‹ Dictionnaire des proverbes françaisChapitre 141 sur 335 · MAL · texte numérisé non relu

MAL

MAL. ( Tomber dejîèvre en chaud)

Deux proverbes se rapportent à celui-ci : Sauter de la poêle sur la braise. — Fuyant le loup y il a rencontré la louve. La louve est plus cruelle encore que le loup, à cause de ses petits.

Toutes ces manières de s'exprimer viennent du proverbe latin :

Incidit in Scjllam cupiens "vitare Charjbdim.

Malheur.

Ce qui nuit a l'un cluit a l'autre (^con\\ent à l'autre).

Montaigne développe ce proverbe par des exemples qui ne sont pas tous également vrais. «Le marchand, dit-il, ne faict bien ses affaires qu'à la débauche de la jeunesse ; le laboureur à la cherté des bleds; Tarchitecte à la ruine des maisons ; les officiers de la justice aux procez et querelles des hommes. Nul médecin ne prend plaisir à la santé de ses amis mesmes , dit l'ancien comique grec; ni soldat à la paix de sa ville. Et qui pis est, que chacun se sonde au dedans, il trouvera que nos souhaits intérieurs, pour la pluspart, naissent et se nourrissent aux despens d'autruy. »

^ quelque chose malheur est bon.

La Fontaine a fait usage de ce proverbe dans les vers suivans :

Quand le malheur ne serait bon Qu'à mettre un sot à la raison, Toujours serait-ce à juste cause Qu'on le dit bon à quelque chose.

(Fable 7, Liv. vi.)

(c Le malheur est bon à deux choses, disait France klin : à éprouver les amis et à épurer la vertu. Il en est a de l'homme de bien comme des plantes aromatiques.

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