RAT
A l'époque de la décadence de la langue latine, lea poètes, non contens d'observer la quantité, autrement de se conformer à des règles pour l'emploi des syllabes longues et brèves, prirent à tâcbe de faire rimer les vers entre eux, quelquefois même le milieu d'un vers avec la fin : il en résulta de mauvaises rimes et l'altération du sens.
La versification française , qui n'a point la gêne de la quantité, a employé la rime avec agrément; mais des auteurs se sont trouvés assez déraisonnables pour faire usage de rimes bâtelées ^ frateniiséeSy rétrogrades, équivoques y couronnées , empérieres. Lorsque l'hémisticbe d'un vers rimait avec la fin du vers précédent, la rime était hâtelée. On disait qu'une rime était Jraternisée ou annexée^ lorsque le mot qui terminait un vers se répétait en tout ou en partie au commencement du vers suivant. Une rime était rétrograde , lorsque les vers lus à rebours conservaient un sens. Dans la rime équivoque., il fallait qu'un mot fût répété tout entier à la fin de deux vers, mais dans une signification différente. Quand le vers finissait par une rime double, c'était une rime couronnée:
Ma blanche c6[ombelle, belle.
Je vais souvent ■criant , criant.
Enfin, il fallait que cette rime fût triple pour mériter la. i\ad\\\.é di empériere :
Bénins lecteurs, Xiès-âiWgents , gents , gents, Prenez en gré mes ira^parfaits , faits, faits.
RATS. {Jvoir des)
C'est-à-dire, des caprices, des inégalités d'iiumeur. Quelques étymologistes prétendent que c'est une allusion à la rate^ d'oii, selon eux, ces bizarreries pro-