PEL
PEINDRE, {^Foilh pour nous achever de^ dit-on en parlant d'un malheur ou d'un surcroît d'embarras.
Ayant mangé son bien, le prodigue Orsinet
Brave la faim qu'il devait craindre;
A des goûts, et les satisfait.
«Rolin, me disait-il, va faire mon portrait.
o — Rien , répondis-je ; beau projet !
« C'est pour vous achever de peindre. »
(Baillant de la Touche.)
PEINTRE. ( Gueux comme un)
Les peintres ne travaillent que par inspiration , et l'argent qu'ils gagnent vite, ils le dépensent de même.
Il y a néanmoins des peintres riches; mais voici un autre proverbe qui souffre fort peu d'exceptions : Glorieux comme un peintre.
Pèlerin.
Je connais lepèlerin.
On emploie cette expression proverbiale en parlant d'un homme fin et rusé.
L'auteur d'un fabliau du treizième siècle suppose qu'un vieux renard voulant faire pénitence d'une vie passée dans le brigandage et le crime, se confesse à un ermite qui lui ordonne d'aller chercher à Rome l'absolution de ses péchés. Comme c'était une nécessité, le renard se soumet; il prend un bourdon, et se passe au cou une écharpe. Deux voisins, sur ses vives instances, un ane et un bélier, se sont décidés à l'accompagner. A peine nos trois pèlerins sont-ils en campagne, qu'il leur arrive diverses aventures fâcheuses d'où ils se tirent cependant bien , par l'adresse et les ruses du renard : mais le bélier et 1 âne ne peuvent s'accoutumer à dormir en plein air; craignant d'êlre dévorés par les loups,