‹ Dictionnaire des proverbes françaisChapitre 247 sur 335 · SAL · texte numérisé non relu

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Alors les femmes paraissaient toutes fort attachées à leurs cheveux. En 1795, leur tour vint de se mettre en perruque ; et la mode commença par le blond, quelle que fût la couleur des cheveux naturels ; puis les femmes blondes prirent des perruques brunes , et réciproquement.

Grétry , qui fit imprimer en l'an v ( 1 797 ) ses Mémoires ou Essais sur la musique , dit dans une note du tome 11 : «Je connais une femme qui a au moins huit perruques de toutes les nuances rangées dans son antichambre. »

Mercier, dans son Nouveau Paris, va plus loin : «Il est, dit-il, telle femme qui commande une perruque aussi souvent que des souliers , et qui en compte jusqu'à quarante dans sa garderobe. Pourquoi toutes ces perruques? c'est que par elles l'on change chaque jour de physionomie ; c'est que l'on offre à son amant un visage toujours nouveau, et qu'on lui cause quelquefois d'agréables surprises. On lui connaît ou on lui soupçonne une maîtresse : vite on prend sa chevelure. »

Ce n'était pas seulement dans la capitale que les petites maîtresses avaient le goût des perruques. Voici une lettre qui fut imaginée en 1797, par un journaliste, pour ridiculiser les provinciales : « Ta dernière lettre, ma chère petite, m'a parfaitement tranquillisée.... Tu me dis qu'à Paris les femmes de goût se font couper les cheveux pour en faire des perruques ; tant mieux : ce genre de coiffure ne tombera pas de long-temps, puisqu'il devient indispensable.... Je trouve qu'en vous faisant raser la tête vous avez pris le bon parti. Sur-lechamp j'ai suivi tes conseils, et je t'envoie mes cheveux: ne le dis à personne. Je serais bien aise d'occasionner ici un peu de surprise , et d'avoir l'initiative des

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