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versité de Valence : bientôt il eut une chaire dans celle d'Alcala , fut en suite fiscal de la chancellerie de Grenade, corrégidor de Tolède , et s'occupa avec tant de succès de porter des irrigations abondantes dans les champs de Murcie , de Carthagène et de Lorca , qu'il fut en 1619 nommé membre du conseil de Castille et chevalier de Saint- Jacques. Le docteur Lopez mourut à Madrid en 1640. J'ai désigné la série des emplois que le docteur Lopez occupa, pour annoncer qu'au milieu de tant de soins , ce magistrat ne passait pour ainsi dire pas un jour sans dessiner ou peindre. Ce noble exercice remplissait tous ses loisirs , et il n'admettait à son cercle que des professeurs au milieu desquels il discourait sur l'art avec une solidité rare et un goût des plus épurés. On ignore quel fut son maître. V.
LOPEZ PALOMINO ( don François ) , peintre de genre, apprit les élémens à Madrid. L'académie de Saint- Fernand le reçut académicien surnuméraire en 1759 : c'est tout ce que l'on sait de cet artiste , dont on trouve des portraits assez bienfaits , et quelques petites productions qui ne tirent à aucune conséquence. M.
LORENTE (don Félix), peintre de genre, naquit à Valence le 8 octobre 17 12: il fut élève d'Evariste Munoz. Dans les premiers temps de ses études, il se consacrait au portrait ; mais après il fit des paysages , des traits d'histoire , des natures mortes , des intérieurs , et se distingua dans tous les genres qu'il avait embrassés. Il vint en 1754 présenter à l'académie de Valence , qui portait le nom de Sainte-Barbe , un paysage de la fable de Télémaque. Lors de l'érection de l'académie de Saint-Charles, ce tableau charmant le fît nommer l'un de ses membres. Le même corps le choisit pour appréciateur de peintures , et le tribunal de Fin-
LU 189 quisition le nomma réviseur , pour veiller à ce que la décence présidât à toutes les compositions. Lorente mourut à Valence le 22 mars 1787. Ses œuvres sont particulièrement à Saint- Augustin et à Saint-Jean del Mercado. V,
LOZA (le licencié don Jean) , peintre de portraits, prêtre , et domicilié dans Madrid , au commencement du 18e. siècle, où selon Palomino , il se livrait avec intelligence à l'art de peindre. Je n'ai vu de lui que des portraits d'évêques. M.
LOUIS (le Maître), peintre d'histoire, travailla beaucoup au monastère de Sainte-Marie de Naxera , depuis 1 44^ jusqu'en i44^î comme il conste dans les archives de ce couvent , dont il décora le principal cloître en grands tableaux d'histoire. M.
LUCENA ( don Jacques ) , peintre de portraits, d'une illustre famille d'Andalousie, fut élève de Velasquez de Silva. Il fut assez habile pour imiter son maître dans les portraits , qu'il faisait au surplus très-ressemblans, aussibien en petit que de grandeur naturelle. On célébra beaucoup dans le temps celui qu'il fit du poète Athanase Pantaléon , qui en retour lui composa un sonnet qu'on trouve dans les œuvres du littérateur. Lucena mourut assez jeune en i65o à Madrid. M,
LUXAN MARTINEZ ou LUZAN (don Joseph), peintre d'histoire et de portraits , maître des meilleurs artistes qu'il y eût en Aragon au 18e. siècle, naquit à Sarragosse le 16 décembre 17 10. Il fut élevé par les soins des seigneurs Pignatelli, qui, reconnaissant son inclination pour la peinture , lui donnèrent des maîtres à Valence, et l'envoyèrent ensuite à Naples afin de s'y perfectionner. — Luxan fut cinq ans dans cette ville sous le célèbre Mastroleo ? condisciple de Solimène. Il copia, sans désempare^,