‹ Dictionnaire des peintres espagnolsChapitre 56 sur 72 · S2 RI · texte numérisé non relu

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grand œuvre de Paîomino. Rejon mourut à Murcie, sa patrie, en 1796. M.

REQUENA ( Vincent ), peintre d'histoire, né à Cocentayna , et résidant à Valence en 1590 , peignit alors les maîtres autels delà Conception, de Saint-Jérôme et de Sainte-Anne, qui sont dans le monastère de Saint- Mi chel-des-R.ois hors la ville. Il fit encore pour le couvent de Saint-Dominique un Saint Michel et un Saint taurent qui ne sont pas sans mérite. V.

REYNA ( François de ) , peintre d'histoire , l'un des élèves les plus avancés de Herrera le- Vieux à Séville, vers 1645. Il fît pour la paroisse d'Ornnium-Sanctorum de Séville un tableau du Purgatoire, où l'on distingue une belle pâte et une grande vigueur de clair -obscur. Il fit aussi plusieurs tableaux pour la chapelle du Rosaire au collège de Monte-Sion. Il annonçait enfin d'heureuses dispositions lorsqu'il mourut , très -jeune , eii i65g. Sa manière est large et sa composition pleine de feu. S.

RIBALTA (François), grand peintre d'histoire , l'un des principaux maîtres de l'école de Valence. On sait qu'il naquit à Castellon de la Plana vers i55i. Très-jeune, il étudia les principes de l'art à Valence, où , devenu vivement épris de la demoiselle de son maître, il la demanda en mariage ; mais le père la lui refusa, sous le prétexte qu'il n'était pas assez instruit ; il reçut alors de sa maîtresse le serment qu'elle attendrait trois ou quatre ans son retour d'Italie , où il brûlait d'aller se perfectionner. Ribalta part , étudie avec soin Raphaël , les Carrache , et surtout Sébastien del Piombo , dont il copia maintes fois les OEuvres , revient, le terme expiré, dans sa patrie, homme de talent, et sé présente de suite à l'atelier du père de son amie : il trouve

sur le chevalet un sujet qu'avait esquissé son maître, le termine et se retire. De retour, le peintre reste surpris à l'aspect de cet ouvrage , et dit à sa fille : « Très-volontiers je te marierais avec celui qui possède une exécution aussi facile , et non avec ce malheureux Ribalta. » - — « Eh bien , mon père , c'est Ribalta lui-même. » Le trait fut connu de toute la ville , et le mariage bientôt conclu. Notre artiste ne tarda pas à obtenir une grande réputation dans Valence et dans tout le royaume. L'archevêque don Jean de Ribera lui ordonna de peindre la Cène pour le grand maître autel du collège de Corpus-Christi j il donna au Saint André la ressemblance du vénérable Pierre Munos , à Judas celle d'un cordonnier nommé Pradas , dont le voisinage l'incommodait. Outre les tableaux que Ribalta fit pour Valence, il en finit beaucoup pour sa patrie , pour l'église d'Andilla , en i5gj^ pour celles d'Algemesi, Carcaxente Torrente , Porta-Cœli , Morella , Castellon de la Plana , Madrid , Saint - Ildefonse , Tolède , Valence , Segorbe , Val-de-Christo et autres. Ribalta fut très-laborieux. Les arts le perdirent le 12 janvier 1628. — 11 était grand dessinateur , et donnait beaucoup de noblesse et de grandiose à ses figures. Il composait à merveille , et de plus était grand anatomiste. On observe quelque variété dans sa couleur , qui quelquefois est un peu rude , mais plus souvent bien empâtée et sans aucune afféterie. On se méprend souvent aux ouvrages de Castaneda et de Bausa , ses meilleurs élèves. Vincent Carducho, désirant voir la Cène qui faisait tant d'honneur à Ribalta , fut exprès à Valence , et la copia pour des religieuses de Madrid ; mais l'original est beaucoup plus suave. Les amateurs de Valence ne se défont jamais des productions des Ribalta, de l'une des quelles on peut voir à Paris un superbe Christ à la Colonne.

RIBALTA ( Jean de ) , peintre d'histoire , fils et élève de François Ribalta. Ses dispositions furent telles , qu'à dix-huit ans il fit le magnifique Calvaire que Ton a transporté de Saint-Michel de Los Rêves à Valence. On ne pourrait croire en effet qu'un aussi jeune homme ait pu composer un tel ouvrage , si l'inscription ne portait ce qui suit :

Joannes Ribalta pingebat et invenit 18 aetatis sup. anno i6i5.

Ce tableau brille dans toutes les parties de l'art. Il s'y est créé lui - même dans la composition , surtout dans la couleur , nombre de difficultés pour les vaincre toutes. Il est différens points dans lesquels le père et le fils se ressemblent tellement, qu'on peut s'y méprendre ; mais le fils est plus léger : car François Ribalta , dans plusieurs tableaux , est assez négligent pour qu'on les croie d'Etienne March, ou de quelque autre moderne , qui peignirent avec assez de licence et sans étudier assez les contours. Jean Ribalta faisait aussi trèsbien les vers , et sa mort fut une grande perte pour les arts. Il ne survécut que très-peu à son père. Sans ce malheureux événement , combien d'excellens ouvrages ne seraient-ils pas sortis de son pinceau, quand on pense qu'à l'âge de trente ans il avait déjà enrichi son pays d'un nombre infini de productions *. — Don Jacques de Vich , grand amateur , employa Ribalta quelque temps, pour lui peindre une collection de portraits des hommes illustres de Valence en vertus ainsi qu'en talens. Notre artiste ne put en faire que trente et un, que

* Je possède de lui une Adoration des Rois , d'après laquelle on peut juger combien était brillante sa palette.

je citerai comme une preuve de la fécondité de l'Espagne en hommes justement célèbres , inconnus hors de leur pays.

Louis Vives , Jayme Ferruz , Joseph Esteban , Le père Benoît Pereyra , Je'rôme Muîioz , François- Je'rôrae Simon , Jayme Falco, Jean Plaza , Honore' Juan , François Tarrega , Ausias March , Pierre-Jean Nunez, Pierre -Jean Trilles , Jayme Roig , François Collado , Le docteur Michel Salon ,

Le même don Jacques de Vich , en mourant , légua au monastère de Saint-Jérôme tous ces portraits de Ribalta , et plusieurs autres , tels que ceux de Saint Pierre , Saint Jacques, le Bon Larron , Saint Augustin, Saint Sébastien , Saint Isidore j un Plat de Raisin, et quelques Polissons jouant aux cartes. Le même donataire fit encore hommage au même couvent d'une Sainte Cécile , peinte par le père et le fils. Ribalta fit nombre de tableaux pour les temples de Valence , et , malgré le peu de temps qu'il vécut , il est rare de voir un cabinet d'amateur sans quelque ouvrage de cet homme fécond en productions du plus grand mérite. Z7^ RIBERA (Joseph), surnommé l'Espagnolet , grand peintre d'histoire. Les Italiens prétendent et publient que cet artiste naquit à Gallipoli, dans le royaume de Naples. Ces messieurs cependant ont sous les yeux une autorité incontestable , qu'ils ne peuvent récuser ; car

Le docteur Augustin Marti , Gaspard de Aguilar, Guillen de Castro , Balthasar Marrades, Gaspard Sapena , Jean-Baptiste Cornes , Calixte III , Le be'at Nicolas Factor, Saint Louis Bertrand , Saint Vincent Ferrer, Saint Bernard , martyr, Saint François de Borja , Don Ferdinand d'Aragon , Frédéric Furio Ceriol , Et Alexandre VI.

elle est gravée de Ht propre main de Ribera dans la précieuse estampe de son tableau de Bacchus , où notre Espagnol dit : Joseph à Ribera 9 Hisp. Valenû. Setab. F. Partenop. 16:18. En effet, 'Ribera naquit dans la ville de Xativa , aujourd'hui Saint-Philippe , très-près de Valence , le 12 janvier i588 , son véritable extrait baptistaire a la main. Ses parens l'envoyèrent à Valence , pour qu'il fît ses études et dans iiiUention de lui faire prendre la carrière des lettres ; mais s( n penchant pour les arts lui fit préférer à l'université l'atelier de Ribalta le jeuno. Ribera ne fut pas long-temps sans donner des preuves de ses dispositions pour la peinture : ses progrès furent rapides et immenses , et dans peu il fit espérer un talent supérieur. Malgré qu'il reconnût Je talent de son , maître , quand il eut acquis des notions assez étendues , il partit pour l'Italie , quoique très-jeune encore , et se livra sans relâche à l'étude de l'antique et des peintures des plus grands maîtres. Il développa tant de finesse et d'habileté dans ses dessins , que les élèves ses camarades le regardant avec admiration , lui donnèrent dès ce moment le nom d'il Spagnoleto , qui toujours lui est resté. Ribera était si malheureux , qu'il se nourrissait des morceaux de pain que lui donnaient ses condisciples ; il était couvert de haillons , et dans cet état courait les rues de Rome , en étudiant et copiaut tout ce qu'il rencontrait. Un cardinal , voyant un jour notre artiste très-occupé à copier la fresque d une façade de palais , le fit venir et l'envoya à son hôtel ? où il le fit vêtir et l'admit parmi son nombreux domestique. Cette situation aussi heureuse qu'inespérée , loin de stimuler Ribera , le rendit tellejnent paresseux et si fainéant , qu'à la suite de quelques réflexions sur lui-même , il partit de la maison du cardinal , et resta dans son état de pauvreté , trouvant cette

situation plus propre à son avancement. Après avoir copié Raphaël , et les Carache , il prenait tant de plaisir aux effets terribles de Michel-Ange de Caravage , qu'il ne négligea rien pour obtenir la faveur d'être admis dans son atelier, ce dont il ne jouit pas long-temps ; car ce grand artiste mourut en 1609, lorsque notre Valencien n'avait encore que 20 ans. Mais Ribera se soumit tellement à son style , que bien souvent de grands connaisseurs confondent les œuvres de ces deux illustres maîtres. Voulant juger si les éloges que dans Rome on donnait au Corrége , étaient mérités, Ribera fut à Parme. Transporté à l'aspect de ces chefs-d'œuvre de suavité , il les copia tous avec tant de soin , que c'est à ce travail constant qu'il dut la douceur et le charme qui adoucissent la manière âpre qu'il avait acquise du Caravage. De retour à Rome , notre Espagnol surprit tous les peintres par son nouveau style. Dans la crainte qu il n'enlevât tous les suffrages, ou peut-être pour balancer un peu la réputation du Dominicain , avec qui Ribera se trouvait en opposition ouverte, on prétend que ses amis l'engagèrent à se départir de cette manière qu'il paraissait vouloir adopter. On lui persuada qu'il réussirait beaucoup mieux en suivant le style du Caravage, dont la, nouveauté et la franchisse lui feraient beaucoup plus d'honneur , et lui donneraient beaucoup plus d'argent : le penchant naturel de Ribera pour les sujets mélancoliques et horribles , l'invita , plus que toutes les insinuations , à adopter le conseil de ceux qui n'étaient vraiment pas ses amis. Pour se débarrasser des importuns , et arriver à la fortune , Ribera se transporta à Naples sans aucune recommandation que son talent. Il rencontre dans cette capitale un négociant , homme riche et assez intelligent , qui , reconnaissant le mérite de notre Espaguol ; lui ollre en mariage une fille unique.

qui devait par conséquent hériter de tout le bien de son père. Ribera consent à ce mariage ; le beau-père ne reste pas un moment sans publier les talens de son gendre, et le fait de telle manière , qu'en très - peu de temps , Ribera se voit considéré comme le premier peintre de Naples. Comme il vivait près le palais , le beau-père s'avisa de poser sur le balcon un Saint Bartliélemi , que Ribera venait de terminer ; la foule devint si nombreuse que le vice-roi en demanda le motif : instruit , il voulut voir le tableau , qui lui fit un plaisir extrême , et voulut en connaître Fauteur. Il fut encore plus satisfait lorsqu il sut qu il était Espagnol. Le vice-roi nomma de suite Ribera son peintre , avec des honoraires considérables , et un logement au palais : dès lors il ne s'offrit à peindre dans ÎSapîes rien de considérable que Ribera n'en fut chargé. Les Jésuites l'occupèrent dans leur collège de Saint- Xavier , dans celui de Jesu-Nuovo, dans la chapelle du Trésor de la cathédrale. Sous la coupole qu'avait peinte Lanfranc , il représenta Saint Janvier lorsqu'il sortit sain et sauf de la fournaise. Il peignit aussi pour les Chartreux , la fameuse Descente de Croix , dans laquelle il répandit une suavité extraordinaire , heureuse et rare réminiscence de ses études du Corrège. C'est à celte époque qu'il fit aussi le tableau de Sainte Marie la Blanche, qui dans Naples a toujours été considéré comme de ce dernier maître *. Ces œuvres et beaucoup d'autres

* J'en demande pardon à tous les écrivains. Ce bel ouvrage est vraiment de Ribera , ainsi que plusieurs autres tableaux , que j'aurai 1 occasion de faire reconnaître d'une manière incontestable , comme de maîtres espagnols. Je saurai revendiquer aussi comme tels, un grand nombre de productions que d'injustes partisans ont toujours signalée? comme italiennes: ce qu'en conséquence tous les traducteurs sans conséquence , ont répété sans malice.

que Ribera fit pour Philippe IV , pour le comte de Monterey , vice-roi de Naples son Mécène , et pour plusieurs autres grands , l'enrichirent de manière à le faire vivre avec magnificence 5 sa dame était toujours accompagnée d'un écuyer. Il ne travaillait que six heures par jour, et passait le reste du temps avec les premiers personnages de la cour , qui tous les jours tenaient cercle chez lui. L'académie de Saint-Luc le reçut en i63o$ c'est dans cette même année qu'il eut le plaisir de recevoir traiter et accompagner partout Jacques Veîasquez de Silva , lors de son passage à Naples. En 1644 •> ^e Pape le décora de l'ordre du Christ. En 1649 1 ^ revit Veîasquez qui visitait une seconde fois l'Italie. Ribera mourut à Naples en i65g, comblé d'honneurs , de richesses, et de satisfaction. Cet Espagnol fut un des plus grands naturalistes qu'ait eus l'Italie. II surpassa son maître dans le dessin, et l'égala dans la force du clair - obscur : personne n'eut plus de talent pour peindre le naturel , il savait rendre mieux que qui que ce soit les rides et les accidens du corps humain , et sans nul doute aucun autre artiste ne l'a surpassé dans la représentation des Vieillards. Ses dessins à la plume et au crayon sont très-estimables. Je rendrai compte, à son article, dans mon Dictionnaire de gravure espagnole , de ce qu'il a fait en ce genre. Parmi lés nombreux et les bons élèves qui sortirent de son école , il faut distinguer Luc Jordan. On possède en Espagne nombre de productions de l'élève et du maître , quoique ce dernier ne soit point revenu dans sa patrie. Mais la souveraineté de Naples , que tenaient les rois d'Espagne, leurs vice-rois, les riches Castillans qui s'établissaient en Italie , et en revenaient apportant dans la Péninsule toutes leurs acquisitions eii objets d'arts ; les ordres réitérés que Philippe IV envoyait à ses vice-rois ?

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pour que Ribera lui fit des tableaux , tout eufin concourut à ce que l'Espagnepossédât une au ssi grande quantité des meilleures productions de cecélèbreValcncien. L'Escurial en possédait plus de vingt de premier ordre ; le palais de Madrid, plus de vingt-cinq; le Retiro , la majeure partie des églises de cette capitale , Saint-Ildefonse , Cuenca , Placencia , Valladolid , Salamanque , Victoria, Cordoue, le port Sainte-Marie , Grenade , Sarragosse , et presque tous les particuliers amateurs ont des tableaux de ce talent extraordinaire , qui fit tant d'honneur aux arts et à l'Espagne qui l avait vu naître. — Il existe de TEspagnoletune superbe Conception, qu'il fit pour les religieuses de Monterey , et qu'il a signé comme suit en toutes lettres. Jusepe de Ribera Espaîwl Valenciano fecit , i635. F. et /.

RIBERA ( Jean- Vincent ) , peintre d'histoire, en réputation à Madrid au commencement du 18e. siècle , fut l'un des professeurs que le conseil de Castille nomma pour taxer les peintures anciennes. Ribera peignit diverses parties de la coupole de Saint-Philippe-le-Royal ; il fît aussi deux tableaux relatifs à la v ie de Saint François dePaule , que l'on voyait dans l'église de la Victoire. Il peignit encore avec une franchise qui fait honneur à son pinceau le Martyre de Saint Juste, que l'on mit dans la trésorerie d'Aïcala de Henares. Les maisons particulières possèdent beaucoup de tableaux de Ribera. M.

RIBERA (Louis-Antoine de ) concourut avec zèle à établir l'académie de Séville , et contribua aux frais depuis 1666 jusqu'en 1670. S.

RICHARTE (don Antoine) , peintre d'histoire et fresquiste , naquit à Yecla , le 10 mai 1690. Après avoir étudié le latin, il lui préféra la peinture , qu'il apprit à Murcie sous Senen-Vila. Bientôt il perdit ce maître et

continua sous l'un des Menendès. Lorsqu'il se vit en état de travailler seul , Rieharte s'établit à Valence avec réputation, fit dans cette ville beaucoup d'ouvrages, et particulièrement les flammes qu'employaient les confréries , qui mettaient un grand luxe à cette sorte d'étendard. Il mourut eu 1764? et fut maître de don Antoine Pons. Ses oeuvres les plus remarquables sont à Valence , Cheste , Reus et Godella. Z7.

RINCON (Antoine d'el ) , peintre de portraits et d'histoire, né à Guadalaxara , en 1 44^ 1 mt ^e premier qui en Espagne abandonna la manière gothique , donna de la rondeur à ses formes , à ses figures un caractère et de plus belles proportions. Ses maximes étaient aussi plus conformes à la nature 5 sa manière , absolument celle d'André d'el Castano et de Dominique Ghirlandajo. — Les rois catholiques FerdinanÀet Isabelle firent un grand cas du mérite de Rincon ; cIt ils le nommèrent leur peintre et le décorèrent de l'ordre de Saint-Jacques. — L'artiste fit les portraits de ces grands souverains , que l'on voit dans l'église des Rois à Tolède. Il conste aussi dans les archives de la cathédrale, que le chapitre, en 1 483, chargea le maitre Antoine Rincon et Pierre Berruguete d'exécuter les peintures destinées au sanctuaire antique. — Il paraît -de plus que Rincon avait fait pour plusieurs palais beaucoup de tableaux , que dévorèrent plusieurs incendies. Son chefd'œuvre est dans les dix - sept du grand autel de la paroisse de Robledo de Chavela • ils représentent divers passages de la vie de la Vierge , et celui du milieu , l'Assomption. Tous ces ouvrages brillent par le dessin , la liberté , le caractère , l'expression , les draperies , et prouvent la grande intelligence de leur auteur qui , dans son temps tint un rang des plus distingués parmi tous les peintres de tous les pays. Rincon mourut à Séville en 1 5oq ?

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