‹ Dictionnaire des proverbes français (volume 2)Chapitre 126 sur 176 · QUE · texte numérisé non relu

QUE

les VIII , en disait bien d'autres. Dans son sermon du jeudi de la seconde semaine de paréme , il apostropha ainsi des femmes d'avocats qu'il trouvait trop richement habillées : «Vous dites que vous êtes vêtues suivant votre état; à tous les diables votre état et vous-mêmes, mesdemoiselles. Vous me direz peut-être : nos maris ne nous donnent point de si belles robes ; nous les gagnons de la peine de notre corps : à trente mille diables la peine de votre corps , mesdemoiselles. »

Ses sermons, à l'exc^tion d'un seut recueil, sont tous écrits en latin. Pour prouver de quelle manière la Samaritaine découvrit que Jésus-Christ était Juif, voici ses paroles : i®. Advestem quant portabat ; %^. Adser* monem quo utehatur; 3®. Quia erat circumcisus.

Michel Menot , cordelier , a aussi écrit ses sermons en latin ; et ils offrent, comme ceux du P. Maillard, un mélange barbare de sérieux et de comique, de bur- Jescpie et de sacré. « Les bûcherons , dit-il , coupent de grosses et de petites branches dans les forêts , et en font des fagots; ainsi nos ecclésiastiques, avec des dispenses de Rome, entassent gros et petits bénéfices. »

Selon lui , le moyen d'aller en paradis , c'est de faire comme aux hôtelleries d'Espagne , où l'on paie avant

que de manger, et d'où l'on sort ami de l'hôte Les

mauvais chrétiens font comme aux cabarets de France , où l'on est traité à bouche que veux-tu; mais il faut payer quand on sort, et souvent on a dispute.

Menot se demande pourquoi Jésù^hrist donna plutôt les clefs de l'Église à saint Pierre qu'à saint Jean qui le valait bien, — C'est que saint Jean était son cousin , et par là il a voulu nous prouver que , dans la distribution des bénéfices ecclésiastiques , on ne doit avoir égard ni à la chair ni au sang.

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