‹ Dictionnaire des proverbes françaisChapitre 248 sur 335 · SAL · texte numérisé non relu

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gazons.... Cette modo me ravit. Quelle commodité que eelle de se débarrasser de ses cheveux sans en être privée ! Tu sais que je suis d'une paresse à ne pas m'occuper de ces minuties. Adieu. »

En quittant la perruque , vers 1799, les femmes ne laissèrent que très peu croître leurs cheveux. La nouvelle mode s'appela coifflire a la Titus; elle durait encore en 1808, époque où parut une brochure intitulée; Anti-Titus , ou Remarques critiques sur la coijfure des femmes au dix-neuuieme siècle. L'auteur déploie une érudition très vaste pour prouver aux femmes qu'en renonçant à leurs cheveux elles se privent d'une beauté particulière à leur sexe. « Dans toute l'antiquité, leur dit-il , la coiffure en cheveux courts n'exista jamais que pour les hommes. Le sacrifice volontaire des cheveux était pour les femmes un signe de deuil, de douleur ou de renoncement au inonde.... Quand il s'agit de leur beauté , les femmes doivent-elles chercher ce qui est commode? Elles n'ont qu'à se faire raser la tête,

cela le sera davantage Quoi! s'écrieront nos des-

cendans , la privation des cheveux était chez les Français la punition des femmes d'une vie dissolue , et cette privation est devenue la mode dominante!.... En France on coupait les cheveux aux femmes qui, en se vouant au cloître, renonçaient aux plaisirs du inonde; et, par coquetterie, les femmes raffinées dans l'art de plaire se font tondre! »

M. de Lacroix, juge au tribunal civil de Versailles, et ancien professeur de droit civil , se déclara aussi contre les coiffures à la Titus. « La peine prononcée contre l'adultère, dit-il, était autrefois la réclusion et le retranchement d'une parure dont les femmes font de nos jours (1807) le sacrifice volontaire à une mode

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