FIE
(^Recherches de la France), nous les passons à la légère, on dit que nous les avons toutes passées par un Jîdelium. Il ne faut point faire de doute que nous avons emprunté ce commun dire des fautes qui sont faites par nos curez, quand ils ne rendent le devoir qu'ils doivent aux morts; car comme il advient que l'on ait fondé plusieurs ohits en une église, esquels par longs laps de temps, pour la multitude d'iceux, il seroit impossible de fournir, ou bien que la négligence des ecclésiastiques soit telle , nos anciens dirent que tout cela se passoit par \xw Jîdelium, qui est la dernière oraison dont on ferme les prières des morts ; voulant dire que l'on avoit employé une seule messe des morts pour toutes les autres. Aussi fut employé ce mesme proverbe en toutes autres affaires où l'on commettoit pareilles fautes. »
Ce passage était une bonne fortune pour le P. Garasse. Voici comment il tance l'auteur des Recherches: « Ce fut par ce fidelium que passèrent en la messe des obsèques de maistre Pasquier les lascivetés de sa pusse, les impudicités de sa vieille câlin, les libertinages de ses jeux amoureux, les blasphèmes proférés et escrits contre le saint-siége, les outrageuses médisances contre les papes, les cardinaux et les jésuites, l'impénitence de sa vieillesse , l'irréligion de sa vie passée. » {^Recherches des Recherches.
Fier.
Fier comme un Artaban.
Artaban iv, roi des Parthes, dit, le troisième jour d'une action où quarante mille hommes avaient perdu la vie, qu'il la continuerait jusqu'à ce que le dernier des Parthes ou des Romains eût péri. Exalté par ses succès, il prit le double diadème et le titre de grand roi.