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le mannequin , des draperies blanches dans lesquelles il acquit un talent supérieur. — Plusieurs tableaux du Caravage étant venus à Séville, Zurbaran, qui n'avait jamais été en Italie , se mit à les copier avec assez de succès pour mériter , et non sans raison , le titre de Caravage espagnol. — Zurbaran finit en i6^5 les grands tableaux de {'autel Saint-Pierre dans la cathédrale, dont l'avait chargé le marquis de Malagon. — C'est à cette époque qu'il fît pour le grand autel de l'église du collège de Saint- Thomas ce bel ouvrage , dont je n'ai rien à dire puisqu'on l a vu au Musée. — Je me contenterai seulement d'en donner l'explication. — Ce tableau représente dans le haut, Saint-Thomas d'x\quin en pied ; c'est le portrait du chanoine Augustin Abreu Muriez de Escobar; plus haut, le Seigneur et la Vierge , sur un trône de gloire et de majesté , ont à leurs côtés Saint Paul et Saint Dominique 5 les quatre Docteurs de l'église, assis sur des nuages , entourent Saint Thomas. Au premier plan sur la droite on voit Charles \ , armé et en prière ; il est accompagné de plusieurs chevaliers et religieux; à la gauche on voit avec toute sa suite l'archevêque Déza , fondateur du collège. Toutes ces figures sont plus grandes que le naturel. Cette composition, où tout , jusqu'au plus petit détail , est traité de la pins grande manière, est digne de tout éloge , et place Zurbaran à côté des plus fameux peintres de l'école lombarde. Ce bel ouvrage est sans contredit un de ceux qui mériteraient le plus les honneurs du burin. J'avais à Séville formé ce projet; mais il me fut impossible de l'exécuter. — Zurbaran fut ensuite à Guadeloupe , où il fut chargé de douze tableaux , presque tous relatifs à la vie de Saint Jérôme : ils sont de sa meilleure manière. — On célèbre avec raison les trois grands qu il fit pour Sain te - ?>Iarie de lasCuevas, le Saint Laurent et le Saint Antoine