‹ Dictionnaire des peintres espagnolsChapitre 53 sur 72 · PR · texte numérisé non relu

PR

costume du pays qu'il venait de quitter , et suivant ses usages , car il mangeait assis sur des coussins. — Prado restaura le tableau de l'Assomption de la salle capitulaire d'hiver. Palomino lui attribue la Vierge avec l'enfant, Saint Antoine, Saint Blas, et un Cavalier armé; Saint Corne et Saint Damien, et Pons ajoute que c'est aussi lui qui peignit l'Incarnation qui est dans le cloître de la même église. Mais les archives assurent que c'est Louis de Velasco qui, en 1 584 ? ^es ^ Par ordre du cardinal Quiroga. Le mérite de Prado paraît dans des tableaux que Ton ne peut lui contester , et qu'il composa en , de concert

avec Louis Carbajal , pour le maître autel des Minimes de Tolède. Il fit entr'autres un Saint Blas , vêtu de ses habits pontificaux, un Saint Antoine abbé, une Présentation au Temple , et une Sainte Famille qui se voit dans le monastère de Guadeloupe. — Blas peignit aussi pour Madrid une Descente de Croix , une Vierge et une Sainte Catherine , qui ont toujours été considérées , et avec raison , comme de superbes compositions. Leur mérite consiste dans un dessin pur, dans le grandiose des formes et dans la simplicité de la composition. — Notre artiste peignait très-bien les fruits , les fleurs , et faisait des guirlandes à l'instar des Deheem, des Segers, mais toujours d'après nature. Prado est mort au commencement du 17e. siècle. M.

PRIETO ( dona Marie de Lorette) , peintre et graveur en taille-douce, naquit à Madrid en i^53 ; et, très-jeune , fit connaître ses dispositions pour le dessin , dans lequel elle fit de très-rapides progrès sous son père , don Thomas Prieto. — L'académie de Saint-Fernand la reçut membre honoraire en 1769, pour divers ouvrages qu 'elle lui présenta. Elle se mit ensuite à graver à l'eau-forte , comme on le verra à son article. Elle mourut le s3 avril 1772. M,

QU 277 PUCHE , peirftre de genre et élève de don Antoine Palomino , à Madrid, travaillait en 17 16, comme bon dessinateur et coloriste. Le célèbre amateur don Nicolas de Vargas conserve dans sa nombreuse collection une Conception signée de lui. Il faisait de jolis tableaux de chevalet. M.

PUGA (Antoine), peintre de genre, élève de Velasquez de Silva , dans Madrid , imita parfaitement son maître. Il peignit , en i653 , six tableaux que conserve don Silvestre Collar de Castro, secrétaire du conseil des Indes. Au premier coup d'oeil, ils paraissent de Velasquez , surtout dans les accessoires domestiques que dans sa jeunesse ce grand artiste savait si bien rendre. M.

QUADRA (don Nicolas Antoine ) , peintre de portraits. Les Carmes Chaussés de Madrid possèdent de cet artiste le portrait d'un de leurs religieux } qui fut évèque. — Quadra le fît en i6g5 5 on y trouve assez d'intelligence dans la composition , et surtout dans un morceau d'architecture qu'il a su y introduire. — Le faire de Quadra qui , sans ce tableau qu'il a signé , serait un peintre inconnu , tient entièrement de Cl. Coëllo , dont il paraîtrait avoir été l'élève. M.

QUINT ANA, peintre d'histoire , résidait , à la fin du 17e. siècle, à Baza , royaume de Grenade. Il peignit en assez bon coloriste les tableaux du cloître de Saint- François. S.

QUIROS (Laurent), peintre d'histoire, imitateur de Murillo, naquit à Santos en Estramadure , l'an 17 17. Il apprit les élémens à Badajoz, et fut ensuite à Séville, à l'école de don Bernard German Llorente , qui lui fît

a78 RA

faire des progrès tant en détrempe qu'à l'huile. Pour se perfectionner dans le dessin, Quiros fut à Madrid, et concourut avec application à l'académie de Saint-Fernand. — Son esprit turbulent lui fît abandonner successivement la protection de Corrado et de Mengs , peintres du roi , qui voulaient lui donner de l'occupation. Mais entièrement esclave de ses fantaisies, il préférait une prétendue liberté aux honneurs et à la fortune. Il revint à Séville , où il resta vingt ans , sans jamais avoir dit à personne où il demeurait. — Il s'entretenait à copier, et copiait fort bien les tableaux de Murillo , qu'il vendait ou faisait * vendre. On ne sait comment il mourut en 1789. — Il a laissé des œuvres à Madrid, à l'académie de Saint-Fernand, à Cazalla , à Grenade , aux chartreuses de Xeres , de Sainte-Marie de Las Cuevas , et à Séville. S.

RABIELLA (Paul) , peintre de batailles , résidait à Sarragosse, au commencement du 18e. siècle , et y jouissait de quelque crédit 5 quoiqu'il n'ait pas un dessin trèscorrect , il avait les grandes maximes du peintre et un style abrégé, à la manière de Jean Rizzi en Castille , et de don Jean de Valdes en Andalousie. Ce genre est trèspropre à celui des batailles, que Rabielia faisait fort bien; on lui attribue plusieurs tableaux des Trinitaires Chaussés de Teruel , ceux de la chapelle Saint-Marc , et celui de la chapelle de Saint-Jacques , qui représente Ja bataille de Clavijo, dans la cathédrale de la Seu , à Sarragosse. V , RAMIREZ (Christophe), peintre d'histoire , paraît avoir été frère , ou du moins parent de Philippe , de Jérôme , et de Pierre Ramirez , car tous quatre étaient contemporains à Séville vers 1660. Christophe, d'après

Page 1