‹ Dictionnaire des proverbes françaisChapitre 233 sur 335 · RIS · texte numérisé non relu

RIS

En 1557, la communauté des merciers était si nombreuse, qu'ils passèrent en revue dans la plaine de Saint- Denis, devant Henri 11, au nombre de trois mille.

RIEN. (^Qui pt'oui^e trop ne prouve^

Madame de Sévigné cite très ingénieusement ce proverbe à Toccasion de la mort de la princesse de Conti. «La désolation de sa cbambre, dit-elle à sa fille, ne peut s'exprimer. Monsieur le Duc, messieurs les princes de Conti, mesdames de Longueville et de Gamache pieuroi ent de tout leur cœur. Madame de Gesvres avoit pris le parti des évanouissemens , madame de Brissac de pousser de liants cris , et de se jeter par la place ; mais ces deux personnages n'ont pas réussi, il fallut les chasser, Qui proiwe trop ne prouve rien. »

RIPAILLE. {Faire)

On se trompe généralement sur l'origine de ce mot.

Il ne vient point de Ripaille où Amédée viii , duc de Savoie , vécut délicieusement après avoir cédé ses états à son fils ; mais le lieu tire son origine de Ripaille ^ pour ripuaille y dérivé de repue y bonne chère.

Ris de saint Médard.

Cette expression proverbiale est dans Régnier :

D'un ris de saint Médard il me fallut répondre.

(Sat. 8.)

Grégoire de Tours, cbap. gS, de la Gloire des confesseurs ^ dit que saint Médard ayant le don d'apaiser le mal des dents, on le représentait la bouche entr'ouverle, pour avertir ceux qui avaient ce mal d'avoir recours à lui. Ainsi représenté, il paraissait rire, mais du bout des dents; de là le proverbe ris de saint Médard , ris forcé.

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