‹ Dictionnaire des peintres espagnolsChapitre 54 sur 72 · RA · texte numérisé non relu

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un tableau de lui , qui était au couvent des Anges , représentant une Assomption avec fracas , et surtout d'après les beaux dessins qu'il a laissés , prouve qu'il entendait la composition et la correction. S.

RAMIREZ (Jean) , peintre de portraits. Le chapitre de la cathédrale de Séville lui fit compter, en t536, 30 ducats d'or pour ce qu'il avait peint dans le grand buffet d'orgue, et, en i53^ , 18 mille maravédis pour ce qu'il avait terminé dans la chapelle de Saint-Christophe. Il n'est resté aucun vestige de ces ouvrages ; mais on peut juger de la réputation et du talent de Ramirez par les lieux où il fut chargé de travailler. Il se distingua dans les portraits, dont on trouve un assez grand nombre à l'archevêché de Séville. S.

RAMIREZ ( Jérôme) , peintre d'histoire, établi dans Séville, et disciple de Roèlas. L'hôpital de la Sangre , hors les murs de cette ville , possédait un beau tableau signé de lui, qui représente le pape entouré de cardinaux , et de divers autres personnages. Cette production porte une belle couleur, est faite avec hardiesse , et de plus est largement dessinée. Je lai déposée à l'Alcazar de Séville. S.

RAMIREZ ( le docteur don Joseph ) , peintre d'histoire, naquit à Valence en 1624 1 et fut élève du célèbre Jérôme d'Espinosa , qu'il sut imiter assez bien pour que l'on confondît les œuvres du maître et du disciple. C'est ce que l'on peut juger par le beau tableau de Ramirez, qui représente , avec un talent supérieur , Notre-Dame de la Lumière , tenant l'enfant dans les bras. Il fit cet ouvrage pour l'oratoire de Saint-Philippe-Néry de Valence. Ramirez fit encore beaucoup de tableaux pour la même ville. De plus il écrivit avec succès la vie de ce même saint

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Philippe, et la dédia au pape Innocent XI. Il mourut à Valence le 7 avril 1692. V.

RAMIREZ ( Philippe ) , peintre de genre , d'un talent supérieur pour les chasses , les oiseaux , et les bambochades. La correction , la fraîcheur distinguent ses oeuvres , et particulièrement ses natures mortes. Il dessinait largement et entendait parfaitement le nu. Les ouvrages de Ramirez sont à Madrid et à Séville , et sont toujours recherchés par les amateurs. S.

RAMIREZ (Pierre) , l'un des premiers soutiens et çoncurrens de l'académie de Séville , qui s'érigea en 1660. S.

RAMIREZ BÉNA VIDES ( Jean ) , peintre d'histoire, fils de Jean Ramirez , qu'il perdit en bas âge. Passant dès lors sous la tutelle de son frère Joseph , qui lui enseigna les principes du dessin , il acquit en peu de temps un véritable talent dans l'art de peindre , et une composition des plus faciles. L'académie le nomma surnuméraire en 1 7 5 3 , et conserve parmi ses belles productions l'Election de Pélage , que les Espagnols nommèrent pour leur roi. Ramirez Benavides continua dans Madrid à peindre sous Corrado Giaciunto. Mais , loin de faire de nouveaux progrès , il oublia tout ce qu'il avait appris dans Sarragosse. Il est vrai qu'il donnait un temps infini à la musique , dont le produit l'entretenait misérablement. Il revint enfin à Sarragosse , et y mourut en 1782. S.

R A X I S ( Pierre de ) , peintre d'histoire , était en grande réputation, à la fin du 16e. siècle, à Grenade, où il paraît être né. On pense qu'il a étudié en Italie, d'après sa manière, et surtout pour l'extrême délicatesse qu'il mettait dans les grotesques dont il accompagnait ses ouvrages. C'est une tradition reçue dans le

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