‹ Dictionnaire des peintres espagnolsChapitre 50 sur 72 · PI · texte numérisé non relu

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tous les amateurs des arts que l'Espagne a eus dans son sein, il n'en est pas un qui les ait servis avec autant d'amour et de zèle que le frère Pignatelli. Il n'en est pas un qui , sous ce rapport j mérite davantage l'estime des Espagnols, soit pour ses connaissances étendues dans l'art de peindre, ainsi que pour la pratique qu il possédait, comme le prouve un beau pavsage à l'huile que possède et conserve avec soin l'académie de Saint-Fernand. — Dès ses plus jeunes ans , Pignatelli manifesta son peuchant à favoriser les arts, lorsqu'on en démontrait les élémens dans une école que les professeurs eux-mêmes avaient établie à Sarragosse. Lié d'intimité avec tous les seigneurs de cette ville , il se procura autant de secours qu'il lui fut possible pour la continuation de ces concours , qui , faute de moyens , périclitaient. — Il donna sa maison pour renseignement, et fît au roi une représentation à l'effet d élever une académie. — Ferdinand V donna la permission de former une assemblée dont l'attribution serait de diriger cette académie. Le roi voulut que Pignatelli en fût nommé premier conseiller. Forcé de venir à Madrid pour vaquer à sa charge du palais, et comme grand chapelain du monastère royal de l'Incarnation , il fut reçu membre de l'académie de Saint-Fernand le Ier. octobre 1767. Il en fut secrétaire six mois, ensuite conseiller en 1770, et vice-protecteur jusqu'au 5 de septembre de la même année , qui fut aussi celle de sa mort à Sarragosse, où il avait été pour rétablir sa santé. Je ne saurais mieux faire que de citer les actes de l'académie , dont voici l'énoncé : « En perdant Pignatelli , les arts perdirent un grand professeur, qui contribuait de tous ses moyens à les ennoblir ; les professeurs , un protecteur , un maitre , et surtout un véritable ami. M.

PITI, peintre d'histoire, né à Salamanque , et disciple

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