SAG
par Jean Radisson, en i6a8, sous le titre de la Sage Folie, ce singulier jeu de mots :
désire * me bat désire.
fem
dé
me
bat fuit.
Sagesse.
. Nos pères avaient beaucoup de proverbes touchant la sagesse, comnie : En tout temps le sage veille, *~^Çu£ est, sage se doute. — Le sage se conforme à la vie de ses compagnons. — Le plus sage se tait. — Qui cuide être sage ^ il estjol. — Sagesse vaut mieux que force. — Sagesse et jeunesse ne sont pas ensemble.
DÉFIiriTlOV DU YRAT SAGE.
Le plus sage est celai qui ne pense point Tétre,. Qui toujours pour un autre enclin yers la douceur. Se regarde soi-même en séyère censeur , Rend à tous ses défauts une exacte justice , '
£t fait, sans se flatter y le procès à son yice.
(BoiLEATTy Sot. 4-)
. «Le sage se demande à lui-même la cause de ses fautes, l'insensé la demande aux autres.»
(ColyFUCius.)
Le sage doit toujours s'accommoder au temps.
•• ( Gilbert. )
« Le sage doit apprendre à profiter de tout, des biens et des maux de la vie, des vices et des vertus des autres , de ses propres fautes et de ses bonnes actions. »
(Bossuet).
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A tous é'vénemens le sage est préparé.
Guéri par la raison des faiblesses vulgaires , Il se met au-dessus de cei^ sortes d'affaires, £t n'a garde de prendre aucune ombre d'ennui De tout ce qui n'est pas pour dépendre de lui.
(MoLtàuRf Femmes satuintes,) *
SAINT. (^Enleç^er comme ifn corps)
C'est-à-dire lestement.
On donne à cette façon de parler proverbiale une origine bien ridicule , en disant que corps saint est une corruption de corsin.
Corsin , les uns le font venir de la famille des Corsini de Florence; les autres, des banquiers de la cour de Rome, du temps de Jean xxii, qui étaient comme ce ]f2ii^e y cahorsins ^ corsins, nés à Gabors.
Il est constant que banquier et usurier ont souvent été synonymes, et que les gouvernemens ont plus d'une fois enlevé les Juifs coupables d'usure , sans leur donner le temps de se reconnaître ; mais ces Juifs étaient-ils tous, ou 4e la famille des Corsini, ou nés à Cahors?
Il est bien plus simple de s'en tenir à corps saint.
Dans le moyen âge rien n'était plus fréquent que les vols de reliques , à cause des avantages qu'apportait un corps saint à ceux qui en étaient possesseut*s : le jour de la fête, une foire se tenait devant l'église; mais pour exécuter un vol de ce genre, il fallait beaucoup d'adresse et quelquefois de la violence.
Le second volume des Recherches historiques , sur la ville de Saumur, ses mçnumens et ceux de son ar^ rondissement y par M. Bodin (m-8°, Saumui*, i8i4)i Ya nous fournir un exemple mémorable de ces enlèvemens : «Il (Louis xi) envoya Philippe de Best et Georges Robinel, ses chapelains, avec une forte escorte, pour enlever la châsse (de saint Florent) et les reliques qu'elle