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Valence , qui possède quelques tableaux de genre de ces deux partisans des pinceaux. V.
SARABIA, peintre d'histoire , de la vieille Castille,fit avec André de Leyto les table Aix du cloître de Saint- François de Ségovie : ils sont tous relatifs à la vie du saint fondateur. C'est à la fin du 17e. siècle qu'il composa cet ouvrage , dont le coloris l'emporte sur le dessin. M.
SARABIA (Joseph de), peintre d'histoire, naquit à Séville en ï6o8. Son père , André Ruiz de Sarabia , peintre, voulut lui donner le goût de sa profession : mais à peine avait-il commencé à diriger sonfds, qu'il s'embarqua pour Lima , et le confia aux soins de quelques parens qu'il avait à Cordoue. Il eut dans cette ville Augustin Castillo , qui mourut en 1626. Pour se perfectionner, Sarabia revint à Séville dans l'atelier de François Zurbaran. Quelque temps après il rentra dans Cordoue, et se mit à travailler d'après des estampes des Sadeler. En peu de temps il obtint un grand nom parmi les personnes qui , ne connaissant pas ses plagiats , le chargèrent de beaucoup d'ouvrages tant publics que particuliers. Cependant il faut avouer qu'il faisait très-bien les Conceptions ; qu'en leur donnant une belle couleur , il les environnait de beaucoup de grâce. — Il en fit surtout une pour l'escalier principal du couvent de Saint-François de Séville, qui lui concilia tous les suffrages. — On voit de lui pareillement dans ce monastère une Nativité, et un autre tableau qu'il copia d'une estampe de Rubens. — Il fit aussi pour l'ermitage de Saint-Damien , un Saint François en prière et un très-beau Crucifix. Il peignit encore d'après l'estampe d'un Rubens, un Calvaire pour le couvent d'Arrizafa : mais la Fuite en Egypte, toute entière de sa composition , est son meilleur ouvrage. De l'église de la Victoire où il était , je l'ai transporté à l'Alcazy. Cette composition a toujours mérité à son au-
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teur de justes éloges pour sa noble simplicité, sa bellè couleur , sou dessin pur , et le ton de maître qu'on y voit régner. — Sarabia mourut à Cordoue le 11 mai 1669. S.
SARANENA ou SAftANENA ( Jean de ). Vo^ez Zàrisena (Jean de ).
SARMIENTO ( la duchesse deBejar, dona Thérèse de), amateur peintre d'histoire. Les talens que cette dame avait en peinture , la font figurer avec raison parmi les grands amateurs et même parmi les bons professeurs. Elle vivait à Madrid vers le milieu du 17e. siècle. Palomino assure qu'il vit d'elle une Tète de Notre-Dame de Secours peinte sur verre , et qui vraiment était d'une beauté parfaite. Il est encore plus certain que , dans beaucoup d'églises d'Espagne , des tableaux destinés à l'adoration des fidèles étaient de la duchesse de Bejar , qui de sa belle main les a tous signés. On y retrouve la finesse , le ton délicat et tous les agiémens qui distinguent le sexe de leur auteur.
SAURiV (Moïse Dominique ) , peintre d'histoire, dessinateur habile, naquit à Lueena, royaume de Valence , où, dès son plus bas âge , il suivit l'étude du dessin. Mais il se maria , devint veuf, se fit ordonner , et c'est du moment qu'il reçut la prêtrise , qu'il se mit à peindre. Saura parvint à obtenir de la facilité . du tact , et dessinait avec une promptitude sans égale" tout ce qui se présentait : aussi portait-il toujours des crayons sur lui. La nature lui avait donné une imagination des plus fécondes , dont il savait tirer parti. Saura mourut au commencement du 18e. siècle dans sa patrie , où l'on voit plusieurs tableaux de sa main. Ses dessins sont au pouvoir des professeurs de Valence , où l'on voit aussi , dans la paroisse Saint - Etienne , plusieurs grands tableaux historiques de lui, ainsi que dans le couvent de Saint-Pascal de Villareal , oùtfl a re-
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présenté avec beaucoup d'art la Mort du Saint. Ce grand ouvrage prouve l'invention féconde de Saura, qui , s'il eut travaillé plus jeune , serait devenu sans contredit un des grands artistes valenciens. V.
SECANO (Jérôme), peintre d'histoire, fresquiste et sculpteur, naquit en i638 à Sarragosse , où il apprit les élémens de la peinture. Il vint ensuite se perfectionner à Madrid. Son goût décidé pour l'étude et son application furent singulièrement secondés par la facilité qu'il obtint de copier tous les beaux tableaux des palais. Il se plaisait aussi à assister régulièrement aux cours particuliers que divers professeurs tenaient dans leurs maisons. — De retour à Sarragosse , il fut employé de suite pour l'église de Saint-Paul, et fit tous les tableaux qui décoraient la chapelle de Saint-Michel , ainsi que la fresque de la coupole. — L'hôtel de Ville le chargea de l'exécution de quatre tableaux pour la salle des députés \ Secano prouve, dans tous ses ouvrages , qu'il était correct et coloriste. — A cinquante ans il se dédia à la sculpture , comme son article l'indiquera. Secano mourut à Sarragosse en 17 10 , et laissa d'assez bons élèves dans les deux professions, qu'il exerça lui-même avec succès. V.
SEGARRA (Jayme ) , peintre d'histoire. La ville de Reus , en i53o , le chargea de peindre le grand maître autel antique de Notre-Dame de Relen ( aujourd'hui de la Miséricorde ) , dans l'ermitage de ce nom. La condition portait qu'il représenterait des faits relatifs à la Vierge. Segarra conclut cet ouvrage à la satisfaction de la confrérie. Mais depuis on a renouvellé cet ermitage , et l'on a mis tout l'oeuvre de Segarra dans une salle particulière , où il se conserve avec soin , comme un beau monument de son temps. Ce sont les Juncosa qui firent l'ouvrage destiné à remplacer celui de Segarrd. F .