QUE
Guillaume Petit, coafesseur du roi Louis xir, fit trois oraisons funèbres de la reine Anne de Bretagne , d'abord à Blois, où oUe mourut; ensuite à Notre-Dame de Paris, où son corps fut porté ; enfin à Saint-Denis, où il fut inhumé. Ces trois discours se ressemblent par la singularité des idées. Parce que la reine avait vécu trente-sept ans, il dit que cette princesse avait mérité trente-sept épithètes pour trente-sept vertus formant un char qui la conduisait au ciel.
C'était le goût du temps : Barlette, dominicain, à l'occasion duquel on fît ce proverbe : Nescit prœdicarCy qui nescit Barlettare^ Barlette .dit que l'état monastique triomphe dans l'Église sur quatre chars magnifiques, attelés chacun de chevaux de diverses couleurs. Ces quatre chars sont les quatre ordres mendians. Le premier est tiré par des chevaux bruns ou alezans , ce sont les franciscains, cordeliers ou capucins; le second, par des chevaux noirs, ce sont les augustins; le troisième par de vigoureux chevaux blancs, ce sont les carmes; le quatrième par des chevaux pies, ce sont les jacobins. "*
QUEUE. ( Quand on parle du loup on en voit la)
Expression que Van emploie quand une personne dont on s'entretient, et à l'arrivée de laquelle on ne s'attendait point, se présente tout à coup.
Les anciens disaient : Lupus in fabula.
De même que la présence d'un loup interdit , de même l'arrivée imprévuenl'une personne que l'on tenait sur le tapis déconcerte. Il sembla qu'elle soit venue pour vous couper la parole , qu'elle ne soit arrivée' que pour mettre fin au caquetage.
Parlât-on de la personne en bien , l'on craindi^ait de blesser' sa modestie en continuant; si l'on en dit du