JEU
pour se donner un air plus risible : de là \'int l'expression triviale de Jean-Farine.
JÉRICHO. {^Aveugle de)
Voici une des plus ingénieuses pensées de Grosley : « Ceux qui courent les emplois et les grâces de la cour me paraissent ressembler à l'aveugle de Jéricho , dont parle l'Évangile : la foule s'oppose à leur passage et à leurs efforts. Sont-ils parvenus, la foule se réunit pour les complimenter et les féliciter. »
JETON. [^Faiix comme un)
Anciennement on div^dât jeter pour compter, et les, représentans des valeurs métalliques s'appelaient jet' toers y jetoiers y gietons. Mais un giéton (par abréviation jeto7i ) n'avait qu'une ressemblance imparfaite avec une pièce de monnaie : de là le proverbe ; il s'applique à un homme fourbe.
Jeu.
Quand on ne peut plus mettre au jeu, faut quitter la partie.
C'est-à-dire, s'éloigner des affaires quand on est hors d'état de les soigner ; des plaisirs , quand on ne peut plus s'y livrer.
Ce sont jeux de princes , ils plaisent a ceux qui les font.
(Henri 'Estie^^ts. ^ Apologie pour Hérodote ^ t. ii,
« Encore, dit Henri Estienne, y a-t-il une autre sorte de cruauté, à sçavoir celle qui s'exerce plus de gayté de cœur que par vengeance , à quoi les grands seigneurs s'adonnent plustost que les hommes de basse condition. »