‹ Dictionnaire des proverbes français (volume 2)Chapitre 100 sur 176 · MON · texte numérisé non relu

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dans quelques états de l'Italie, on laisserait chanter les femmes sur les théâtres? aucun. Peut-être, au contraire, on déracinerait deux crimes à la fois, et qui sont également contre nature. »

En 1707, parut un Traité des eunuques y par d'Ollincan (Ancillon), in-12.

L'auteur a été dupe de la plaisanterie de Fontenelle, connue sous le nom de Relation de File de Bornéo. Mreo veu,t que tous ses ministres soient eunuques, et Èenegu, qui lui dispute le trône, ne veut point d'eunuques à sa cour. Fontenelle parlait de Rome et de Genève» ,

MONNAIE. {Fausse)

Pour donner à entendre que quelqu'un avait fait de la fausse monnaie, on disait, dans le seizième siècle, il a baillé un soumet au roi.

MONTGOMERY. {Partage de)

Tout d'un coté, et rien de l'autre.

La coutume de Normandie donnait presque tout aux aînés; la maison de Montgomerj était une des plus illustres de cette province : de là le proverbe.

On a dit dans le même sens, partage de Cormery; et peut-être que l'un est une corruption de l'autre.

• MONT-L'HÉRI. {Tous les bourgeois de Châtre et ceux de)

Voici l'origine de ces paroles par lesquelles on a coutume de désigner un air d'ancien noël : Philippe de France, duc d'Anjou, second fils du dauphin, et petitfils de Louis XIV, allant en 17.00 prendre possession du royaume d'Espagne, et passant par Mont-l'Héri, le curé du lieu se présenta au prince, à la tête de ses paroissiens , et lui dit : « Sire , les longues harangues sont

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incommodes et les harangueurs ennuyeux ; aipsi je me <;ontenterai de Vous chanter :

Tous les bourgeois de ChAtre et ceux de Mont-PHéri Mènent fort grande joie en vous voyant ici.

Petit-fils de Louis, que Dieu vous accompagne, Et qu'un prince si bon ,

Don don, Cent ans et par de-là ,

Là là.

Règne dedans l'Espagne.

Comme Chartres est beaucoup plus illustre que Châtre (autrement nommé Arpajon)^ le nom de la grande ville est souvent substitué à celui du bourg ; et le curé se trouve avoir immortalisé les bourgeois de Chartres , quand il n'avait travaillé que pour ceux de Châtre ou Arpajon.

MORE , ^ Traiter quelqu'un de tara à) signifie le traiter en ennemi déclaré.

MORION. {Donner le)

Sorte de punition militaire qui s'infiigeait jadis dans un corps- de- garde , en cliargeant le délinquant d'une armure appelée morion.

Le nom eat resté , quoique le genre de punition ne ^oit plus le même.

A la manière dont le niorion s'inflige aujourd'hui, se rapporte un usage pratiqué par les moissonneurs d^tna quelques départemens. Chaque garçon , pour travailler, se place à côté de sa maîtresse. Lorsqu'on apporte la soupe , les convives se placent en rond ; tout en, mangeant, on rit, on plaisante. Celui qui s'écsa^te de la décence est puni à l'instant; on le saiêit, on lui donne sur le derrière , avec un s^abot , un nombre de coups proportionné à la gravite de sa faute.

MOR a5i

MORT.. (^On tKouye remède à tout,Jbrs a ^) Dans VÉtourdi^ Anselme dit :

On h*a point pour k miort dç d^p^naç <^ Bopnç.

Ouvrez XlmU^tipn de fésiiLSrÇhns/, vaus y verrez : Nemo impetrare potest a papa biMam nimqua^m moriendi. Ain^ Molière a traduit l'imitation.

Mourjar t$,% un tnbut qu'on doit aux destinées , Où leur décret fatçj. n*% po^M^ prescrit d'animées. On doit sitôt qu'on najit : ijl fau^t, sans s'effrayer. Quand la mot^iffinx» i^si^nçy ^trç prêt à payer. La mort est up., écuei]L fatal à touj» le^ hoimnes : Nous y somn^e^ç^ets. d^ft Viio^tant que i^ous spmmes.

(RoTRQVy J^higénie.)

a Le corps meurt peu à peu et par parties ; son mouvement diminue par degrés. \^, vie s^ëteint par nuances successives , et kt mort n'est que le dernier terme de cette suite de degrés , la dernière nuance de la vie. »

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