JUL 32D
Juif errant.
Allégorie qui représente la nation juive errante et dispersée dans tous les pays du inonde, depuis la prise de Jérusalem par Titus.
Par allusion à cette fable , on a^^eWe juif errant y un homme qui est toujours par voie et par chemin, qu'on ne trouve jamais chez lui.
En 1 7^5 [Bibliothèque des romans, mois de juillet), on mit dans la bouche du Juif errant le récit des événemens et des changemens de mœurs survenus pendant le cours de ses longes vova^es.
En 1820, on a publié, à Paris, une brochure de cent cinquante-six pages, intitulée : Histoire du Juif errant, écrite par lui-même , contenant une esquisse rapide et véridique de ses longs et interminables voyages depuis dix-huit siècles.
JULIENNE. [Recoudre la robe à)
Quand on voit une personne qui , avec embarras et maladresse, cherche à colorer une imprudence, ou à changer le sens d'un propos inconsidéré, on dit qu'elle veut recoudre la robe a Julienne.
Julienne, en revenant du bois, où elle s'était assise avec Julien, près d'un coudrier, s'aperçut d'une déchirure faite à sa robe. Elle avait bien une aiguille sur sa manche, mais point de fil. Elle effila sa jarretière, et se mit à recoudre tant bien que mal l'indiscrète déchirure. La mère de Julienne fut la première à s'apercevoir de l'accident. — Ce n'est rien, c'est dans les épines; et je l'ai recousue. — Pas si bien, reprit la mère, que cela ne saute aux yeux. Ah! ma fille!... L'aventure de Julienne fit du bruit, et chacun parla de la robe qu'il avait fallu recoudre.