‹ Dictionnaire des proverbes français (volume 2)Chapitre 147 sur 176 · SAL · texte numérisé non relu

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privée ! Tu sais que je suis d'une paresse à ne pas rtCoccuper de ces minuties. Adieu.»

En quittant la perruque , vers 1 799 , les femmes ne laissèrent que très peu croître leurs cheveux. La nouvelle mode s'appela coiffure a la Titus; elle durait en- •core en 1808, époque où parut une brochure intitulée: Anti-Titus y ou Remarques critiques sur la coiffure des femmes au cHx-neu^ième siècle. L'auteur déploie une érudition très vaste pour prouver aux femme^ qu'en renonçant à leurs cheveux elles se privent d'une beauté particulière à leur sexe. « Dans toute l'antiquité, leur dit«il, la coifiîire en cheveux courts n'exista ja-« mais que pour les hommes. Le sacrifice volontaire des cheveux était pour les femmes un signe de deuil, dé douleur ou de renoncement au monde... Quand il s'agît de leur beauté, les femmes doivent-elles chercher ce qui est commode? Elles n'ont qu'sTse faire raser la tête, cela le sera davantage...... Quoi ! s'écrieront nos des-

cendans , la privation des cheveux était chez les Français la punition des femmes d'une vie dissolue , et cette privation est devenue la mode dominante!.... En

France on coupait les cheveux aux femmes qui, en se vouant au cloître, renonçaient aux plaisirs du monde; et , par coquetterie , les femmes raffinées dans l'art de plaire se font tondre ! »

M. de Lacroix,. juge au tribunal civil de Versailles, et ancien professeur de droit civil , se déclara aussi contre les coiffures à la Titus. «La peine prononcée contre l'adultère, dit-il, était autrefois la réclusion et le retranchement d'une parure dont les femmes font de nos jours (1807) le sacrifice volontaire à une mode étrange. On' dirait en les voyant offrir une tête dépouillée de l'ornement naturel dont la beauté tirait un si grand

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