‹ Dictionnaire des proverbes français (volume 2)Chapitre 143 sur 176 · SAI · texte numérisé non relu

SAI

renfermait. Arrivés à Roye , les chapelains et leur escorte furent vivement repoussés par le peuple ; à qui le désespoir et la crainte de perdre le saint donnaient des forces et du courage. Ils furent obligés de se replier et de retourner vers le roi, qui fit marcher des troupes pour se faire obéir. De retour à Roye, les envoyés de Louis XI apprirent que les reliques avaient été enlevées pendant la nuit par deux prêtres; il fallut donc employer de nouveaux moyens pour les découvrir. On prit en otage les principaux habitans de la ville et de la campagne , et Ton menaça de mettre tout le pays à feu et à sang , à deux lieues à la ronde^ si le corps du saint n'était pas livré de suite. Deux particuliers , sachant où il avait été déposé, vinrent en instruire secrètement les chapelains. Ces deux citoyens , dont l'histoire ne nous a pas conservé les noms , se dévouèrent ainsi généreusement pour sauver leur pays d'une entière destruction; car le peuple mutiné les eût mis en pièces, s'il eût connu leur démarche, que dans sa fureur il n'eût pas manqué de considérer comme une insigne trahison.»

Le roman de Don Quichotte donne à notre proverbe un autre sens. Quand Sancho fut arrivé à son gouvernement, l'île de Barataria , « on vint le recevoir sous les armeis, on V enleva en pompe comme un corps saint y et on le porta sur les épaules à la grande église. »

SAINT, (il/a/ de)

Il y a plusieurs maladies auxquelles le peuple a donné le nom d'un saint, comme le mal de Saint-Jèan ^ qui est l'épilepsie; le mal de Saint-Hubert, qui est la rage ; Je mal de Saint-Mein y qui est la gale; le mal Saint- Fiacre , qui est une inflammation au fondement; le

Page 1