‹ Dictionnaire des peintres espagnolsChapitre 47 sur 72 · PH · texte numérisé non relu

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cultivaient les trois arts qui, entre eux, ont tant de connexité , et le triple talent des Perola est confirmé parce qu'ils firent d'architecture dans la paroisse de Villeneuve des Infans. — Nos trois artistes aidèrent Mohedano dans une fresque du sanctuaire de Cordoue , où ils représentèrent divers Passages du Saint-Sacrement. Il paraît qu'ils aidèrent aussi dans le couvent de Séville le même Mohedano et Alphonse Vasquez. Etienne Perola traça et dessina l'ouvrage du couvent de Saint-François de Séviîle, dont la première pierre se posa le 22 mai i6a3. M.

PERTUS ( Raphaël ) , peintre d'histoire et paysagiste , vivait en grand crédit à Sarragosse vers 1680, et se distinguait à peindre des paysages, mais encore plus des faits historiques. Je puis faire voir de lui un très-beau tableau , avec l'inscription suivante :

Exigua Christianorum Arragonensium congregatio in speluncâ divi Joannis de la Pena nuncupata , rege electo , modis et horis salutaribus , in restaurationem regni Arragonum , zelo fidei vero attendenles , faustis successibus et victoriis praecellentibus , magnis Maurorum catervis irucidatis , integram succes9oribus Amisorum restitutionem paraverunt.

Les ouvrages de Pertus sont très-rares , très-estimés pour la couleur, et s'enlèvent toujours avec le même intérêt par les amateurs , lorsque par hasard il s'en trouve dans les ventes de successions. M.

PETÉ ( Simon ), établi dans Valladolid en 1661 , fut l'un des grands défenseurs des droits des artistes contre le corrégidor de cette ville , qui voulait les assujettir à fournir un soldat. M.

PHILIPPE II, roi d'Espagne, peintre et architecte. Don Jean Alphonse Butron, François Pacheco et don

Antoine Palomino, assurent que ce monarque s'était exercé à peindre, et qu'il s'en tirait avec assez de talent. On vovait de lui un joli tableau dans son oratoire de l'Escurial : il représentait un Saint Joseph contemplant Jésus. — Le père Siguenza cite avec éloge le choix si bien dirigé qu'il fit des artistes destinés à la fabrique et à l'ornement du monastère de Saint-Laurent , et en attribue toute la gloire au souverain, qui savait donner à chacun l'emploi qui lui convenait. On remarque avec raison aussi la constance que mit Philippe II jusqu'à l'achèvement de ce grand édifice , et de tant d'autres qui se commencèrent et se terminèrent sous son règne. — En tout Philippe II a prouvé le plus grand goût et la plus grande intelligence dans le dessin ; il examinait avec le plus grand soin tout ce que les artistes proposaient, tant pour la construction que pour l'embellissement des grandes fabriques que lui seul concevait. — On jugera à son article Architecture les raisons sur lesquelles on fonde les connaissances de ce souverain dans ce grand art.

PHILIPPE III, roi d'Espagne. Pacheco , Palomino, affirment que ce prince s'adonnait à la peinture avec passion. Patrice Caxes nous dit , dans sa traduction de Vignola , qu'il publia en 1 5g3 , et qu'il dédia à Philippe III , lorsqu'il n'était encore qu'Infant, que ce prince avait un goût particulier pour le dessin ; et c'est ainsi qu'il s'exprime : En particular se ve que V. A. asimismo gusta de uno de los fundctmentos de la ar (fuite dur a , que , segun Vitruvio, es el dibuxo. « On reconnaît que votre altesse trouve un goût particulier dans l'étude de l'une des bases de l'architecture, qui, selon Vitruve, est le dessin. On voit en effet dans la collection royale beaucoup de dessins de Philippe III.

PHILIPPE IV s'entretenait avec les muses et se

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