premier marquis de Santa-Cruz , pour l'empereur d'Allemagne Rodolphe II , roi de Bohême et de Hongrie. — Liano mourut à Madrid en 162 5 , et fut en effet un grand peintre de portraits. Il se distingua particulièrement , comme nous l'avons déjà dit , en ce genre par le dessin le plus exact , le plus heureux accord des couleurs , et la plus parfaite ressemblance. Ses ouvrages furent , de son temps , très-estimés dans toute l'Europe , et même longtemps après sa mort , lorsque ce genre de portraits* devint plus à la mode, que ne l'est en ce moment la miniature. — Le célèbre Lopes de Vega son ami, lui fit son épitaphe. M.
LICALDE ( Jean de ) , peintre de portraits , né à Madrid , où il fut élève de Pierre de las Cuevas. Don Lazare Diaz del Valle , qui le connut , dit qu'il fit à la plume un excellent portrait du comte-duc d'Olivarez ; mais peu de temps après il fut malheureusement tué , au moment où il donnait les plus grandes espérances d'être un grand peintre. Don Pierre Gonzales de Sepulveda , graveur des monnaies d'Espagne et des Indes , conserve , dans sa collection nombreuse autant que choisie, le superbe dessin à la plume d'un Lion couronné , tenant dans ses griffes les armes de Castille. Ce morceau est exécuté avec facilité, délicatesse et beaucoup de correction. Sur le lion on lit : « Sa Majesté ordonna qu'on fit ce lion avec ses armes , â San-Lorenzo-le-Rojal , le Ier. novembre 16285 » et des-