‹ Dictionnaire des proverbes françaisChapitre 185 sur 335 · ORE · texte numérisé non relu

ORE

chai par degré de V oreille des rois, c'est comme s'il eût dit : A Taide de la flatterie on s'empare de leurs cœurs.

OREILLE. {Baisser r)

Se sentir humilié après s'être vanté. Cette expression familière est tirée des animaux, qui dressent ou baissent l'oreille selon leurs affections.

Au reste, l'abbé de MaroUes dit dans ses Mémoires, tome i", page 60, avoir connu un nommé Crassot , né à Langres, et mort à Paris, au collège de la Marche, qui avait la faculté de plier et de redresser ses oreilles.

Serrant la queue et portant bas l'oreille.

(L.\ FoKTAiNE, fab. 18 duLlv. i, le Renard et la Cicogne.')

Cette peinture faisait proverbe avant La Fontaine. On lit dans la Satire Ménippéey cette comparaison satirique sur la retraite du duc de Parme :

Et le renard Le menton contre terre , honteux d'esprit et blesme.

(T. I. p. an.)

et dans Régnier :

La queue en loup qui fuit , et les yeux contre bas.

(Sat. 8.)

OREILLE. {Se faire tirer F)

Cette phrase, appliquée à un homme lent à payer, vient de ce que , chez les Romains , l'huissier saisissait par l'oreille le débiteur récalcitrant et le conduisait en prison.

OK¥.VUuE. {Vin d'une)

C'est le bon vin, parce qu'après l'avoir goûté on penche une oreille en signe d'approbation, tandis qu'on tourne la tète d'un côté et de l'autre quand on témoigne son mécontentement.

Ventre aj/anié n'a point d'oreilles.

Mot de Calon le Censeur dans une de ses harangues au peuple romain.

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