‹ Dictionnaire des proverbes françaisChapitre 196 sur 335 · PEN · texte numérisé non relu

PEN

ils regrettent bientôt leur étable, et disent adieu à leur camarade; celui-ci, dont le zèle était déjà ralenti, renonce à son pèlerinage, et regagne son gîte dans la résolution d'y travailler, d'y faire du bien aux pauvres, et d'y vivre en bon chrétien; bien persuadé, dit-il, que cette conduite plaira autant à Dieu que s'il courait les chemins pour lui.

C'est sans doute le pèlerinage du renard, et l'adresse qu'il montre pour échapper au danger, qui ont donné lieu au proverbe.

PELOTON. {Ramasse)

Expression proverbiale qui, dans le temps où les dames tricotaient, s'appliquait à ces hommes du monde toujours empressés, toujours serviables.

Avant qu'on sût tricoter des bas, on en portait d'étoffe de soie ou de laine; ce que M. Peuchet {Dictionnaire universel de commei'ce) prétend avoir duré jusqu'à la renaissance des arts , sous François i^"^.

L'invention du métier à faire des bas est postérieure de plus d'un siècle aux aiguilles à tricoter. L'auteur de cette découverte , qui était un garçon serrurier dé la Basse-Normandie, n'ayant pu obtenir un privilège exclusif, passa en Angleterre; mais un autre Français, par les efforts de son génie ou de sa mémoire, restitua à sa patrie cette belle invention. Au retour d'un voyage de Londres, il construisit un métier à bas; c'était en i656. Le roi lui céda le château de Madrid, au bois de Boulogne, pour y établir une manufacture.

PENARD. (/^fV«a:)

On a dit ov'\^\n^vtQvc\tx\\ ^ vieux penard j pour vieille épée. Cette façon de parler a ensuite été appliquée à un vieillard qui veut faire le galant.

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