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Baptiste , Saint Jean FEvangeliste, la Résurrection et un Portrait à genoux 5 dans tout ce travail on remarque de l'expression , de la noblesse , une belle couleur et le style arrêté qui se suivait alors en Italie. — Les autres tableaux que fit Yanez pour les églises de la Piété et de l'Adoration des Rois, lui firent une réputation immense, et prouveraient qu'il pourrait fort bien avoir été disciple de Léonard de Vinci. Le docteur Gomez dans toutes ses transactions avec notre artiste ne le traite que de peintre extraordinaire; et le suffrage de ce savant est un grand titre en faveur d'Yanez,qui mourut, à ce qu'il paraît, vers i55oà i56o. Plusieurs de ses œuvresau surplus sont assez bien conservés, pour qu'on puisse juger combien Yanez méritait les éloges du docteur Gomez. M.
YAVARRI (Jérôme), fresquiste, résidait au commencement du 17e. siècle dans Valence. Il y fit les fresques de la voûte et des murailles du Sanctuaire, où l'on déposait les reliques du collège de Corpus-Christi. Il a fait plusieurs Vierges à l'huile, mais ne réussit pas assez pour qu'on en parle à cet égard. V.
YEPES (Thomas de) , peintre de natures mortes et de fleurs, né à Valence, y fleurissait en 16^1. Il avait un heureux talent pour peindre les fruits , les fleurs , les poissons , enfin le genre de nature morte qu'il traitait avec une vérité des plus exactes. Les ouvrages de cet artiste sont très-estimés à Valence. On en voit à Madrid et à Séville un assez grand nombre signés de lui. Yepes mourut à Valence le 16 juin 1674* V»
ZABALA (Jérôme de) , amateur, peintre, et né chevalier à Murcie, où son ami Jacques-Nicolas de Villacis lui apprit
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l'art de peindre , dans lequel il fit assez de progrès, au dire des professeurs de son temps. V.
ZÀBALZA (Michel de), amateur , peintre et chevalin r de Saint- Jacques , appartient à la classe des illustres amateurs de la peinture. Il se distingua tellement que l'académie de Saint-Fernand le reçut membre d'honneur et de mérite en 1706. M.
ZAMBRANO (Jean-Louis), peintre d'histoire et de genre , né à Cordoue , fut élève de Paul de Cespedes , que personne ne sut mieux imiter. Son maître étant mort en 1608, Zambrano s'établit à Séville, où il demeura jusqu'en i63cj, qu'il mourut. Cet artiste suivit exactement le grandiose , la scrupuleuse correction et la noblesse que son maître donnait à tout ce qu'il faisait. — Zambrano possédait une couleur brillante , avait de l'expression et du feu, et donnait à ses compositions de genre un charme inouï. Les amateurs de l'Andalousie possèdent tous ses tableaux de chevalet. Ses œuvres publiques sont principalement à Cordoue et à Séviîlc. S.
ZAMORA, peintre de Vierges, résidait à Valence en 1600. Il avait, on ne sait comment, la réputation de bien faire la Vierge des Abandonnas , qu'on vénère dans cette ville. Il en fit un nombre considérable ; ce qui ne leur donne pas plus démérite. V.
ZAMORA (Jacques de), peintre d'histoire et fresquiste, fut un des aristtes chargés , en 1594, de peindre le monument de la cathédrale de Séville. Il le fut aussi d'orner de ses ouvrages l'autel de la Résurrection du Seigneur dans la même cathédrale. C'est là qu'on peut juger de son talent, qui, sans être marquant, lui mérite cependant à juste titre une place dans ce Dictionnaire. S.
ZAMORA (Jean de), paysagiste, vivait à Séville en 1647 \ il y jouissait d'un grand nom comme peintre de
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paysages. — L'archevêché possède plusieurs tableaux de cet habile artiste, qui suivait la manière flamande , ainsi qu'on peut le voir dans sa Création du Monde , le Péché d'Adam, et plusieurs autres passages ae l'Ecriture Sainte. — Quoique ses figures soient assez correctes , on découvre facilement qu'il était bien plus versé dans la composition du paysage. — Le cardinal Spinosa , charmé de la manière de Zamora , le chargea de lui faire une assez nombreuse collection de tableaux de genre, qui fut destinée par S. E. à remplacer la riche tenture de son salon. — Zamora soutint l'académie de Séville depuis 1664 jusqu'en 167 1. S.
ZAPATA (Antoine), peintre d'histoire , ecclésiastique , naquit à Soria vers la fin du 17e. siècle, et fut élève à Madrid d'Antoine Palomino. — Il fit pour plusieurs temples de l'évêché d'Osma, et particulièrement pour la cathédrale de cette ville^ un Saint Pierre et un SaintPaul qui ont assez de mérite. M.
ZARINENA (Christophe), peintre d'histoire , fils et élève de François Zarinena , vit le jour à Valence, et étudia ensuite les plus grands maîtres des collections de Madrid. — Il composa plusieurs tableaux pour le monastère de Saint- Michel des Rois à Val»ice, et pour le couvent de la même ville, un Couronnement d'Epines qui lui fît grand honneur. Cet artiste mourut fort jeune à Valence en 1622. — Il est certain que Zarinena fut un de ceux qui propagèrent dans leur patrie le bon goût en adoptant la couleur vénitienne. V.
ZARINENA (François), peintre d'histoire, né dans Valence et disciple de François Ribalta, fut chargé de plusieurs compositions pour la paroisse de la Ville d'Aloquas , pour celle d'Aldaya, pour le couvent de Saint- Dominique à Valence , pour la paroisse de Sainte-Catherine de la même ville, et pour le couvent des Carmes a Requena.
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— Zarinena suivit très-bien la belle manière de son maître , et mourut à Valence le 27 août i6i>4« V-
ZARINENA (Jean), peintre d'histoire et fresquiste, frère de Chris loplie et disciple de François. Il fît en i58~ , pour le collège de Corpus Christi un Christ à la colonne, qu'il signa. — On le chargea de peindre le maître autel de la paroisse d'Ulldecona sur les confins du royaume de Valence. — Il peignit à fresque sur la tour de l'Hôtel-de- Ville Saint Vincent martyr, Saint Vincent Ferrier, et fut aussi chargé de peindre les mêmes Saints sur une caisse où se renfermaient les prestations du serment que faisaient au roi et au pape les jurés de la ville. — Zarinena mourut à Valence en i634- V.
ZARZA ( Charles et Jean-Mathieu) , frères et peintres , contribuèrent à soutenir à leurs frais l'académie de Séville depuis i663 jusqu'en 1672. S.
ZORRILLA (Jean de), élève de Jean de Chirinos. résidait vers i63o à Madrid, où les professeurs le considéraient pour la fraîcheur de son coloris. — Il fut chargé d'une portion de tableaux pour les Trinitaires Déchaussés d'Alcala de Hénarès, et son ami Vanderhamen fit l'autre partie. — Zorrilla fut aussi préféré pour orner de ses oeuvres d'autres couvens de Madrid , et des maisons particulières où l'on voit avec plaisir ses productions. M.
ZURBARAN ( François ) , grand peintre d'histoire, surnommé le Caravage espagnol, naquit à Fuente de Cantos, en Estramadure, le 7 novembre 1598. Il reçut l'éducation d'un laboureur • mais , le jeune homme faisant bientôt connaître l'inclination la plus décidée pour la peinture , on le mit à Séville dans l'atelier du licencié Jean de las Roëlas , où ses progrès furent des plus rapides. — Dès ce pioment il étudia la nature avec sévérité, et prit un goût particulier à peindre d'après